Islam  : Libération des opprimés

L’agression arabe du Yémen.

L’agression arabe du Yémen.
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Alors qu’il est interdit de verser le sang sans droit et sans justice l’Arabie et ses alliés agressent le Yémen. Les Saoudiens ont bombardé la capitale Sanaa qui demeure l’unique ville arabe qu’aucun envahisseur arabe, britannique, portugais, ottoman n’a pu occuper par le passé.  Il y a là un signe des temps qui ne trompe pas. Bien entendu l’esprit non partisan et indépendant ne peut rester indifférent devant l’armada bédouine mobilisée contre un peuple arabe alors que le peuple arabe palestinien n’a jamais bénéficié d’un soutien réel et conséquent de la part de ses bédouins. Pourquoi ?

En réalité j’ai apporté ma réponse en expliquant depuis plusieurs années que ce qu’on appelle la décolonisation est un processus de désengagement militaire et policier trop coûteux en faveur de la transformation des anciennes colonies en comptoirs commerciaux selon le principe de l’inégalité des termes de l’échange. Ce processus, avec l’hégémonie américaine sur l’Europe, arrive à son terme et se fait remplacer par un autre : les armées arabes deviennent des armées coloniales agissant pour le compte de l’Empire. C’est le même souci d’économie, d’efficacité et de prédation avec une nouvelle doctrine militaire qui fait du champ de bataille le social, la culture, la technologie et l’économie, du système d’arme la communication et la médiatisation, de l’action militaire une supervision stratégique. La tactique est confiée aux vassaux européens. L’exécution aux sbires arabes et africains. Le Yémen, après la Libye, du fait de l’absence d’un Etat fort, est un champ d’apprentissage et d’expérimentation de la nouvelle doctrine.

Dans mon analyse assidue des « révolutions arabes » de l’absence de curseur idéologique, de la faiblesse de l’encadrement politique, de la démagogie du discours j’ai vu avec lucidité la chute tragique de l’élan populaire et la récupération du sang versé par les opportunistes avides de pouvoir. Dans mon analyse je voyais la Syrie, la Libye, l’Egypte et le Yémen sombrer dans le pire. J’ai vu l’échec flagrant de ceux qui se réclament de l’islamisme comme ceux se réclamant du progressisme ou du libéralisme. Froidement et sans parti pris j’ai vu deux horizons. Le premier c’est la guerre fratricide sunnite chiite et Arabes Perses. Le second c’est le renouveau de la « Révolution » sous d’autres couleurs et d’autres encadrements, car l’idée du changement est dans l’air, car l’échec des premiers sera capitalisé. Quand et où ? Je ne pouvais deviner. J’avais l’intuition que cela devait se produire comme étant logique, nécessaire historiquement. J’ai pensé que ce serait en Egypte une fois que les nationalistes, les frères musulmans, les salafistes, les azharites et les miliaires auraient épuisé leurs peu d’argument. Cela s’est passé au Bahreïn et cela se passe maintenant au Yémen. L’histoire a son aspect mystique lorsqu’on la débarrasse des mythes. La porte est ouverte, grande ouverte partout pour tous les scénarios.

Il y a bien entendu d’autres raisons que nous allons passer en revue brièvement.

Il faut être aveugle et ignorant pour ne pas savoir que l’Arabie des Saoud et les territoires des roitelets bédouins sont une création de l’Empire britannique et  un instrument de l’Empire américain. Que les auxiliaires de l’empire et du sionisme soutiennent l’agresseur et se réjouissent de l’agression ne doit pas nous étonner. L’argent de la corruption, l’instrumentalisation de la religion et les  commandements US expliquent l’impensable.

L’impensable est une guerre fratricide entre musulmans pour le compte de l’Empire et au profit du capital militaro industriel, financier et pétrolier. Cette guerre n’est pas née du néant. Elle a commencé avec la manipulation de Sadam Hussein amené à entrer en guerre avec l’Iran après la révolution iranienne. Elle continue de faire son chemin dévastateur après la « révolution arabe ». Dans ce long chemin, très court sur le plan historique, nous avons assisté à trois phénomènes majeurs :

–          La destruction des territoires arabes grands par leur histoire, leurs  ressources et leurs géographies : Algérie, Soudan, Irak, Syrie, Libye. Dans cette destruction massive et durable du monde arabe, l’Arabie saoudite a été l’argent, le cerveau et l’inspiration religieuse pour transformer une jeunesse avide de changement politiques et d’édification nationale après la décolonisation en une masse informe, inerte, bigote, intégriste, imprécatrice jetant l’anathème sur les musulmans. La culture saoudienne a instauré dans nos pays le seul islam qui soit toléré par l’Occident : un islam bigot sans vocation civilisatrice, un islam servile et consumériste qui sert les intérêts de l’Empire et du capital étranger. A proximité de cette masse inerte et soumise les saoudiens et leurs réseaux arabes ont favorisé l’émergence de noyaux extrémistes versés dans la violence pour donner crédit à leur machine de guerre médiatique, politique, militaire et idéologique : l’islamophobie pour imposer l’Occident et l’Arabie saoudite après avoir mis en défiance les musulmans les uns contre les autres et mis les non musulmans en méfiance contre les musulmans.

–          La résistance iranienne. Les Iraniens sont parvenus à se fédérer,  à se démocratiser, à s’industrialiser et à instaurer leur présence comme force stratégique dans la région selon le principe simple et efficace qui énonce que « la nature a horreur du vide ». Ce sont les Arabes qui ont créé le vide et qui ont vendu le vide à leurs peuples et à leurs alliés pour ne récolter que le chaos, la vassalisation et le terrorisme.

–          La résistance palestinienne qui se trouve otage des divergences politiques arabes et palestiniennes et des pressions financières et diplomatiques arabes et internationales. Nous avons vu comment le HAMAS s’est trouvé impliqué dans la crise syrienne et dans le conflit fabriqué entre sunnites et chiites au détriment de la cause palestinienne rejoignant les errements de l’OLP et de ce qu’on appelle l’Autorité palestinienne qui n’est rien d’autre  qu’instrument anglo-saxon d’administration de l’occupation sioniste de la Palestine.

Les bédouins, par leur nature vassale et irresponsable,  ne peuvent donc qu’alimenter nuisiblement ces trois phénomènes. L’aura prestigieuse et usurpée de « Serviteur des deux lieux saints » de l’Islam ne peut cacher la trahison envers Al Qods (Jérusalem), le démantèlement de ce qui reste de cohérent et d’homogène dans le monde arabe, la diffusion de la mentalité rétrograde et contraire à l’Islam, le soutien du terrorisme intégriste. Derrière ce qui semble incohérent il y a une politique satanique. Ne pas voir cette politique satanique c’est ne pas comprendre les multiples insenséismes géopolitiques et religieux dont à titre d’illustration :

–          Créer l’organisation des pays islamiques pour contrecarrer les nationalismes arabes qui investissaient dans l’enseignement publique et  l’industrialisation nationale

– Organiser un Jihad international dès 1978, contre la révolution de Saur en Afghanistan qui installa un gouvernement d’inspiration socialiste proche de Moscou ennemi de Washington. Lorsque le sunnite afghan kalbu Eddine hakmatiyar etait prêt d’importer la bataille décisive et que Moscou a engagé des négociations pour un retrait qui préserve les vies humaines et sauve les relations à long terme entre les deux pays, l’Arabie saoudite, la France et les Etats-Unis ont choisi Messaoud pour torpiller le processus de paix et instaurer la guerre civile.

–          Accepter l’alliance avec les « mécréants » dans un pacte pétrole contre sécurité des régimes tout en exportant le désaveu et la guerre contre les « mécréants » dans les autres pays musulmans.

–          Etre l’allié du Shah laïc et ennemi du clergé iranien.

–          Désavouer le FIS sunnite algérien, les Frères musulmans égyptiens et les Houttistes chiites yéménites au nom de la légitimité du pouvoir en place, mais encadrer militairement et financièrement les destructeurs de l’Etat en Libye et en  Syrie.

–          Implanter le Wahabisme dans le monde arabe, mais collaborer avec la Turquie « frériste » et ottomane pour détruire la Syrie et l’Irak.

–          Dévoyer le Soudan pour le partitionner en zone utile et zone de conflit puis faire de ses gouvernants avides de pouvoir et corrompus jusqu’à la moelle épinière non seulement les fossoyeurs du projet islamique au  nom duquel ils ont mené une politique absurde, mais les vassaux dociles de l’Empire. Pour l’anecdote si le Soudan était bien gouverné et si l’argent arabe était bien dépensé tous les musulmans auraient mangé à satiété des ressources soudanaises. Les Yéménites, les Soudanais, les Egyptiens, les Afghans et les Bengalis seraient « prospères » alors que le FMI et la Banque mondiale seraient en faillite.

Derrière ces paradoxes il y a un cynisme qui veut détruire le monde arabe et l’Iran pour imposer la continuité de Sykes Picot à la sauce américaine. Lorsqu’on parle de sauce américaine on parle de plusieurs choses :

–           géopolitique du pétrole,

–          relance de la machine économique par l’industrie militaire,

–          interdiction aux Arabes et aux musulmans d’avoir un projet d’éveil ou de renaissance civilisationnelle qui viendrait comme alternative au matérialisme capitalisme,

–          empêchement des Russes et des Chrétiens d’Orient de faire jonction avec les autres peuples et les autres religions sur un projet aussi ambitieux que l’Eurasie.  L’Eurasie est économiquement, financièrement  et politiquement la mise à mort de l’Empire anglo-saxon. Le monde arabe et musulman est au cœur des enjeux planétaires, mais les musulmans sont prisonniers de leur ignorance et de leur bigotisme.

Le Yémen aurait pu connaitre la paix et la prospérité et devenir l’équivalent de Singapour si les Bédouins avaient eu la morale humaine et la vision politique d’investir dans l’éducation, l’industrie et l’agriculture au lieu de provoquer les déchirements du Yémen dont les pires moment remontaient à la guerre froide et à l’insenséisme des Arabes qui divergeaient entre progressistes alliés de Moscou et monarchistes alliés de Washington. Dans un cas comme dans l’autre le « peuple » ou la « nation » et « Dieu » étaient de la rhétorique comme le sont aujourd’hui islamisme et libéralisme ou démocratie et patriotisme. Les canailles font de chaque valeur un refuge et parviennent à y rassembler d’autres canailles plus stupides. Nasser plus populaire que Sissi avait conduit l’Egypte à perdre des milliers de ses fils au Yémen au début des années 60. Où va aller Sissi avec une Egypte meurtrie, endettée et corrompue. Le sang des Egyptiens qu’il a sur la conscience ne peut être lavé par le sang des Yéménites.

Pourquoi agresser le Yémen dans cette période ? Les mêmes, gouvernants, les mêmes « savants » musulmans et  les mêmes imposteurs et usurpateurs de l’Islam se rangent derrière les Bédouins comme ils l’ont fait lorsque l’OTAN détruisait la Libye et les terroristes détruisaient la Syrie. Ils n’ont aucune justification morale ni religieuse. Le sang qui coule vient s’ajouter à leurs forfaitures. Chacun répondra devant Dieu pour ses paroles et ses actes. Chaque goutte de sang versée sans droit viendra demander justice. Les bigots,  les politiciens  et les opportunistes qui approuvent l’effusion de sang par leur consentement ou par leur silence auront à répondre le Jour de la Rétribution.

Pourquoi agresser le Yémen dans cette période ? Lorsqu’on sait que les Etats-Unis assassinaient avec l’aide de l’armée yéménite les présumés dirigeants d’Al Qaïda et qu’ils ont relativement encouragé les Houttistes à prendre le pouvoir et à lutter contre les Takfiris on reste dubitatifs sur l’intervention saoudienne. Est-ce que les Etats-Unis sacrifient le Yémen pour faire oublier leur échec en Syrie et en Ukraine ou est-ce que leur satanisme dépasse toute imagination.

Pourquoi agresser le Yémen dans cette période ? Est-ce que les Perses et les Chiites sont un danger pour le monde arabe et l’Islam ? Est-ce qu’ils n’ont pas le droit de revendiquer et d’avoir du pouvoir parce qu’ils n’appartiennent pas à la  doctrine de l’orthodoxie sunnite ? Où sont et qui sont les Sunnites ? Quelles sont les divergences doctrinales entre sunnites et sont-elles moins ou plus graves que celles avec les chiites et les ibadites ? Est-ce que nous sommes conscients de la gravité de la situation ? Qu’allons-nous dire à Dieu ?

Pourquoi agresser le Yémen dans cette période alors la raison humaine et la géopolitique appellent le musulman et l’Arabe à s’interroger sur :

–          Presque 5 ans de guerre civile en Syrie sans perspective de règlement autre que l’huile jetée sur le feu par les Bédouins.

–          La fragmentation de la Libye qui touche la Tunisie et qui va toucher l’Algérie.

–          La Jordanie qui livre la mer noire à Israël au détriment de son écologie et de ses voisins arabes.

–          L’Egypte paupérisée et sans projet de démocratisation et de développement sérieux qui se trouve entrainé par un maréchal ambitieux à intervenir pour le compte de tiers en Libye et au Yémen.  Sur plusieurs fronts, internes et externes, comment l’Egypte va-t-elle résister à l’Ethiopie lorsqu’il faut régler le contentieux hydraulique et surtout comment envisager un instant qu’Israël n’a pas le projet de se débarrasser  à jamais de la plus grande armée arabe à ses frontières.

–          L’armée irakienne et la défense populaire (peu importe qu’elle soit sunnite, chiite ou sans religion) qui s’organise (avec l’aide de l’Iran) pour contrer DAESH (soutenu par l’Arabie saoudite, ses donneurs d’ordre et ses alliés).

–          Quel crédit donner aux dirigeants arabes et à leurs « savants » lorsque l’Amérique et la France soutiennent et armes les bédouins contre les Arabes ?

–          Que représentent politiquement, intellectuellement, économiquement  et socialement dans les masses arabes les bigots salafistes qui ont fait de l’Arabie saoudienne leur Qibla ?

Il est impensable que les « Arabes » ne se soient pas posé ces questions et qu’ils entrent dans une guerre.

Si la majorité des naïfs croient que c’est ainsi qu’il faut mettre fin à l’expansionnisme iranien et chiite cela prouvent qu’ils n’ont aucun sens des réalités.

La première réalité est celle des lois de la thermodynamique. Il y a trop d’énergie gaspillé dans le monde arabe sans que cela puisse continuer à être supporté. Personne ne sait quand, où ni comment et avec quelles forces les énergies vont se libérer. Elles peuvent être créatrices ou chaotiques. Dans un cas comme dans l’autre elles ne seront pas favorables aux systèmes en place. Il est impossible que la crise puisse durer éternellement. Les élites en place seront plus touchés que les peuples qui n’ont plus rien à attendre à moins d’être chair à canon pour des causes qui ne concernent ni leur religion i leur nation ni le devenir de leurs enfants.

La seconde réalité est celle de l’Iran. L’Iran, qu’on soit d’accord ou opposé à sa politique, a construit une compétence de compter sur ses forces, une industrialisation, une capacité de mobilisation silencieuse et efficace. Il a surtout construit des alliés stratégiques organisés et disciplinés qui peuvent livrer bataille idéologique, politique et militaire dans les pays arabes. Cela signifie qu’à moyen terme ce sont les Arabes qui vont s’auto détruire au pire des cas sinon ce sont les iraniens qui vont gagner au meilleur des cas. Les iraniens non seulement ne sont pas stupides pour intervenir directement et ouvertement, mais ils ont les capacités de superviser le combat où se dessine leur avenir et celui des monarchies arabes.

Pour l’instant l’Empire et le sionisme ont une capacité de nuisance redoutable, mais force est de constater qu’elle perd de plus son efficacité, son hégémonie voire son contrôle sur les événements pour sombrer dans le chaos.

Troisième réalité. On peut donc dire qu’à quelque chose malheur est bon puisque la crise va s’aggraver et les contradictions s’aiguiser et favoriser ainsi l’effondrement prévisible et visible du système dominant. La nature et la direction de ce changement va dépendre des Arabes, des Musulmans et bien entendu du rôle des Russes et des Chinois. L’histoire est en train d’impliquer la Russie dans un destin planétaire.  Après la Syrie et l’Ukraine, le Yémen directement ou l’Iran indirectement est une autre voie de manœuvre pour les Russes.

La quatrième réalité est celle du pétrole. L’Arabie saoudite a brisé les revenus de la Russie, de l’Algérie, de l’Iran, du Venezuela sans que cela n’apporte un gain aux peuples ni une réalité des prix. Ce sont toujours les compagnies américaines qui exploitent, prospectent et consomment selon leurs propres stratégies. Les Arabes bédouins continuent de dépenser plus que ce qu’ils produisent, la guerre va détruire leurs ressources, mais elle ne va pas enrayer leur culture du gaspillage.

La cinquième réalité est celle de l’accord probable entre les Etats-Unis et Iran sur le nucléaire iranien. Cet accord est plus important pour le président Obama qui aurait ainsi à son actif un fait historique. La guerre durcit la position iranienne et fragilise Obama qui finalement se retrouve président sans pouvoir et sans destin. Cela signifie que la crise est grave, elle ne concerne pas les Arabes et leur folie, mais l’Amérique,  ses institutions et ses centres de décision. La France, pour l’instant, est sans destin, sans cap ni capitaine. L’alignement du président Hollande sur l’Arabie et ses couacs en Syrie et en Ukraine ne fait que reconduire les catastrophes de Sarkozy en Libye.

La sixième réalité est celle de la réalité politico religieuse au Yémen. La propagande veut nous présenter ce qui se passe au Yémen comme un coup d’Etat chiite contre un président sunnite. Le président est un président sortant qui a échoué dans son mandat. Les « Ançars Allah » sont certes chiites, mais leur principal allié est l’ancien président Ali Abdallah Salah qui est sunnite et qui jouit d’une grande estime dans la population malgré qu’il fût renversé par la « révolution arabe ». Salah a toujours la confiance de l’armée et le soutien d’une partie des savants sunnites du Yémen. C’est cette armée qui a permis aux Houttistes de renverser l’ancien régime.

La septième réalité est celle de l’expérience égyptienne : Le président Morsi était élu démocratiquement et il était sunnite pourquoi n’a-t-il pas été soutenu et défendu ? Est-ce que le Pakistan a une compétence religieuse, humaniste, légale sur le plan du droit international pour intervenir dans une coalition « islamique » contre un pays arabe souverain alors qu’il n’est capable ni de pacifier son propre peuple ni d’aider les Afghans à se libérer de l’occupation étrangère ?

La huitième réalité est celle du terrain. Toutes les doctrines militaires savent qu’il ne suffit pas de pilonner l’ennemi par l’aviation et l’artillerie pour le vaincre, il faut occuper le terrain, le pacifier et le nettoyer de tout embryon de résistance qui pourrait prendre les armes ou la parole qui mobilise contre le vainqueur. Les Palestiniens de Gaza ont résisté glorieusement à trois agressions sionistes. Les terroristes de DAESH en Irak et en Syrie résistent depuis des mois au pilonnage de la coalition internationale. Les membres présumés d’Al Qaida au Yémen sont toujours actifs malgré les drones et les missiles américains provenant de la mer, de l’air et de la terre ?   Est-ce que les Houttistes, soutenus par l’Iran et une partie de la population arabe, vont s’effondrer ? N’ont-ils pas remportés la première manche contre l’Arabie saoudite en 2009 ?

Nous ne sommes donc pas encore dans un scénario où l’Arabie et la coalition des bédouins vont gagner la bataille. Mais dans l’hypothèse improbable d’une défaite cuisante des Houttistes il n’y a que deux scénarios probables sachant que celui de la paix est définitivement éliminé :

–          guerre civile dans un pays qui vit dans une situation de conflit presque éternelle avec cette fois-ci exportation à l’intérieure des frontières des monarchies menaçant leur sécurité nationale,

–          fédération des yéménites arabes dépassant le clivage sunnite chiite sur le principe de résistance à l’agresseur.

Dans un cas comme dans l’autre le conflit va durer et va réveiller les conflits de clans et de tribus dans des territoires qui ne connaissent ni la mentalité républicaine ni l’appartenance à l’Etat moderne. Il est logique de voir prochainement le rapport de forces militaires en faveur de l’aviation saoudienne se changer en faveur d’une force de frappes par les missiles que l’Iran et la Russie livreraient à la résistance yéménite. Les territoires yéménites occupés par l’Arabie saoudite comme Najrane seraient revendiquées militairement, socialement  et politiquement.  A titre de rappel, l’Empire américain avec sa logistique, ses armées et sa technologie n’a pu l’emporter sur l’Irak ni sur l’Afghanistan ni sur la Somalie. Il a généré des entropies acceptables au regard de son éloignement géographique. L’Arabie est trop proche pour ne pas être touché par les conséquences de son aventure vouée à l’échec.

Ces bédouins n’ont rien à voir avec les  Omeyades, les Abbassides ou les Ottomans.  Ils n’ont ni ancrage historique ni profondeur civilisationnelle. Ils seront donc effacés de l’histoire de la même manière qu’ils y sont entrés par effraction. Si les Américains ont le culte du pragmatisme, les Bédouins n’ont pas de culture politique à moins que nous sommes déjà dans une bataille contre l’Iran. Cette guerre est repoussée depuis trop longtemps. La confusion ne peut durer encore longtemps. Les informations font état d’une mobilisation massive de la flotte militaire américaine près des côtes iraniennes et arabes, mais ils oublient que les Arabes chiites représentent au Moyen-Orient entre 10 à 40 % de la population locale. Les armes les plus sophistiques aux mains des appareils les plus organisés dans la répression n’ont aucune garantie de maitriser la situation. Le Yémen en fait déjà la démonstration depuis quelques semaines.  Les milliers de milliards de dollars d’investissements et de chiffres d’affaires réalisés par les riches arabes peuvent disparaitre en un clin d’œil du fait de la guerre. Est-ce que le sectarisme ethno religieux sera plus fort que le sens des affaires ? Dans quelques jours on aura la réponse ! En attendant nous félicitons l’Algérie et Oman pour leur neutralité.

Neuvième réalité, la plus amère. Les gouvernants arabes et les mouvements islamiques – en particulier les Frères musulmans et les Salafistes – n’ont pas de curseur idéologique ni de carte politique. L’aveuglement les conduit à devenir des marionnettes que l’Empire manipule selon son agenda. N’est-ce pas étrange que les FM soient décapités en Egypte, mais actifs en Syrie et au Yémen ?  N’est-ce pas étrange que le tout petit Qatar refuse à Sissi le droit d’intervenir en Libye? N’est-ce pas étrange que le Qatar promu à être avalé par l’Arabie saoudite se trouve pièce maîtresse dans le dispositif d’agression contre le Yémen à coté des néo-ottomans? Ce qui réuni tous ses gens malgré leurs divergences psychologiques et doctrinales est leur crapulerie mise au service de l’Empire. Là où vous voyez un musulman trahir les valeurs de l’Islam et contribuer à l’effusion du sang vous trouverez la pire des crapuleries et la pire des soumissions. Je me rappelle l’interview du  défunt Erbakan où il décrivait Erdogan comme l’ambitieux le plus dangereux pour la cause musulmane et pour la nation turque. L’argent versé par les Arabes à l’Egypte depuis un mois prouve qu’il y a préméditation d’agression contre le Yémen et d’autres pays.

Enfin il faut poser ou reposer la question fondamentale et décisive de la légitimité du pouvoir : qui a compétence à légitimer ou à délégitimer un gouvernant ou un aspirant à gouverner ?  Qui est le mieux placé pour juger et décider souverainement : le peuple musulman ou les gouvernants étrangers « islamiques » ou mécréants ?  L’Arabie saoudite n’a aucune compétence pour s’ingérer dans les affaires nationales d’un autre pays. Qui est plus concerné pour décider de son sort : un peuple qui vote démocratiquement pour élire ses représentants ou qui se rebelle contre la dictature qui lui confisque ce droit ou bien un savant musulman qui instrumentalise la religion et qui intervient dans l’histoire, la sociologie et la politique d’un pays sans connaitre les tenants et aboutissement de ses conflits et de ses antagonistes. L’Arabie saoudite et les « savants » musulmans  peuvent se permettre toutes les folies car ils sont moralement des fous irresponsables et intellectuelles des gens conscients que face à eux il n’y a que des brigands et des corrompus. Il n’y a rien à attendre de ces paniers à crabes. Ces paniers à crabes savent que le pouvoir américain est divisé, confus en perte d’intelligence sur le monde et en profitent pour jouer en solo des rôles dont ils n’ont ni l’étoffe ni les moyens. Cela donne un désordre dont ils n’ont pas conscience qui ressemble à  la réalisation de cette loi divine :

{Nous les emmenons graduellement vers leur perte sans qu’ils ne s’en rendent compte}

Dans quelques jours ou dans quelques semaines nous verront sans aucun doute la fragilité, la défaite et  la honte de l’Arabie saoudite et de sa coalition corrompue et irresponsable. L’équation est simple où le Yémen sera le tombeau des monarchies où ces monarchies vont lever une armée plus grande pour agresser la Syrie et le Hezbollah. Ce qui va se passer est décisif. Chaque fois que les Palestiniens sont agressés des événement décisifs se réalisent dans le monde arabe malgré lui. Il y a une mystique de l’Histoire.

 

 

 

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12 Commentaires

  1. khaled 28 mars 2015 at 14:29

    Salam frère MAZRI

    récemment et comme par hasard un important armement US aurait disparu au yemen http://www.zerohedge.com/news/2015-03-23/us-loses-500-million-weapons-given-yemen-now-al-qaeda-hands ) … le passage d’aden comme celui du détroit d’ormuz sont des point géostratégiques, le passage d’aden à lui seul compte pas moins d’une centaines de milliers de passage annuellement, faire tomber ce passage entre les mains des houthis (et par conséquent l’iran) et vous allumez une guerre (arabe vs iran) sans tirer un seul missile, voilà pourquoi les égyptiens étaient les premiers à se dépêcher et les bédouins dromadaires avec la turquie à s’unir parce que c’est vital pour leur économie de peur d’être pris en otage par l’Iran … ils ne se comportent que comme de vulgaire rats de labo !

    • Omar MAZRI 28 mars 2015 at 20:06

      Salam, Khaled

      Oui comme des rats de laboratoires. S’ils réussissent ils seront récompensés comme des rats sinon ils seront punis comme des rats. Triste sort, mais bien mérité. J’ai lu le lien. Les analyses et les commentaires sont intéressants. Merci.

    • Birdie 26 octobre 2016 at 10:30

      Hats off to whevoer wrote this up and posted it.

  2. Dakichia 29 mars 2015 at 16:56

    Contre les guerres fabriquées et les complots en tous lieux, je m’avance à faire cette vidéo Youtube, pour expliquer mon point de vue sur cette offensive guerrière saoudienne, soutenue par les Emiraties arabes unis, par la Turquie et le Qatar, avec le Koweït, et l’Egypte, dont la position n’est toujours pas tout à fait claire, puisque des versions parlent seulement de deux avions égyptiens participant aux bombardements contre les yéménites, ou encore par un débarquement planifié par mer sur la côte yéménite pour prendre position proche d’Aden, ville yéménite abandonnée par l’ex-président démissionnaire 3abd Rabou Mansour, dont le mandat avait déjà pris fin, seconde ville yéménite que les résistants Houtis ont déjà mis sous leur contrôle. D’autres sources disent que l’Egypte n’est toujours pas engagé, jusqu’à preuve du contraire. Donc une centaine d’avions saoudiens, les Emiraties Arabes Unis par 30 avions de combat, le Qatar par une dizaine d’avions de combat; pareillement pour le Koweït; et le Bahreïn par deux avions de combat symboliquement. Ce sont donc les intoxications des services secrets saoudiens, par le moyen des réseaux sociaux, qui désinforment l’opinion mondiale dans tous les sens, par nous faire croire qu’il s’agit de combat sunnite shiite, que le Yémen est sous domination iranienne, et qu’il y a présence du Hezbollah libanais aux côtés des ”rebelles houthis” et que ces houthis sont des agents iraniens qui ont pris le pouvoir au Yémen, et qu’il s’agit de rétablir une légitimité représentée par cet ex-président en fuite en Arabie Saoudite, actuellement présent à Charm el-Cheikh en Egypte durant ce sommet arabe. Selon cette même intoxication saoudienne, tous les troubles dans la région sont le fait des agissements iraniens, vrai ou faux, ou bien par ceux de Da3ach, ce groupe terroriste de la mouvance d’Al-Qaïda, elle-même historiquement façonnée par les américains et financée par les saoudiens pour agir en Afghanistan contre la présence de l’armée rouge soviétique. Cette même mouvance, sous des noms différents continue aujourd’hui d’agir par la terreur dans les différents pays arabes et musulmans africains, dans le but de détruire tout état nation parmi ces pays. Bien certainement lors de l’occupation de l’Irak par les américains, les iraniens ne pouvaient qu’être satisfait que les sunnites au pouvoir en Irak, seront remplacés par une majorité chiite au pouvoir en Irak, aidés en cela par les américains, ce qui est une réalité sur le terrain aujourd’hui, réalité qui devait prendre fin aussitôt les américains expulsés d’Irak, et qui n’a pas pris fin, d’où la dislocation de l’unité du peuple d’Irak où les sunnites sont aussi nombreux que les chiites, sans représentativité au pouvoir politique selon leur poids. La présence de nombreux partisans de Saddam Hussein dans les rangs de Da3ach est le résultat de ce non représentativité des sunnites au pouvoir politique en Irak. Ce faux pas saoudien d’avoir attaqué le Yémen, couvert sous un gros mensonge, lui coutera très cher, car les guerres de religions n’ont jamais donné de résultat positif, que seulement des massacres et des hécatombes. En 2003, lorsque les états-uniens occupèrent l’Irak, en parti facilité par la connivence de certains opposants chiites irakiens, anti Saddam Hussein, ce fut à nouveau le début d’une guerre de religion entre musulmans qui ne disait pas son nom. Dans l’histoire la tentative du khalifat ottoman de sauver le territoire andalous tombé sous la menace des rois catholiques, par une expédition qui devait passer par l’Afrique du Nord, en premier par l’Egypte alors dirigé par les  »Mamlouk », fatimides et donc de tendance était chiite, comme les Safawides perses alliés aux portugais contre les sunnites ottomans. Les fatimides égyptiens lui refusèrent le passage, alors que l’Algérie d’alors était bien motivée par cette tentative ottomane de repousser la coalition occidentale avec en tête Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon; ce que le royaume du Maroc refusait aux ottomans, pour des raisons encore inexpliquées aujourd’hui. Le seul passage possible mais difficile fut à travers l’autre rive de la Méditerranée jonché de royaumes chrétiens hostile à l’islam. D’où la perte de cette partie d’Espagne musulmane, malgré les tentatives du sultan turc Salim. Les Chiites manipulés par les royaumes chrétiens ne faisaient qu’attaquer l’état ottoman de leur côté durant une guerre de religion qui a duré plus de cent ans. Les Safawides tentèrent même avec les portugais d’occuper la Mecque. En fait ces conflits entre musulmans salef et Khawaridj, entre sunnites et chiites n’ont donné aucun bien tout le long de l’histoire des pays musulmans. Cela s’était passé également entre royaumes chrétiens, durant le Moyen-âge de ce qui est appelé la guerre de cent ans; la finalité fut la laïcité en Europe qui mis fin à ces guerres de religion. Dans le cas des musulmans, une seule religion qu’elle soit de tendance sunnite ou de tendance chiite, la guerre entre ces deux tendances ne peut mener qu’à la destruction, à leur faiblesse et donc ouvrir la possibilité aux ennemis de l’islam d’accomplir des victoires sur les musulmans, ce qui est hélas la situation actuelle. Le problème n’est pas les chiites, qui ne représentent pas une démographie équivalente à celle des sunnites qui sont la majorité écrasante des musulmans dans le monde. Le vrai problème est que les masses arabes musulmanes se trouvent encore sous la domination de quelques dictateurs et ne disposent d’aucun pouvoir populaire pour décider de leur destin. Les chiites sont en majorité seulement en Iran, et moitié avec les sunnites en Irak, et dans tout le reste des pays musulmans les chiites sont minoritaires. Ce n’est donc aucune ne menace de domination chiite sur l’ensemble du monde musulman. Au lieu de se polariser pour un développement de l’agriculture pour une auto-suffisante alimentaire, dans l’industrie des hydrocarbures, de la pétrochimie, du fer et de l’acier et des produits sidérurgiques, de l’électronique, de l’aéronautique, et des techniques nucléaires, ces pays du Conseil de Coopération du Golfe, et en général le reste des pays arabes, se lâchent dans les conflits sectaires entre groupes à différence cultuelle, entre différentes ethnies, dépendant de leurs ressources pétrolières au prix du baril fluctuant qui les exposent à la catastrophe sans aucun doute.

  3. Dakichia 29 mars 2015 at 17:05

    Tout dialogue entre détenteur du pouvoir politique dans un pays et l’opposition politique à ce pouvoir doit écarter toute ingérence étrangère sous n’importe quelle forme. Ce n’est que dans ces conditions que la réconciliation nationale puisse réaliser des victoires. Qu’au Golfe arabo-persique, les déclarations de ceux qui ont organisé cette coalition armée contre le mouvement Haouthi et son allié Ali Abdallah Salah, coalition qu’ils ont qualifiée d’arabe, n’est qu’un subterfuge pour mettre un terme à la légitimité de cette force populaire yéménite qui ne fait que reprendre la souveraineté du Yémen, longtemps piétinée par l’Arabie Saoudite. L’agression saoudienne, ne fait qu’exécuter le plan américano sioniste dans la région, du Moyen-Orient, dissimulée sous la couverture de la Ligue arabe, qui elle est subordonnée depuis bien longtemps aux pétromonarchies des pays du Conseil de la Coopération du Golfe, et représentée par tous les états qui en sont membres, sauf l’Algérie et l’Irak qui ont appelé au dialogue entre belligérants yéménites, refusant toute ingérence dans les affaires internes du Yémen, et toute participation militaire contre les forces populaires yéménites – du fait de la constitution algérienne, aucune possibilité pour l’armée algérienne d’intervenir en dehors du territoire algérien. Comment est-ce possible qu’une coalition contre le terrorisme, soit composée de pays qui l’ont façonné, financés. Ce terrorisme même, c’est bien la création de l’impérialisme américain. C’est se tirer des coups de feux aux pieds, que de nous faire croire qu’il y a lutte contre le terrorisme de la part des impérialistes américains; ce qui est peu probable. Cette ligue arabe, dans l’état actuel n’est pas une ligue au service des arabes, mais un instrument servant totalement les intérêts des américains et des sionistes. Cette agression encore contre le Yémen ne peut cacher les buts que veillent atteindre les ennemis des arabes.

  4. Dakichia 29 mars 2015 at 17:10

    Ce n’est ni une question de fidèle ou d’infidèle, il s’agit de Bab el Mendeb, ce lieu de passage vers le Canal de Suez et la Méditerranée qui peut étrangler Israël et l’Europe. Aussi important que le détroit d’Ormuz contrôlé par les iraniens. Si Bab el Mendeb tombe sous contrôle des yéménites libres de l’influence saoudienne, et donc rejoignant le camp de la résistance – Hezbollah, Syrie, Iran qui contrôle le détroit d’Ormuz, et quelque fois l’Irak, le rapport de force devient en défaveur du camp américain et israélien et du conseil de coopération du Golfe arabe persique. Les bateaux navigant le long de la côte yéménite sous le regard du camp de la résistance du peuple yéménite anti sioniste, anti américain, ne seront pas assurés, ce qui décroit le trafique par le canal de Suez, et c’est ce qui touche l’Egypte d’Abdel Fatah el Sissi, qui vient de faire un grave faux pas en se joignant à cette coalition composée de jordaniens, de marocains, de soudanais, de tous les membres du Conseil de Coopération du Golfe arabo persique, du Pakistan ; rien que des pays tenus par la générosité des pétro monarques et leurs dollars. Les yéménites ne sont pas faciles à cuire, et ce faux pas saoudien causera la destruction de cette famille wahhabite.

    En faite si le Houthi mouvement au Yémen a pu prendre de l’importance sur les autres courants – frères musulmans, pro-saoudien, etc., c’est à causez de la résistance du peuple, de l’armée et du gouvernement syrien durant plus de quatre années, contre le projet américano sioniste dans la région. Les saoudiens qui avaient une main mise sue le Yémen ont été totalement polarisé en Syrie et en Irak, laissant malgré eux les Houthi contrôler la Capitale San3a, et par conséquent le peuple yéménite de prendre le pouvoir contre les traîtres yéménites au service des saoudiens. Même Abdallah Salah, l’ex-président yéménite, qui fut destitué par les saoudiens même, qui avaient misé sur d’autres laquais yéménites, a rejoint avec ses hommes ce mouvement Houthi contre les saoudiens. Avec la force Houthi, les Russes prendront position dans ce Bab el Mendeb, ce qui fera regretter les saoudiens d’avoir compté sur les américains pour couvrir leur crime contre le Yémen. C’est comme Saddam Hussein et le Koweït

    • Omar MAZRI 29 mars 2015 at 18:49

      Salam,

      Vos trois commentaires sont justes et lucides. Effectivement Bab el Mendeb est la clé stratégique de ce qui se trame et de ce qui va advenir. Les Etats-Unis et les Arabes vont se mordre les doigts. C’est une question de temps. L’ingérence étrangère est à refuser. Il appartient aux Yéménites sunnites, chiites, zaydiites et autres de régler leurs contentieux politiques et leurs crises sociales et économiques. Les chiites d’Irak ont mal manœuvré car ils ont laissé leur haine de Sadam et leur esprit partisan et sectaire prendre le dessus. L’Arabie a trompé les Sunnites qui ont manqué de vision stratégique. Ils doivent assumer leurs responsabilités. Pour l’histoire nous avons tendance à imputer aux perses les malheurs de la Région alors qu’ils ont donné les grandes figures de la civilisation musulmane. Les Arabes veulent faire oublier que le chiisme est d’abord et avant tout un phénomène arabe né en Irak à la suite de l’insenséisme des ommeyades. Les Abbassides ont par la suite instrumentalisé le deuil chiite pour faire tomber la dynastie ommeyade. C’est au contact des Arabes que les perses sont devenus chiites. C’est une réalité historique. Les Ottomans ont essayé d’éradiquer le alawisme en Syrie, mais la réalité historique leur a donné tort. Nous sommes tous musulmans et notre vocation est de témoigner pour Allah et non devenir des partisans idolâtres.

      • Dakichia 23 avril 2015 at 20:49

        C’est aussi au contacte avec des tributs chamane, asiatique, faux musulmans, mongols que les perses au départ sunnite – le sahibe du Prophète Mohamed S3WS, Salman el Farisi – sont devenus chiites pour combattre les tatares ou turcs ou ottomans supposés sunnites, que plus tard le jeune Ibn Taymiyya depuis la Syrie, considérait comme des faux musulmans avec leur droit coutumier, leur agression contre l’Irak et la ville de Bagdad, et leur alliance avec les royaumes chrétiens, ce qui est le cas encore aujourd’hui avec l’Alliance atlantique.

  5. Talafsa 23 avril 2015 at 14:55

    les arabes (amis d’Israël, rétrogrades, dégénérés et raciste), voient des ennemis partout : d’abord les Kabyles, les Berbères, puis les Kurdes et les Coptes, ensuite les Perses et les Chiites et maintenant les Alaouites de Syrie et les kharidjites d’Algérie, les Palestiniens, et enfin forts du soutient du fascisme turque, ils s’en prennent au Yémen frère avec une lâcheté sidérante.
    Bien sûre le pouvoir panarabiste Algérien et les autres lâches arabes ou pseudo-arabes frerment les yeux sur toutes ses agressions racistes.
    La Turquie « sunite » amie des sionistes n’a pas sa place en Europe, mais attirée par l’appât du grain elle veut se rattraper sur le Yémen.
    Les pays d’Afrique du Nord qui n’ont rien avoir avec le panarabisme s’accrochent honteusement a une ligue de bédouins arabe qui les méprise.
    Pour qui se prennent t’ils ces bédouins liges ?
    Même avec leurs milliards de pétrodollars ils sont les derniers de la planète.

  6. Dakichia 23 avril 2015 at 20:21

    Les agissements du représentant diplomatique saoudien ne sont pas surprenants, Après l’échec de ce qu’ils escomptaient obtenir au moyen de 26 jours de bombardement aérien contre un pays, un peuple yéménite sous équipé militairement pour se défendre contre une telle armada de fabrication américaine l’attaquant depuis le ciel, l’Ambassadeur saoudien à New-York, lors d’une réunion à haut niveau au Conseil de Sécurité entre les états membres permanents et non permanents, organisée pour discuter de tolérance et de respect mutuel entre nations, ce diplomate saoudien est allé dans une autre direction, exprimant sans nuance les directives de son roi et employeur pour tenter de trouver une issue de sortie digne du piège yéménite dans lequel s’est fourvoyé le royaume qu’il représente, se mis paradoxalement à se vanter d’une victoire militaire imaginaire au Yémen qui lui donnerait encore plus d’élan d’attaquer l’armée arabe syrienne afin d’aider son peuple qui souffre de sa répression sauvage. En faite cet ambassadeur n’a fait que tomber dans le piège qui a tendu lui-même, imaginant qu’il peut agir contre la République Arabe Syrienne, de la même façon que sn royaume a agit au Yémen. Il s’était mis à croire à son propre mensonge, de pouvoir faire en Syrie ce que les autorités saoudiennes ont pu faire au Yémen en toute simplicité. Une volonté de puissance névrotique, hystérique, dénudée de toute réalité politique, ce qui traduit exactement la manière de penser des wahhabites, takfiriste, extrémiste, terroriste, qui décrète aussitôt de mécréant celui avec lequel il n’est pas en accord. En faite les saoudiens ont un complexe certain avec les yéménites et les syriens depuis la longue histoire du Moyen-Orient. Les gens de Mejd profondément wahhabite, et ce sont eux qui dirigent le royaume ont un problème psychologique et non politique avec les yéménites et les syriens. Déjà en 1810, ces mêmes wahhabites ont attaqué Damas et Bagdad en 1812. Ce premier état wahhabite fut brisé aux portes de ces deux capitales, et son effondrement en 1818 par l’armée égyptienne commandé par Ibrahim Pacha. Le Cheikh M’hammed ibn Saoud associé à Mohamed Ibn Abdelwahab derrière la fabrication de cette première entité wahhabite, fut conduit prisonnier à Istanbul et décapité sur une place publique. Aujourd’hui les saoudiens ne lisent pas correctement leur histoire, puisque leur première entité fut détruite aux portes de Damas, et certainement cette seconde entité fondée par 3abdel3aziz ibn Saoud, père de tous ces rois qui se sont succédés, sera démolie aux portes de Damas, s’ils osent encore s’aventurer dans cette même direction. Actuellement dans l’état des rapports de forces, l’Arabie saoudite est-elle capable d’entreprendre une guerre contre l’état syrien. Certainement que non. Leurs déclarations sont hystériques, vides de toute réalité politique. Ils ont perdu toute rationalité toute pensée sereine. Lorsqu’on remarque les réactions des autres états arabes présents à cette réunion au Conseil de Sécurité, sans exception aucun d’eux n’approuve cette façon d’agir saoudienne pathologique, qui indique qu’ils sont des instruments des services secrets états-uniens impérialistes, ni plus ni moins, pour exécuter des actions hostiles contre les arabes et contre l’Islam. Ce qui a poussé les saoudiens d’agir ainsi et à cette occasion devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, ne date pas d’hier, sa substance se trouve dans le concept adopté par un camp arabe de construire une nation arabe, et c’est une initiative syrienne, regroupant toutes ses entités artificiellement fabriquées par le colonialisme occidental – Sykes-Picot – d’une manière laïque, sans considération religieuse ni ethnique, puisque dans le monde arabe, il y a toutes sortes de minorités religieuses, ethniques, avec un droit à la citoyenneté incontestable; lui faisant face, cette conception wahhabite, sectaire, takfiriste, utilisant le discours religieux pour parvenir à des buts politiques. Cette démarche wahhabite commune aux pays du Conseil de Coopération du Golfe arabo persique, est totalement en contradiction avec la pensée nationaliste arabe exprimée par le Parti politique Baath syrien, en tant que nation, en tant que civilisation universelle dans le monde. C’est donc un complexe psychologue avant que cela soit un problème politique entre Wahhabites et nationalistes arabes. D’où, la création saoudienne de ce qu’ils ont nommé Congres islamique mondiale en 1969, sous le prétexte qu’Israël porte des agressions contre la Mosquée d’Al-Aqsa, alors que la véritable raison était de créer un organisme politique islamiste et nom musulman, pour contrecarrer le nationalisme arabe en puissance à ce moment là, orienté contre la Syrie. Cette attitude agressive saoudienne contre la Syrie, s’est amplifiée de plus en plus avec le complot du printemps arabe, où les saoudiens regroupèrent des centaines de milliers de criminels de plus de 80 pays du monde, sous des noms trompeurs, rappelant les troupes combattantes des premières heures de l’islam et ses ouvertures sur le monde, les armèrent, et les injectèrent par les différentes frontières turques, irakiennes, jordaniennes, libanaises et depuis les hauteurs du Golan syrien occupé, contre l’état et le peuple syrien, et ceci depuis plus de quatre années. Par cette intervention du représentant saoudien devant cette dernière réunion au Conseil de Sécurité de l’ONU, l’on découvre combien est profonde la haine des saoudiens contre le peuple syrien, indépendamment de celui qui le gouverne. Leur complexe les amène à avoir peur des syriens et de leur concept du nationalisme arabe, seule solution pouvant regrouper tous les arabes.

  7. Dakichia 23 avril 2015 at 20:24

    https://youtu.be/i8YmMAD3Sbs Ce monsieur doctorant nous parle de sujets que l’on connait bien et qu’il interprète au son de cloche qu’il veut nous faire entendre. D’abord l’avenue du Président Hafez el Asad s’était faite bien longtemps après l’indépendance de la Syrie du colonialisme français, et donc la France n’a rien avoir avec ce qui s’était passé en Syrie, lors de la prise du pouvoir par le Président Hafez el Asad. Pour le cas syrien, le communautarisme imposé aux libanais n’a pas pris en Syrie. Ensuite l’idéologie du président Hafez el Asad était dès le départ laïque, socialiste et nationaliste arabe et cherchait l’union avec l’Irak et l’Egypte, ce qui déplaisait aux frères musulmans syriens qui faisaient de l’islam politique leur tentative de prendre le pouvoir en Syrie pour en faire un état musulman selon leur conception. Alors que l’union allait se réaliser par une signature entre la Syrie et l’Irak, du temps du Président Hassan Bakr qui en deviendra le Président et Hafez el Asad, le vice président, qu’un coup d’état fut organisé par le neveu de Hassan el Bakr du nom de Saddam Hussein, justement pour empêcher cette union, ensuite pour attaquer l’Iran dans un premier temps contre le Shah d’Iran, et une seconde fois contre la jeune république islamique d’Iran. Deux guerres stupide surtout suscitées par les entités du Conseil de Coopération du Golfe arabo-persique. En Syrie, presque en même temps l’attaque violente organisée par les frères musulmans syriens à Hama occupant une caserne militaire. Ils avaient des armes américaines fournies par les étas-uniens plus avancées que les armes dont pouvaient disposer l’armée arabe syrienne d’alors. Des prédicates prononcés par des imams appartenant aux frères musulmans syriens, déclaraient mécréant tout chiite, tous alaouis, tous chrétiens, tout kurde, tout laïque, tout communiste syrien, et donc passible de peine de mort. Des massacres furent organisées où périrent des dizaines de milliers d’innocents citoyens syriens. Une guerre sans merci, pareil à celle que nous vivant donna la victoire à l’autorité syrienne sur cette rébélion complotant sur les assises même de l’état syrien.
    https://youtu.be/f6brSdO1Qak Le frère du président Hafez el Asad explque durant cette vidéo, cette page d’histoire transformée par de doctorant désinformateur.

    Maintenant, cicconscrire le conflit et les troubles, comme s’il s’agit d’un impérialisme iranien qui cherche à s’emparer du monde sunnite, c’est en faite faire la promotion de certaines thèses sioniste, qui veulent utiliser les guerres de religions entre musulmans et musulmans, pour détruire l’islam. Sur les Safawi iraniens dit chiites, et le conflit qu’ils avaient avec les ottomans dit sunnites, et l’empire ottoman, les études historiques nous disent que le chiisme fut d’abord développé par des tributs de la famille des tatares vivant en terre perse, qui renforcèrent une frange perse à l’origine sunnite à prendre le pouvoir en Perse et adopter par la même cette déviation de l’islam comme moyen de guerre contre les ottomans durant une guerre qui a duré plus de cent ans, au court de laquelle les safawites tentèrent même avec les portugeais de prendre la Mecque. Dire que les iraniens d’aujourd’hui sont mus par le même mithe que les safawines, et que les irakiens, les syriens, les yéménites, les libanais du Hezbollah sont leurs cheval de Trois dans le monde sunnite, c’est d’adopter l’intoxication que veulent nous faire avaler les wahhabites saoudiens imposteurs gardiens des lieux saints de l’Islam en Arabie, et profitant comme des biens privés, ce qui appartient à tous les musulmans. Ils constituent un groupe de golden-boys qui cherchent à maintenir aussi longtemps que possible, cette aubaine que les anglais ont mis à leur disposition.

  8. Dakichia 23 avril 2015 at 20:27

    https://youtu.be/i8YmMAD3Sbs Ce monsieur doctorant nous parle de sujets que l’on connait bien et qu’il interprète au son de cloche qu’il veut nous faire entendre. D’abord l’avenue du Président Hafez el Asad s’était faite bien longtemps après l’indépendance de la Syrie du colonialisme français, et donc la France n’a rien avoir avec ce qui s’était passé en Syrie, lors de la prise du pouvoir par le Président Hafez el Asad. Pour le cas syrien, le communautarisme imposé aux libanais n’a pas pris en Syrie. Ensuite l’idéologie du président Hafez el Asad était dès le départ laïque, socialiste et nationaliste arabe et cherchait l’union avec l’Irak et l’Egypte, ce qui déplaisait aux frères musulmans syriens qui faisaient de l’islam politique leur tentative de prendre le pouvoir en Syrie pour en faire un état musulman selon leur conception. Alors que l’union allait se réaliser par une signature entre la Syrie et l’Irak, du temps du Président Hassan Bakr qui en deviendra le Président et Hafez el Asad, le vice président, qu’un coup d’état fut organisé par le neveu de Hassan el Bakr du nom de Saddam Hussein, justement pour empêcher cette union, ensuite pour attaquer l’Iran dans un premier temps contre le Shah d’Iran, et une seconde fois contre la jeune république islamique d’Iran. Deux guerres stupide surtout suscitées par les entités du Conseil de Coopération du Golfe arabo-persique. En Syrie, presque en même temps l’attaque violente organisée par les frères musulmans syriens à Hama occupant une caserne militaire. Ils avaient des armes américaines fournies par les étas-uniens plus avancées que les armes dont pouvaient disposer l’armée arabe syrienne d’alors. Des prédicates prononcés par des imams appartenant aux frères musulmans syriens, déclaraient mécréant tout chiite, tous alaouis, tous chrétiens, tout kurde, tout laïque, tout communiste syrien, et donc passible de peine de mort. Des massacres furent organisées où périrent des dizaines de milliers d’innocents citoyens syriens. Une guerre sans merci, pareil à celle que nous vivant donna la victoire à l’autorité syrienne sur cette rébélion complotant sur les assises même de l’état syrien.
    https://youtu.be/f6brSdO1Qak Le frère du président Hafez el Asad explque durant cette vidéo, cette page d’histoire transformée par de doctorant désinformateur.

    Maintenant, cicconscrire le conflit et les troubles, comme s’il s’agit d’un impérialisme iranien qui cherche à s’emparer du monde sunnite, c’est en faite faire la promotion de certaines thèses sioniste, qui veulent utiliser les guerres de religions entre musulmans et musulmans, pour détruire l’islam. Sur les Safawi iraniens dit chiites, et le conflit qu’ils avaient avec les ottomans dit sunnites, et l’empire ottoman, les études historiques nous disent que le chiisme fut d’abord développé par des tributs de la famille des tatares vivant en terre perse, qui renforcèrent une frange perse à l’origine sunnite à prendre le pouvoir en Perse et adopter par la même cette déviation de l’islam comme moyen de guerre contre les ottomans durant une guerre qui a duré plus de cent ans, au court de laquelle les safawites tentèrent même avec les portugeais de prendre la Mecque. Dire que les iraniens d’aujourd’hui sont mus par le même mithe que les safawines, et que les irakiens, les syriens, les yéménites, les libanais du Hezbollah sont leurs cheval de Trois dans le monde sunnite, c’est d’adopter l’intoxication que veulent nous faire avaler les wahhabites saoudiens imposteurs gardiens des lieux saints de l’Islam en Arabie, et profitant comme des biens privés, ce qui appartient à tous les musulmans. Ils constituent un groupe de golden-boys qui cherchent à maintenir aussi longtemps que possible, cette aubaine que les anglais ont mis à leur disposition.

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