Islam  : Libération des opprimés

Document  » secret » des dernières minutes de Ben Ali

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Les révolutions arabes : épilogue

J’ai couvert sans relâche les « révolutions » tunisiennes, égyptiennes et libyennes prenant position pour la foule puis devenant soupçonneux et enfin anti révolution. J’ai affirmé et je continue d’affirmer que ces « révolutions » sont des formes d’octobre 88 nées de l’injustice et de l’oppression sur lesquelles viennent se greffer des agendas étrangers et des scénarios internes. J’avais soupçonné le ministre de la défense d’être l’instigateur d’un coup d’état blanc sous couvert du mouvement insurrectionnel qui se reproduit dans le monde arabe d’une manière cyclique et se termine dans le sang et dans le chaos faute de vision idéologique et d’encadrement politique.

J’ai maintenu et je continue à maintenir la récupération de l’Occident de  l’impact des cyber dissidents. Il est vrai qu’il existe sur le Net  de la dissidence comme il en existait avant dans les universités et entreprises. Personne n’ignore que tout mouvement dissident coure le risque d’être infiltré par les agents de l’extérieur et par les agents de l’intérieur. Infiltré peu ou prou, ce mouvement n’a aucune chance d’atteindre ses objectifs si la réalité tangible ne lui donne pas occasion de s’exprimer, d’avoir du crédit et s’instaurer comme guide ou inspirateur. Ce serait du mépris aux peuples arabes que de continuer à voir les foules en insurrection, souvent déconnectées de l’internet par l’exclusion sociale et culturelle, obeir à un instigateur inconnu. Ennahda n’a pas participé à l’instigation de cette insurrection, mais emlle en a récolté les profit car il y a une cooptation pour en faire un laboratoire d’essai américain et surtout elle disposait d’un maillage dans le tissus social et territorial très dense par sa seule revendication islamique qui répond à un peuple assoiffé d’islam, de justice sociale et de liberté.

L’occident a trop vite réagi en mettant en scène ces cyber dissidents et ces cyber agents subversifs pour trois  raisons majeurs. La première est de rester le modèle dominant à qui les peuples doivent le changement. La seconde est de faire peur aux autres régimes arabes. La troisième est de faire subversion en focalisant les regards, les menaces ou les espoirs sur ces jeunes cyber révolutionnaires le temps de gérer, dans la confusion, l’après Ben Ali et l’après Moubarak. La meilleure preuve est l’oubli de ces jeunes à qui on a fait miroiter des postes de ministres, de président, de chef d’entreprises et qui comme Marie et le pot au lait se sont réveillés sans vache, ni poules ni lait.

L’Occident et les arabes endormis ont occulté le véritable travail de sape psychologique et de diversion médiatique : Al Jazeera qui donnait non plus de de l’information journalistiques , mais des consignes d’actions subversives et les objectifs attendus.

J’ai maintenu et je continue à maintenir que les États-Unis ne sont pas les auteurs de ces coups d’états, mais qu’ils ont suffisamment d’intelligence pragmatique et de capacité d’anticipation pour occuper le terrain et placer leurs pions à la place qu’il faut au moment qu’il faut. Devant le scénario qu’il n’ont pas vu venir ils ont révéillé leurs taupes et pris les choses en main. Tout le cafouillage était la gestion des contradictions et des imprévus. L’occasion rêvée et attendue de trouver des remplaçants aux dictateurs en place, de mettre sur la sellette les confréries islamiques  pour réaliser la stratégie de Brezinski et de Bernard Lewis. Cette stratégie est en œuvre : occuper les musulmans dans une guerre sectaire et fratricide ou le gagnant serait le perdant et par cette guerre réaliser le projet du nouveau monde musulman démantelé et restructuré. La suite tout le monde la connait : l’effet domino et la confiscation des « révolutions » nommées printemps.

Le déclic final a eu lieu à Deauville G-8 où Christine Lagarde  officialise  « le printemps arabe » qu’elle compare  à la chute du mur de Berlin. Le Vatican, la CIA, les élites occidentalisées,  la guerre d’Afghanistan, et les mouvements sociaux  ont accéléré l’effondrement de l’URSS. Il faut relire l’histoire du monde arabe ces deux dernières décennies pour voir le même scénario. Cette fois-ci il vise l’effondrement de l’éveil islamique.

J’ai perdu le livre , à la suite d’un acte de piratage, qui décrit le lien entre ce qui s’est passé dans le bloc de Varsovie et ce qui se passe dans le monde arabe. Par contre j’ai toujours le livre « le dilemme arabe et les 10 commandements US » où j’ai prédit que le mouvement populaire confisqué va donner lieu à un mouvement de masse plus profond qui va dans quelques années liquider le passif de l’esprit confrérique et partisan des Frères Musulmans qui est un frein à la renaissance du monde musulman.

Par probité religieuse et intellectuelle j’ai refusé de considérer les Frères Musulmans de Traitres comme le prétendent les laïcs. Leur esprit partisan, leur disciple confrérique, leur absence de culture politique, leur surprise devant les émeutes, leur esprit de revanche, leur organisation en appareil, et enfin leur prétention à utiliser les Américains selon l’adage arabe « embrasse le chien sur sa gueule si cela doit te faciliter la tâche » les ont conduits à composer puis à se compromettre et enfin à se trouver embarqués dans un jeu dont ils ne peuvent ni se retirer ni changer les règles : le serpent se mord la queue. Le pragmatisme politique et l’empressement ne sont pas les qualités que le Coran attribue aux Prophètes (saws).

Le pragmatisme se trouve confronté à la réalité et n’a plus de choix qu’à se déjuger et perdre tout crédit d’autant plus que le slogan « l’islam est la solution » ne semble pas bien fonctionner, car les problèmes appelant les solutions ne sont pas connus dans leur genèse et leur interaction. Sinon il fuit en avant vers la Syrie en appelant de nouveau l’OTAN à assassiner un président en exercice contre toutes les lois religieuses et contre le droit international.  La fuite en avant est celle du poisson qui a mordu à l’appât alors qu’il s’imaginait être un fin pêcheur en eaux troubles. Les Américains ont bien ferré et ils ne lâcheront pas prise. Le dénouement n’est pas pour demain et il sera brutal. J’espère me tromper.

Je parviens à garder la tête hors de l’eau, non pas que je sois plus intelligent, plus instruit ou plus malin, mais tout simplement, car je suis indépendant loin de tout esprit partisan d’une part et d’autre part les puissants de ce monde sont tellement arrogants qu’ils ne cachent plus leur jeu à moins que pour eux ce soit aussi la fin, car ils ont perdu leur compétence d’organiser et de distribuer les rôles. Sans aucun doute, nos petits enfants verront la fin de partie pour les arrogants et pour les médiocres.

Si je ne me fais pas d’illusion sur l’Empire et le sionisme, j’attends toujours des Frères Musulmans qu’ils nous donnent, puisqu’ils appellent à l’effusion de sang en notre nom, au nom de notre religion et au Nom de notre Dieu,  les arguments incontestables du Coran et de la Sunna.

Il y a d’autres voies pour combattre la Tyrannie et les despotes. Il ne peut y avoir de sortie honorable lorsque la révolution sanguinaire est conduite par les Frères Musulmans, Al Qaeda et un athée d’origine chrétienne. Elle ne peut conduire à la paix comme elle n’a pas conduit les Afghans à la Paix lorsque l’Arabie saoudite et le Qatar en sont les commanditaires ou du moins les financiers et les soutiens logistiques.

 

 Cheikh Facebook

Sur le net les nouvelles vont vite. Ces nouvelles vont du mensonge à la vérité en passant par la rumeur, l’intox et les sondages. Voici ce que dit Cheikh Facebook  sur un  document « secret » publié le 25 octobre et partagé il y a quelques minutes par la page « Tunisie capitale du monde » , qui compte plus de 39 mille fans ,sous le titre « Exclusif: l’échange téléphonique qui a scellé le destin de la Tunisie ». Le document parle de la dernière conversation téléphonique de l’ex-président Ben Ali alors qu’il était dans l’avion vers l’Arabie Saoudite . A lire avec beaucoup de  réserves et à attendre les suites politiques et sécuritaires en Tunisie qu’il annonce.

 

Jeudi 25 Octobre 2012

Une source policière nous a fait parvenir ce document explosif, avec la bande sonore qui confirme son authenticité. Nous vous livrons en exclusivité la transcription des communications téléphoniques qui ont eu lieu, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011, entre Ben Ali (B.A), son Premier ministre Mohamed Ghannouchi (M.G), son ministre de la Défense Ridha Grira (G.R), Mahmoud Cheikhrouhou (M.C), le commandant de bord de l’avion qui transportait le couple présidentiel en Arabie Saoudite, et Hédi Baccouche (H.B), ancien Premier ministre de Ben Ali. Après la transcription, notre analyse des faits.

 

 « Exclusif: l’échange téléphonique qui a scellé le destin de la Tunisie » :

 

A 3h02 du matin, Ben Ali appelle l’ex-Premier Ministre Tunisien Mohamed Ghannouchi (M.G) :
B.A : « Mohamed ! Je vous ai demandé de repasser à la télé ! Dites au peuple tunisien que vous comptez donner quelques précisions au sujet de votre discours ! Dites aux gens que je rentre demain et que tout rentrera dans l’ordre ! Dites leur que je sais à présent qui a manigancé pour qu’on en arrive là !
M.G : « Monsieur le Président ! Vous êtes toujours Président de la Tunisie ! Cependant je ne pense pas que votre retour sera apprécié par le peuple tunisien ! Il faut que vous passiez encore quelques temps en Arabie Saoudite le temps que ça se calme !

B.A : « Il n’en est pas question ! Je vous ai dit que je rentre demain à la première heure ! Faites ce que je vous dis ! C’est moi le Président ! C’est moi le Président ! Où êtes-vous en ce moment Si Mohamed ?
M.G : « On est tous réunit au Ministère de l’intérieur Monsieur le Président »
B.A : « Si Ridha est-il à vos côtés? »
M.G : « Oui Monsieur le Président »
B.A : « Passez le moi ! »
R.G : « Monsieur le Président ! »
B.A : « Si Ridha ! Dites moi ce qui se passe. Mohamed m’a dit que la situation est très grave ! »
R.G : « Affirmatif Monsieur le Président ! Le pays et à feu et à sang. Des milices tirent sur des innocents. On ne sait pas d’où ils sortent ! Monsieur le Président je sens qu’il y a un complot dangereux qui se trame sur nos sols »
B.A : « Avez-vous pris contact avec Ali Sériati (Directeur de la Garde présidentielle) ? »
R.G : « Monsieur le Président ! J’ai ordonné l’arrestation d’Ali Sériati ! »
B.A : « Pourquoi avez-vous fait ça ? Qu’est ce qu’il a encore fait ?
R.G : « Je ne sais pas encore Monsieur le Président mais les R.M (Renseignements Militaires) sont en possession d’informations très délicates »
B.A : « Quels types d’informations Si Ridha ? »
R.G : « Je ne peux vous dire ça au téléphone Monsieur le Président !»
B.A : « Dites moi Ridha ! Dites moi tout de suite ce vous avez trouvé sur Ali »
RG : « Je ne peux pas Monsieur le Président ! Je n’ai plus confiance en personne. On est tous sur écoute ici ! Vous le savez ça ! »
B.A : « Vous voulez dire quoi ? »
R.G : « Vous m’avez bien compris Monsieur le Président ! »
B.A : « Bon Ridha dites à Mohamed que je rentre demain et que je vais remettre les pendules à l’heure. »
R.G : « Monsieur le Président ! Vous ne pouvez plus rentrer. Le pays risque de brûler. Les gens pensent que vous avez fui le pays. Vous ne pouvez plus faire marche arrière. Attendez encore deux ou trois jours et on vous dira ce qu’il en sera Monsieur le Président !
B.A : « Pas question ! Je rentre! Je rentre ! Je rentre ! »
R.G : « Monsieur le Président ! Si vous rentrez, je serai dans l’obligation d’assurer votre sécurité ! L’armée sera probablement contrainte de tirer sur les gens et je ne veux pas en arriver là ! Je n’ai pas envie de tuer des innocents !
B.A : « On n’en arrivera pas là ! Je vous le promets Ridha »

A ce moment, Ben Ali raccroche le téléphone. Ou la communication se coupe.

A 5h18 du matin, le commandant Mahmoud Cheikhrouhou (M.C) appelle le Premier Ministre Tunisien :
M.C : « Monsieur le Premier Ministre ! Je fais quoi ! Je suis toujours à l’aéroport ! Le Président m’a donné l’ordre de ne pas bouger. Et ici, personne n’est au courant de quoi que ce soit. J’étais avec Si Nabil (Nabil Chéttaoui est l’ancien PDG de la compagnie aérienne Tunisair) au téléphone et c’est lui qui m’a conseillé de vous contacter. »

M.G : « je ne sais pas ! Je ne peux rien vous dire pour le moment ! Attendez ! Je vous passe Si Ridha le Ministre de la Défense. C ’est l’armée et à sa tête Si Ridha qui contrôlent le pays maintenant. Je vous le passe ! »
R.G : « Si Moncef, qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce qu’il y a ?
C : « Monsieur le Ministre ! Dites moi ce que je dois faire ! Ça fait à peu près 5 heures que j’attends et on ne m’a toujours pas donné de consignes et ici, personne ne veut ravitailler l’avion! »

A ce moment, le Ministre de la Défense s’adressa aux présents et leurs dits en ayant toujours le commandant au téléphone :

R.G : « Messieurs ! Je vais donner l’ordre au commandant de rentrer sans le Président et j’en assume l’entière responsabilité »
A ce moment là, une longue discussion a eu lieu avant que le Ministre de la Défense ne reprenne la conversation :
RG : « Mahmoud, préparez vous à repartir. Je vais vous donner plus de détails d’ici 10 mn. Faites le plein. Vous allez rentrer directement à Tunis. Et surtout n’en parlez à personne même pas au Président en personne ! Vous m’avez bien compris Si Mahmoud ?
M.C : « Oui Monsieur le Ministre ! »
RG : « Donnez-moi un numéro où je pourrai vous joindre ! »
M.C : « Tout de suite Monsieur le Ministre. Avez-vous de quoi noter Monsieur le Ministre ? »
R.G : « Oui, allez-y ! »
M.C : « C’est le xxxxxxx », rappelez-moi SVP ».
R.G : « Bien entendu ! Laissez le téléphone à vos côtés ! Je vous rappelle de suite pour vous donner les consignes. »

Près de dix minutes plus tard, Ridha Grira rappelle le commandant et lui dit :

R.G : « Si Mahmoud ! Écoutez mois attentivement ! Vous allez rentrer tout de suite. Vous allez rentrer sans le Président. C’est une décision qui a été prise au plus haut niveau de l’Etat et j’en assume l’entière responsabilité. Je vous laisse préparer l’avion ! Je reviens vers vous dans 15 mn. »
A ce moment le Ministre de la Défense raccroche le téléphone et appelle Hédi Baccouche (ancien Ministre du temps de Bourguiba et de Ben Ali , l’un des trois cerveaux de l’opération du 7 Novembre 87)
R.G : « Si Hédi ! C’est Ridha Grira au téléphone »
H.B : « Monsieur le Ministre ! J’ai appris ce qui s’est passé ! Seriez-vous derrière le départ du Président ? »
R.G : « Je vous expliquerais cela plus en détail plus tard Si Hédi ! Si Hédi Je viens de prendre une décision d’une extrême importance suite à une réunion avec Si Mohamed, Si Foued (Foued Mebazaa, ancien Président du parlement), Si Abdallah Kallel (ancien Ministre et Président de la Chambre des Sénateurs du temps de Ben Ali ), le Général Ammar (Rachid Ammar, chef d’état major), les membres du CSA (Conseil Suprême des Armées), Si Ahmed (Ahmed Friaa ancien Ministre de l’Intérieur) et Si Kamel (Kamel Morjane était encore le Ministre des Affaires étrangères) : Si Hédi ! J’ai décidé que Ben Ali ne vas plus rentrer en Tunisie !
H.B : « Etes-vous sûr de vous Si Ridha ? Avez-vous reçu des instructions d’une ambassade bien particulière ?
R.G : « Non Si Hédi ! C’est une décision personnelle ! S’il rentre, on sera obligé de le défendre et des milliers de vies tomberont !
H.B : « Faites le nécessaire Monsieur le Ministre »
R.G : « J’aurais besoin de vous Si Hédi ! J’ai proposé à Si Foued (Mebazaa) de passer à l’article 15 demain matin. Mais il ne veut pas entendre parler de ça. Il dit qu’il est malade. Mais on doit appliquer le texte de loi. Il faut qu’il occupe le poste de Président afin de fermer définitivement la porte devant un retour éventuel du Président Ben Ali. Essayez de le convaincre. Ici, il ne veut plus écouter personne. Appelez Si Hamed (Hamed Karoui est un ancien Premier ministre de Ben Ali ) ; lui, il saura lui parler ».

Analyse de ces échanges téléphoniques par Cheikh Facebook

 

Ce document parfaitement authentifié est d’une importance capitale. Nous savions déjà que Ben Ali ne s’est jamais enfui, qu’il y a été persuadé et contraint par le général Ali Seriati. Nous savons maintenant que Ben Ali voulait absolument revenir au pays. L’on comprend ici que c’est Ridha Grira qui a pris la décision d’empêcher Ben Ali de revenir. Mais a-t-il pris tout seul cette décision qui a fait basculer le destin de la Tunisie ? Nous pensons et nous affirmons que cette décision lui a été dictée par le général Rachid Ammar, même s’il en était le ministre. Mais Rachid Ammar lui-même, a-t-il agi tout seul ou sous instruction ? Nous soutenons et affirmons qu’il n’a fait qu’exécuter le « souhait » du Pentagone, pour ne pas dire l’ordre de Washington.

Si Rida Grira est le « sauveur » du pays, pourquoi donc a-t-il été arrêté, sous le Premier ministère de Béji Caïd Essebsi, en septembre 2011 ? Parce que, dès mars 2011, il n’a pas observé l’omerta. Sans doute par honnêteté intellectuelle et naïveté politique, il a commencé à parler aux médias des événements de janvier 2011, puisqu’il en était au cœur. Il a d’abord démenti la légende selon laquelle Rachid Ammar n’a jamais dit Non à Ben Ali pour réprimer la foule. Selon son propre aveu, c’est le cyber-collabos Yacine Ayari qui a lancé cette désinformation à partir de sa chambre de bonne à Bruxelles. Le démenti de Ridha Grira n’a évidemment pas plu au général Ammar, qui a fini par croire à ce mensonge qui a fait sa popularité auprès des Tunisiens. Grira a par la suite, toujours par médias interposés, accablé le général Ali Seriati dont il aurait donné l’ordre d’arrestation.

Notre thèse est par conséquent la suivante. Dès le 10 janvier 2011, sentant la crise s’aggraver et le pouvoir chanceler, plusieurs protagonistes se sont mis à rêver qu’ils pouvaient succéder à Ben Ali. Ces protagonistes sont principalement le général Ali Seriati et le général Rachid Ammar. Le premier a persuadé Ben Ali de quitter le pays, prétextant qu’il ne pourrait plus assumer sa sécurité. Il espérait ainsi créer un vide dont il aurait profité pour prendre le pouvoir. Le second a donné l’ordre d’empêcher Ben Ali de revenir, pour les mêmes raisons que Seriati. Il y avait donc deux coups-d’Etat en marche. Celui du général Ali Seriati et celui du général Ammar. Le premier de type endogène, et le second de type exogène (américain). Vous connaissez la suite : Ali Seriati a été arrêté le 14 janvier 2011, sous l’ordre de Rachid Ammar, avec l’appui des Etats-Unis, et non pas de Ridha Grira comme il le dit dans ce document.

Ce qui s’est passé le 14 janvier 2011 n’est donc pas une révolution, mais un coup d’Etat militaire, qui n’était pas planifié par les Américains, mais improvisé par les stratèges de la Maison Blanche qui suivaient de très près les événements dès leur déclenchement à Sidi Bouzid. Comment ce fait divers, l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, a-t-il pu prendre une telle ampleur nationale, régionale et même internationale ?

Il s’agit là d’une autre question, géopolitique cette fois-ci, qui implique en l’occurrence une véritable planification américaine qui a commencé dès 2003. Une planification dont les acteurs et les exécutants ne sont plus l’armée nationale ou la Garde républicaine, mais l’armée des cybers-collabos, formatés par les ONG-écran des services de renseignement américain, et qui ont fait la « révolution 2.0 » ! Nous y reviendrons avec détails, documents, preuves et noms à l’appui.

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