|
Hommage à Sulaïmân al-Halabi le martyr empalé le 17 juin 1800 par l’occupant français |
|
|
|
|
Jeudi, 18 Juin 2009 18:23 |
|
 Un crâne fut montré pendant des années aux étudiants de Médecine à Paris « pour leur faire voir la bosse du crime et du fanatisme avant de finir au Musée de l’Homme ».1 De que crâne s’agit-il ? C’est celui de Sulaïmân al-Halabi (سليمان الحلبي), le jeune homme qui a assassiné le Général Kléber le 14 juin 1800 au Caire. Un « criminel fanatique » pour les Français de la puissance coloniale, un héro et un martyr pour les peuples arabes et musulmans et pour tout résistant. Début 1798, le régime du Directoire de la nouvelle France née de la révolution de 1789 et du siècle des Lumières, demanda au Général Bonaparte de s’emparer de l’Egypte afin de donner un grand coup qui ferait mal à l’Angleterre, avec l’argument que : « L'Égypte fut une province de la république romaine, il faut qu'elle le devienne de la république française. La conquête des romains fut l'époque de la décadence de ce beau pays, la conquête des français sera celle de la prospérité. (...) les Français l’enlèveront aux plus affreux tyrans qui aient jamais existé ».2
|
|
Lire la suite...
|
|
Sheikh Abû Al-Hasan An-Nadwî Al-Hasanî |
|
|
|
|
Vendredi, 08 Mai 2009 23:28 |
Son nom et sa lignéeNé en 1914, village de Takia en Inde; décédé en 1999 en Inde. Le grand prédicateur, Sheikh `Ali Abû Al-Hasan Ibn `Abd Al-Hayy Ibn Fakhr Ad-Dîn Al-Hasanî, dont la généalogie remonte à la branche florissante de l’Imâm Al-Hasan Ibn `Ali Ibn Abî Tâlib, le petits-fils béni du Messager d’Allâh, paix et bénédiction d’Allâh sur lui, via `Abd Allâh Al-Ashtar Ibn Muhammad Dhi’n-Nafs Az-Zakiyyah Ibn `Abd Allâh Al-Mahd Ibn Al-Hasan. L’un de ses aïeux, l’Emir As-Sayyid Qutb Ad-Dîn Al-Madanî (décédé en 677 A.H.) émigra vers l’Inde au début du 7e siècle higérien. Son père est l’éminent savant et historien de l’Inde, Sayyidî Sheikh `Abd Al-Hayy Ibn Fakhr Ad-Dîn Al-Hasanî, qu’Allâh lui fasse miséricorde. Auteur prolifique, il composa entre autres un ouvrage encyclopédique compilant la biographie des savants de l’Inde : Nuzhat al-Khawâtir wa Bahdjat al-Masâmi` wan-Nawâdhir fi Tarâdjimi `ulamâ’ al-Hind wa a`yânihâ (Le divertissement de l’esprit, le plaisir de l’ouie et du regard dans la biographie des savants de l’Inde et ses personnalités éminentes). Cet ouvrage fut réédité récemment en huit volumes sous le nom : al-I`lâm bi Man fî Târikhi Al-Hindi min Al-`Alâm (Informer au sujet des éminentes personnalités dans l’histoire de l’Inde). |
|
Lire la suite...
|
|
Mohamed BELAALI : Abdelkrim, le grand oublié de l’histoire. |
|
|
|
|
Lundi, 04 Mai 2009 10:44 |
|
Abdelkrim, cet homme qui a tant aimé les montagnes et les vallées du Rif et de tout le Maroc, lui qui s’est dressé courageusement contre le joug colonial, n’a toujours pas sa tombe dans son propre pays près d’un demi siècle après sa mort.
Aujourd’hui encore et malgré une farouche volonté du pouvoir politique pour occulter le passé, son souvenir reste gravé dans la mémoire populaire et enfoui dans le cœur du peuple marocain. Cet homme, dont la simplicité et la modestie impressionnaient toutes celles et ceux qui l’ont connu, a pu tenir tête, dans une véritable guerre de libération, à l’Espagne et à la France. Ce précurseur et grand oublié de l’histoire, qui est-il ? |
|
Lire la suite...
|
|
Al Jazeera : Abdul-Wahhâb El-Messir |
|
|
|
|
Lundi, 23 Mars 2009 17:51 |
Le 2 juillet 2008, Abdul-Wahhâb El-Messiri, un géant du monde arabe, un penseur musulman encyclopédique, nous a quittés suite à un long combat avec le cancer, alors qu’il allait atteindre 70 ans. Égyptien de naissance, Abdul-Wahhâb El-Messiri a fait ses études universitaires en littérature anglaise en Alexandrie, et puis a obtenu son magistère et son doctorat en littérature anglaise et comparée aux USA. Il a enseigné dans différentes universités en Egypte, dans le monde arabe et en Malaisie, entre autres postes qu’il a occupés. A travers les années et au cours de sa maturation intellectuelle, El-Messiri a été membre de la confrérie des Frères Musulmans dans sa jeunesse, puis il a rejoint le courant marxiste pour l’accompagner et l’étudier de près pendant des années, ensuite il a été attiré par la culture et la littérature occidentales où il a longuement puisé, pour enfin rejoindre le havre de l’islam et de la culture arabo-musulmane. |
|
Lire la suite...
|
|
Chems Eddine Chitour : L’EMIR ABDELKADER L’homme d’Etat et l’homme de Dieu |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 21:29 |
Les Musulmans se répètent le mot d’Abdelkader montrant en 1848, la planchette des écoliers arabes : «C’est le seul fusil qui nous reste». Abd El-Kader B. Muhyi l-Din Al-Hasani, né en 1808 à la Guetna de l’Oued Al-Hammam, à l’ouest de Mascara appartenait à une famille d’origine chérifienne qui dirigeait la zaouia de la confrérie des Kadiriyya. L’invasion de l’Algérie le transforma en guerrier. Bugeaud tente de définir dans une lettre du 1er janvier 1846 : «C’est une espèce de prophète, c’est l’espérance de tous les musulmans fervents». Devenu soldat pour défendre son pays, sa tentative de créer un État indépendant devait laisser un souvenir prestigieux: il est célébré aujourd’hui comme le fondateur de la nation algérienne. Jusqu’en 1838, il put asseoir sa souveraineté sur les deux tiers de l’Algérie. Abd El-Kader étendit son autorité dans les provinces d’Oran, d’Alger, du Titteri et jusque dans le Constantinois et organiser un État. Il commença à unifier l’État algerien, en le fortifiant et en le dotant d’une armée de 10.000 volontaires rétribués, d’une ligne de places fortes et d’une capitale, «Tagdempt». |
|
Lire la suite...
|
|
Abdelkrim L'Emir guerillero et la vérité sur la guerre du Rif |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 20:47 |
|
L’histoire secrète de la République du Rif. Les ravages des armes chimiques. Le mépris de Abdelkrim pour Allal El Fassi. Le double jeu du sultan Moulay Youssef Abdelkrim Khattabi a planté une république au cœur d’une monarchie dominée par deux puissances coloniales : la France et l’Espagne. C’était en 1922. Sur cet événement extraordinaire, ainsi que sur la guerre qui a embrasé tout le Rif entre 1921 et 1926, mettant en émoi tout l’Occident et inspirant bien des révolutions à venir, un livre (“La Guerre du Rif”, Editions Tallandier), dont la parution est attendue le 30 avril, revient avec un éclairage nouveau, fourmillant de rapports confidentiels et de témoignages directs. Victoires, défaites, intrigues, trahisons, etc. TelQuel restitue pour vous, avec l’aimable autorisation des auteurs, les moments les plus saillants de cette formidable leçon d’histoire, douloureuse, complexe, aux prolongements et aux résonances tout à fait actuels.
|
|
Lire la suite...
|
|
Boukherissa Kheireddine : Autre lecture sur L’EMIR ABDELKADER - Du Traité de la Tafna à l’exil |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 20:34 |
|
L’Emir n’a été ni le premier ni le dernier révolté depuis l’invasion française à avoir défendu le sol de ses aïeux et à accepter, après un parcours de 17 ans de lutte acharnée, la reddition. L’Emir Abdelkader est un enfant de zaouïa, il doit son éducation et son érudition aux fondements de l’Islam, et particulièrement à la tarîqa Quadiriya très proche du soufisme, ainsi qu’aux velléités de la vie du moment; aux oppositions et frictions entretenues bien avant sa maturité, entre le pouvoir turc disloqué du dey et de ses beyliks, par leurs impositions, semble-t-il, dictatoriales qui modelèrent leur composante sociale et sociologique, basée essentiellement sur un système strictement tribal de l’époque, mais en aucune manière l’émanation d’une quelconque construction, même fictive, d’un Etat ou d’une nation, comme cela se propage dans l’esprit de certains de ses disciples. L’Emir Abdelkader n’a été ni le premier ni le dernier révolté depuis l’invasion française à avoir défendu le sol, celui de ses aïeux les plus proches, les Hachem en particulier, et à accepter, après un parcours de 17 ans de lutte acharnée, la reddition. Ferhat Abbas a souhaité l’assimilation et, avant lui, l’Emir Khaled, l’égalité des droits et devoirs entre les communautés belligérantes. |
|
Lire la suite...
|
|
Mohamed BENARBIA : L’Emir Abdelkrim, le leader et le stratège |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 20:17 |
Il y a de ces noms qui marquent l’histoire d’un pays et d’un peuple. De toute une nation. Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi en fait bien évidemment partie. Cela fait pratiquement un demi-siècle qu’il n’est plus de ce monde. Quarante-six ans, presque jour pour jour quand il a rendu l’âme au Caire où sa dépouille repose toujours. Tous les Marocains doivent se saisir de cette occasion pour rendre hommage à ce grand homme qui a mené la vie dure à l’occupant de l’époque, obligeant les forces espagnoles et françaises à se liguer contre lui, user de toutes leurs armes jusqu’aux plus meurtrières, jusqu’aux plus illicites pour venir à bout de sa résistance et de celles de ses troupes animées, tout comme lui, de cette grande détermination, de ce courage et de cette bravoure qui sont le propre de tous ceux qui ont une noble cause à défendre. Et la plus noble étant celle de défendre ses origines et sa terre. |
|
Lire la suite...
|
|
Pr Chems Eddine CHITOUR : L´épopée de l´Emir Abdelkrim |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 20:03 |
|
«Si notre appel est entendu, on peut vous croire quand vous parlez "d´humanité", de"civilisation". Autrement, on saura que l´Europe n´aura qu´un but, c´est de combattre les Musulmans avec tous les moyens et toutes les armes en son pouvoir.»
(Appel pathétique de l´Emir Abdelkrim à la Société des Nations, Genève en 1922). A toutes les inquiétudes générées par un capitalisme sauvage qui ne fait pas de place à l´homme, on constate, çà et là, un retour à des référents qu´on avait tendance à croire qu´ils étaient passés de mode; on pensait à tort que la mondialisation façonnant l´homme nouveau, le consommateur sans état d´âme, conditionné pour répondre à des stimulis qui créent en lui l´insatisfaction et le désir de changer. Erreur, l´identité et le religieux font un retour brutal non plus d´une façon soft mais sur le mode de revendications à des degrés divers, intolérantes vis-à-vis de l´ "Autre" au sens de Lacan. On dit que "l´identité s´affiche quand elle a besoin de parler". |
|
Lire la suite...
|
|
Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî : Extrait autobiographique |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Mars 2009 19:29 |
 Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî Ahmad As-Saqqâ dit : "Mon père, puisse Allâh bénir son âme, aimait le Sheikh de l’Islam Abû Hâmid Al-Ghazâli. Il fut un amoureux du soufisme, respectait ses gens et prenait de leurs enseignements ce qu’il souhaitait. Il fut également un Hafidh [1] et avait une profonde compréhension de ses versets. Mon père raconta aux amis de la famille qu’il m’appela "Muhammad Al-Ghazâli" à la demande de l’Imâm Abû Hâmid, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qu’il vit en songe. Cependant, bien que son nom est associé au mien, il n’est pas forcément associé à mon école de pensée. J’ai beaucoup profité des écrits d’Abû Hâmid Al-Ghazâlî, plus particulièrement, de sa Critique des Philosophes [Tahâfut Al-Falâsifah], de même que j’ai tiré profit des écrits de ses contemporains comme Ibn Rushd dans "La Critique de la Critique" où Ibn Rushd critiqua les écrits d’Abû Hâmid. Si Al-Ghazâlî a l’approche d’un philosophe et Ibn Taymiyah celle d’un juriste [faqîh], alors je me considère comme un élève des deux écoles, celle de philosophie et celle du fiqh [2]. |
|
Lire la suite...
|
|
|