Islam  : Libération des opprimés

De l’appel des intellectuels et des universitaires algériens à la solidarité avec l’Egypte.

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omar-mazriNous avons lu, tardivement, le communiqué du 4 aout publié par une centaine d’intellectuels et d’universitaires algériens,  et nous n’avons toujours pas compris de quelle solidarité, de quel salut, et de quelle  de Egypte s’agit-il.

Notre réaction de  colère est simple : Se taire sur l’agression de la Libye par l’OTAN est une honte pour ma génération. Se taire sur l’agression de la Syrie est une humiliation pour les futures générations car le feu de la Fitna les atteindra de nouveau. Faire une distinction entre le sang des Arabes et des Musulmans qui coule par haine des militaires algériens et égyptiens n’est pas ce qui est attendu des intellectunnels qui vivent de la rente de leurs titres universitaires comme les autres vivent de leurs grades, de leur savoir religieux ou de leur marché noir.

Alors nous nous posons un certain nombre de questions non intellectuelles et sans détours. Après quelques lectures rapides et non exhaustives,  nous soumettons quelques propositions à l’appréciation des braves gens.

Quelques questions

A – Est-ce qu’un  intellectuel viendrait à prendre position d’une manière sélective s’il n’était pas habité par un esprit partisan, sectaire, rancunier ou fixé comme une cristallisation sur une plaie sans pouvoir expliquer sa blessure, la panser ou proposer autre chose que la dénonciation d’un système algérien présenté comme moribond, sans alternative, en faisant le détour par  la question égyptienne.

B – Est-ce qu’il est impossible de ne  montrer le lien entre  le coup d’Etat consommé en Egypte et la guerre en Syrie.

C – Est-ce qu’il est possible d’expliquer notre drame par autre chose que la démocratie? L’histoire avance très vite, la démocratie est remise en cause en Occident, pourquoi cet attachement à la démocratie et l’attachement tardif et décalé à son processus?

D – Il est difficile de comprendre comment et pourquoi les indigènes de la République en Algérie ou en France se mettent à mille pour faire un communiqué comme s’ils étaient  parlementaires,  ONU,  ONG qui a une quelconque influence médiatique ou politique. Devant la puissance médiatique impériale et sioniste n’était-il pas simple et plus efficient de faire mille analyses, milles questions réponses pour occuper un tant soit peu le petit espace et élargir la résistance. Chacun des signataires a le talent de produire mille articles pourquoi alors s’enfermer dans un communiqué unique au lieu de multiplier les canaux de communication et les angles d’analyse.

E – Au lieu de viser par ricochet, il faut oser dire que l’Algérie risque de devenir une base coloniale après avoir été transformée en comptoir commercial par la faute de son personnel civil et militaire, de ses clercs religieux et intellectuels. Les militaires algériens ou égyptiens à l’instar des civils algériens ou égyptiens sont le produit de la même carence qui nous habite tous sans exception.

F – Il faut oser raconter nos maux et défier nos véritables adversaires. Il faut oser parler de l’échec des mouvements politiques et de l’incompétence des élites intellectuelle à initier ou à conduire le changement. Le militaire est là bien en place, il joue son rôle répressif comme le conçoit le système qu’il représente. Mais le jeune qui sort des universités et des écoles en faillite et qui n’a pas lu tous nos articles et tous nos  livres a besoin d’espérer, de faire des projets, de lutter.

G – Il est peut-être temps de mettre fin à notre délire bavard sur Smain, Lamari, Nezzar, Tewfik et tout uniforme qui passe alors que le jeune hittiste désœuvré ne le fait plus pour ne pas perdre son temps et son esprit. Depuis octobre 88 et tout particulièrement depuis janvier 92 la rente historique est remplacée par un autre fonds de commerce. Sur le plan concret les mères des disparus sont abandonnées à leur sort. Les soldats algériens, musulmans, qui ont tué des Algériens et se sont fait tués par des Algériens, n’émeuvent personne. Il est sans doute temps de passer à l’épilogue et de confier l’histoire tragique aux historiens pour se consacrer à construire différemment et ailleurs que sur la plaie le temps qu’elle cicatrice et sorte de la mémoire.

la  rhétorique, la subversion et la confusion de nos mots ne fait que laisser en place les maux anciens et ouvrir portes et fenêtres aux nouveaux maux.

Le combat déserté par les Algériens

a) Quelles sont les grèves et les communiqués des intellectuels et universitaires algériens pour améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants algériens?
Quels sont les cercles d’études initiés sur les programmes, la pédagogie et la didactique dans les écoles et l’université, combien d’heures d’enseignement gratuit ont été données aux enfants de ce pays pour les libérer d’un système qui ne donne sa chance qu’aux pistonnés et aux nantis?
Quels sont leurs projets pour la médecine, la science, l’agronomie, l’hydraulique, l’urbanisme, l’architecture, la défense d’un pays qui ne sait parler ni en arabe, ni en français, ni en berbère. Nous avons du mal à comprendre cette posture algérienne, celle du serpent qui se mord la queue.

b) A moins de se tromper, nous n’avons pas  souvenir d’avoir lu ou entendu, par le passé,  les  intellectuels algériens poser la question de l’Académie de langue en Arabe pour soutenir l’arabisation en Algérie autant qu’ils soutiennent le « cactus arabe » et le « printemps berbère »

La langue est le socle de notre identité, le canevas de nos idées, la fluidité et le sens de notre communication. La démocratie est moins importante. La première libère nos mentalités, la seconde libère nos pratiques. La seconde est inefficace lorsque la première est déficiente, mais lorsque la première a de la vitalité, elle peut imaginer la seconde et son alternative.  La première comme la seconde ont des référents. Quels sont nos référents par lesquels on construit notre devenir et notre ligne d’orientation, et avec quels référents on fédère nos forces ? Ce sont les réponses à ces questions qui permettent de se positionner sur les drames en Algérie et ailleurs dans le monde arabe.

c) L’Islam est utilisé par nos intellectuels  comme l’ Arabe ou le Berbère dans le dialecte FLE algérien, il n’est ni structurant ni structuré. Les référents français sont toujours  le creuset de notre culture, de notre idéologie, de notre terminologie. Lorsque nous parlons de l’Algérie c’est comme si nous parlions à des Pieds-noirs et non à des Algériens… Lorsque nous voulons résoudre nos problèmes c’est à la France et aux Etats-Unis que nous faisons référence et c’est eux que nous appelons pour arbitrer  comme si entre nous il n’y a pas de langue commune, de raison commune, de territoire commun, de destin commun…

Expériences et références
L’expérience nous a montré que les élites algériennes ne s’expriment que pour occuper des positions politiques lorsque le système est en crise afin de se faire coopter. Cela remonte bien loin. Mais nous savons aussi  que Boutef est fini ainsi que son règne, comme nous savons aussi que le nouveau système est déjà en place depuis déjà longtemps même s’il entretient le suspense.

Nous savons aussi que les élites et la bureaucratie sont hostiles à la solution islamique alors à quelle Egypte cet appel veut  apporter sa solidarité, de quelle Algérie il fait référence.  Ceux qui ont dénoncé l’Islam politique et qui ont appelé  à son échec,  à qui vont-ils exprimer leur solidarité en Egypte ? Aux frères musulmans qui sont persécutés, aux élites modernistes qui ont appelé l’armée, aux victimes futurs du terrorisme qui va les chercher dans les marchés et les places publiques fréquentées par la plèbe ?

Nous savons que la démocratie n’est qu’un savoir connu à travers les livres de l’Occident. Ce savoir livresque ne peut  apporter une réelle  contribution à l’éveil des sociétés musulmanes en clarifiant les notions de pouvoir temporel, de gouvernance, d’alternance politique dans la pensée musulmane ou dans le Coran et la Sunna. Les livres des islamistes et des non islamistes ont manqué de savoir cohérent et efficace. Tout nouveau savoir qui met fin aux confusions, qui ajoute des apport à la pensée musulmane  serait le bienvenu. Mais pour l’instant force est de reconnaître que l’intellectuel et l’universitaire algérien n’a pas de projet sur  l’algérianisation de l’Islam à opposer à ceux qui veulent islamiser une Algérie musulmane. Nous ne faisons que parler à l’Occident non seulement dans sa langue, mais dans ses schémas idéologiques. Lorsque nous parlons de l’Algérie, de l’Egypte ou de l’Islam nous reproduisons les mécanismes de servitude ou de confusion, car nous lisons notre réalité et nos valeurs à travers le prisme idéique et culturel de l’Occident ethnocentriste et hybrisique.

Bien entendu les cajoleurs, les professionnels de la dénonciation,  et les fascinés par les titres de professeur et de docteur vont s’indigner de mes critiques à l’encontre de l’intelligentsia algérienne. Alors il faut oser interpeller les intellectomanes  et les boulitiques de l’Algérie indépendante sur quelques thèmes qu’ils ont développer dans leurs livres et laisser l’esprit objectif  deviner l’avenir de l’Algérie si elle venait à leur être confiée.

Les titres universitaires et  les publications et les sujets sur l’Islam ou sur l’Algérie  ne nous intéressent pas dans l’absolu. Ce qui nous intéresse ce sont conclusions de l’analyse ainsi que les références idéologiques et politiques  affichées ou sous-jacentes dans le discours ou dans l’écrit d’un intellectuel qui le conduisent inéluctablement à telle conclusion.

Prendre comme maître de pensée Borhan Ghalioun, l’intellectuel au service de l’agression de la Syrie,ou un autre islamologue de la Sorbonne ou un philosophe politique du Journal le Monde dans l’analyse de l’Islam et de la société arabe non seulement n’est pas une référnce convaincante mais n’est pas un titre de vertu. L’intellectuel ne peut délaisser le  Coran qui est le Bayane, le   Borhane, le Forqane par lequel nous analysons le monde et nous construisons notre pensée pour s’aligner sur des pensées humaines produites dans un cadre civilisationnel qui veut non seulement imposer sa suprématie, mais montrer que le Coran est inapte à produire de la pensée rationnelle, du progrès.

Nous n’avons donc ni complexe ni fascination devant une pensée qui pose l’équation du monde musulman dans les limites idéologiques et culturelles de l’Occident judéo-chrétien, même si cette pensée se veut émancipatrice et si sa parole est parsemé des  mots Islam et Algérie. Il n’y a ni Islam ni Algérie, ni Egypte ni Syrie lorsque l’esprit partisan tolère l’effusion de sang et lorsque l’esprit formaté prend pour vrais les hypothèses et les conclusions de la lutte idéologique contre le monde arabe et musulman

Quel crédit intellectuel et religieux accorder à ceux qui parlent de l’Islam alors qu’ils le désignent comme troisième « rameau monothéiste » ou comme  « le tiers exclus de la révélation abrahamique ». Quel crédit accorder à ceux qui analysent l’Islam et le monde musulman sous la perspective orientaliste française ou anglo-saxonne alors que l’engagement pour ou contre l’Islam et ses rapports à la civilisation devrait objectivement partir de l’analyse de sa cohérence interne, de ses sources internes, de sa confrontation historique avec l’occupation, de la difficulté des musulmans a revenir vers l’Islam originel libéré de la pensée rétrograde produite par les siècles de la décadence et de la colonisation .

La plupart des intellectuels arabes et musulmans ont la fâcheuse manie de monologuer avec l’Occident lorsque ils se penchent sur les problèmes du monde arabe et musulman. Même si leurs discours et leurs thèmes sont « révolutionnaires », ils s’expriment comme les « interlocuteurs valides » de l’Empire.

L’intellectuel n’est pas celui qui manie les mots et les concepts des autres, mais celui qui forge les concepts ou qui apporte des grilles de lecture autonome pour comprendre le drame de son peuple. Nos professionnels de la pensée et de la plume  transposent les concepts, le  drame et l’histoire des autres sur notre  réalité façonnée par la convoitise et la prédation des autres.  Les étiquettes islam, impérialisme, progrès, civilisation, modernité ne sont pas signifiant par eux-mêmes. Il faut les transposer dans leur canevas idéologique, dans leur système de pensée. Les intellectuels musulmans, francophones ou arabophones, sont toujours marqués de l’empreinte franco musulmane.

Présenter  la modernité et la démocratie occidentale comme la quête ultime des musulmans sans faire l’effort de penser et d’expliquer la Choura, l’Etat, le Pouvoir, le despotisme, le salut dans la logique interne du Coran et à travers la démarche des Prophètes c’est servir les objectifs idéologiques stratégiques de l’Occident. Le service peut être inconscient, mais dangereux dans une sorte d’ébullition limbique qui ne voit  la réalité du monde qu’à travers les limites de la pensée. Jésus avait raison de dire  » Bien heureux les faibles d’esprit » pour désigner ceux qui se libèrent de la tempête d’idées confuses dans leur tête comme celles des docteurs des Bani Israël.

Les références lexicales à l’Islam ne sont pas significatives lorsque l’Islam n’est ni le moteur de la pensée ni la visée du cœur. En effet les égyptiens avaient déjà ouvert la voie médiatique, idéologique et politique pour donner l’illusion que les laïcistes et les modernistes ne sont pas ennemis de l’Islam. Ils ont poussé la ruse à  faire croire que les Frères musulmans allaient se dissoudre dans la démocratie occidentale pour les pousser à composer, à fauter tout en avançant dans le projet mondial de sécularisation de l’Islam.

Nous connaissons les prémisses et les suites que les intellectuels algériens occultent. Nous connaissons les auteurs occidentaux et leurs préjugés idéologiques sur les  implications de cette affirmation subversive que nous prenons pour exemple  : « Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses : d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées de renoncer à leur religion et donc à leur identité. »

Si Ali Belhadj veut nous situer dans la période médiévale de la décadence de la civilisation musulmane, les intellectuels algériens veulent se présenter comme l’alternative entre la « peste et le choléra » alors qu’ils ne font que traduire avec beaucoup de retard la chère idée de Jacques Berque : exporter en Afrique du Nord l’Islam de France. L’école anglo-saxonne a les moyens que l’école française n’a pas et offre plus de moyens d’exportation et plus d’expertise. Les intellectuels algériens ne sont pas des traîtres, mais ils participent, par excès d’intelligence et d’érudition,  à la lutte idéologique que nous mènent l’Empire et ses vassaux. Le Coran nous a montré que l’égarement le plus nocif est celui qui  est revêtu de science. Le Prophète (saws) a montré que le véritable savant est celui qui prend position contre la Fitna même si toute la terre est liguée contre lui.

Les intellectuels égyptiens et algériens se mettent par rapport aux intellectuels et aux médias occidentaux dans une posture  de miroirs déformants. Chacun se renvoie l’image de l’autre tel que ce dernier la véhicule auprès de l’autre sans lien avec la réalité ni la vérité, mais dans un processus itératif aliénant. Musulman, nous nous percevons et nous percevons l’Islam, l’Egypte et l’Algérie  à travers le regard du non musulman  qui nous renvoie sa propre perception sur nous ainsi que sa culture sur notre religion et notre pays avec bien entendu ses préjugés. Nous renvoyons à ce même étranger les biais qu’il nous a inculqué après les avoir intériorisé et enrichi. Il se retrouve face à lui même par un détour sur nous mêmes qui remodèle sa perception, ses fantasmes et ses préjugés. Les aller retour de l’un vers l’autre ne sont que des regards biaisés, tronqués qui finissent par devenir savoir académique, profil adapté et adopté, des occurrences d’illusion de savoir l’autre dans sa connaissance sur soi et vice versa sans objectivité et sans moyens de différencier.

Nous pouvons et nous devons prendre les outils conceptuels de l’Occident dans notre démarche visant à l’universel, mais nous ne pouvons les prendre d’une manière indifférenciée sans distinguer ce qui travaille au service de l’universel de ce qui oeuvre contre  éveil et contre notre émancipation. Nous nous interrogeons donc sur les références idéologiques et sur le  crédit à  accorder à ceux qui  annonce qu’expliquer la religion par la religion c’est tourner dans le cercle vicieux qui consiste à expliquer une chose par elle-même. Le phénomène religieux, le sentiment religieux, la sensibilité religieuse ne seraient, selon eux  que des exacerbations sociales, une quête de dignité. Marx et Engels n’ont jamais osé se prononcer aussi catégoriquement  sur ce qu’ils appellent le mode de production asiatique et les religions non chrétiennes.

L’école française, comme les médias français, sont une catastrophe autant pour la foi que pour l’esprit rationnel qui deviennent otage d’un prêt à penser idéologique, d’un comportement séculier.

Toutes les interventions « islamistes » des intellectuels algériens correspondent souvent à des périodes  de crise. Nos intellectuels en faisant le lien entre les aspirations démocratiques et technologiques des Arabes et des musulmans se sont interrogés, innocemment, sur Kadhafi resté trop longtemps au pouvoir au regard de la démocratie occidentale. Ils évacuent l’analyse sociologique, politique  et historique de la Libye et répètent ce que l’Occident voulait entendre dire pour  donner légitimité et soutien à son agression contre la Libye. Ils évacuent l’Islam dans leur raisonnement et dans leur discours sur l’agression de la Libye et deviennent des boites à musiques, des machines de citation de la propagande occidentale.

Nous avons analysé traité Tarek Ramadhan de Pygmalion dans sa manière de traiter « la révolution arabe » et de donner légitimité intellectuelle pour assassiner le « fou » de Libye. Ce n’est pas un cas isolé. La tragédie du monde arabe que nos intellectuels évacuent de leur champ d’analyse et de leurs discours est dans le nombre impressionnant de grands, de moyens et de petits pygmalions. On les trouve sous les étiquettes islamistes, socialistes, nationalistes, modernistes et autres camouflages. Les peuples arabes, et en particulier les Égyptiens et les Algériens, sont gavés de ce que Malek Bennabi appelle de la fausse monnaie intellectuelle.

Sans citer de noms et de lieux, nous étions agréablement surpris de voir, il y a quelques années,   des personnes, des livres et des articles se trouver ensemble alors qu’idéologiquement ils étaient ennemis irréductibles. Nous avions cru qu’enfin le curseur idéologique s’était déplacé pour se positionner sur l’universel et les dénominateurs communs des Algériens.

Nous avions vite déchanté, car le seul lien  qui les unissait et qui continue de les unir ést la haine du régime algérien et de ses généraux. On ne fait pas une politique crédible et on ne construit pas une gouvernance alternative par la haine, la rancune et la dénonciation. De la même manière on ne devient pas intellectuel en se taisant sur les agressions de l’Empire contre nos pays sous prétexte qu’ils sont mal gouvernés. Il y a une éthique qui doit transcender la quête de pouvoir. La politique n’est pas l’art de faire des  arrangements d’appareils pour accéder au pouvoir et se le partager, mais de servir des valeurs, un peuple. Allah octroie le territoire en héritage aux vertueux et Il l’octroie à titre d’épreuve.  Il y a une logique et un devenir : les tyrans finiront par partir en Enfer, devrions nous les y rejoindre ? Celui qui ne se pose pas cette question, il est préférable pour lui de ne pas être un intellectuel ou un  politique, car un homme du commun a au moins la chance de ne porter que son petit fardeau, mais un homme de religion ou de science porte le fardeau de tous ceux qu’il a mal influencé.

L’Islam et l’Algérie ne sont pas des discours, ce sont des responsabilités religieuses et  morales devant Dieu et devant les Algériens. Les Algériens peuvent ne pas comprendre, ne pas lire, oublier ou s’en foutre. Allah n’oublie pas !

Par ailleurs parler de « régression féconde » pour annoncer ou souhaiter ce que l’Occident désire : l’échec de l’Islam politique n’est pas une conceptualisation, mais du Takharbite. Offrir à la machine médiatique algérienne « la régression féconde » inspirée du « chaos constructif »  des « think tanks » américains est quelque chose de génial. Même les neocons américains n’avaient rien inventé puisque ils avaient emprunté à la psychologie sociale et à l’urbanisme, qui remplacent la sociologie ancienne, les outils qu’elle a emprunté à la thermodynamique dans son analyse sur les déterminismes qui se cachent derrière le chaos apparent. Lorsque les mécanismes de l’entropie sont connus le psychologue, l’urbaniste et l’économiste peuvent anticiper sur la régression d’un système. Ces mêmes mécanismes ont été importés dans les finances internationales et dans la géopolitique et les résultats sont catastrophiques autant pour l’Empire que pour les peuples.

La théorie du chaos reconnait qu’il y a trop de facteurs et trop d’inconnues dans la production du chaos et de sa régression (résolution) alors que dire lorsqu’il s’agit de faire du Tamarbite sur les sensibilités d’un peuple et de son devenir. Le prix du sang et de la destruction est tellement saisissant que nos intellectuels n’osent pas le regarder en face et se dire qu’ils ont participé à sa production entropique et à la régression du peuple algérien et de l’Algérie pour cent ou mille ans.

Confondre islam politique dans le sens de participer à la gestion de la cité sous l’éthique de l’Islam et l’Islam partisan dans le sens d’instrumentaliser la religion à des fins politiciennes n’est pas une démarche sociologique car elle ignore la réalité idéologique, politique et sociale du mouvement politique algérien en général et des mouvements islamiques qui portent les mêmes tares que ce mouvement national. En général l’intellectuel algérien cache ses liens partisans et idéologiques avec un rescapé du mouvement politique national pour jouer un rôle de sape contre les autres mouvements.

Poser l’équation en opposant  l’école hanbalite « politique » de Sayed Qotb à celle de l’école moderniste de Mohamed Abdou c’est une fois de plus importer des clichés sociologiques à une réalité qui n’est pas celle de l’histoire du monde musulman ni de ses aspiration. Nous revenons toujours à cette posture intellectualiste algérienne et égyptienne non seulement simplificatrice, mais prisonnière des références occidentales qui sont la modernité, la démocratie, la sécularisation.

La vérité c’est que Sayd Qotb apologiste de l’Islam et polémiste contre les autres va habiller l’Islamité de la démarche révolutionnaire non musulmane et en faire un instrument de discrimination. Il est sorti de la logique interne de l’Islam en se focalisant sur le pouvoir et en idéalisant la société musulmane.  Cheikh Mohamed Abdou va faire la démarche contraire : il va considérer que l’Islam lui manque les instruments et les choses de la modernité qu’il va importer de l’Occident. Il va, influencé par l’orientalisme, croire entre autres à l’idée répandue que les musulmans étaient inapte à importer l’imprimerie alors qu’en réalité ils étaient devenus inaptes à produire de la pensée à la fois nouvelle et indépendante, car leurs référents coraniques étaient absents ou défaillants.  On veut opposer les deux démarches, alors que Sayed Qotb et Mohamed Abdou ont fait la même erreur en forgeant le renouveau de  l’islamité par référence à l’Occident : la violence révolutionnaire pour Qotb, et   l’importation des choses modernes  pour Abdou jusqu’à l’imitation servile du terme renaissance alors que les conditions idéologiques, politiques, sociales, morales et historiques de la Renaissance sont totalement différentes que celles du monde musulman dominé par la colonisation après qu’il ait consommé sa décadence.

Les multiples  démarches, wahabbiste, confréristes, modernistes, sont  fausses et  ne sont pas la démarche saine  de l’Islam vers l’Islam par l’Islam. Elles ne pouvaient que s’épuiser et finir comme des inachevés, des caricatures, des échecs. Ce n’est pas l’Islam qu’il faut réformer par l’importation en puisant dans les siècles décadents ou en puisant dans la domination impériale, mais ce sont les musulmans qu’il faut réformer par l’Islam.  Les intellectuels égyptiens et algériens s’inscrivent dans le confinement de cet échec qui intéresse l’Occident soucieux de faire de nos esprits, de nos bras,  et de nos ventres une machine d’importation clés en mains et produits en mains de sa technologie, de ses idées.

Nous ne pouvons devenir émancipés aptes à entraîner nos pays dans l’émancipation que si nous nous libérant de la dichotomie maladive qui place les uns dans une posture totalement   fermée  à l’Occident considéré comme l’ennemi, et les autres dans une attitude totalement ouverte à l’Occident considéré comme la panacée. Le paradoxe montre que dans les deux cas, l’Islam lui même n’est  pas le moteur structurant et intégrateur. Il n’est  qu’un ensemble de matériaux livré en vrac sans cohérence et sans dynamique par les uns, et un ensemble de mots pour habiller la lutte idéologique menée contre l’éveil islamique. Intellectuels et religieux, nous sommes des criminels, car nous sapons nos possibilités intellectuelles et nous rendons confuses nos conditions politiques d’émancipation.

Nous devons avoir le courage de  dire la vérité sur notre panne et de  faire l’effort de la rechercher en dehors des lieux communs que nous présente l’Occident. Il est légitime pour l’Occident de nous mépriser, de nous agresser, de nous imposer sa grille de lecture, car il nous convoite. Ce n’est pas légitime pour ceux qui parlent notre langue, pratique notre religion et ont la même couleur de peau que nous de se comporter en proies aveugles.

Nous ne produisons pas en quantité et en qualité suffisante des hommes de religion et  des intellectuels capables de lire  les problèmes de la société avec un mental lucide et pointu. Nous avons face à nous des instruments inconscients de la  lutte idéologique que les experts de l’Occident poussent vers de fausses  prises de  position, vers des arguments fallacieux et vers un bricolent des outils de « salut national ». On ne peut croire que le simple  hasard fait converger les rhétoriques opposées,  les discours divergents et les cynismes des pensées inconciliables sur les impératifs   de la lutte antiterroriste mondiale.

Les intellectuels algériens et égyptiens, lorsque la situation politique et sociale les arrange, ils appellent  l’armée  à la rescousse pour défendre la démocratie dont ils veulent être  les représentants ex cathedra.  Mais lorsque la situation semble « maîtrisée » par l’armée au prix d’une guerre civile, les voilà qui conteste le pouvoir des militaires et qui s’imaginent que leurs artifices vont convaincre l’armée et le peuple (algérien et égyptien) de leur donner le pouvoir.  Ils croient qu’en saupoudrant leurs paroles de quelques « islam » par ci et par là  ils peuvent construire une crédibilité intellectuelle et une confiance populaire.

Le jour où l’école algérienne produire sa propre pensée, autonome, sans influence du regard de  l’Occident sur l’Islam et sans asservissement à l’instrumentalisation de l’Islam par les bureaucraties d’Al Azhar et les rentiers des monarchies du Golfe alors nous pouvons parler d’efforts intellectuels en direction du salut national.

Quelques chantiers 

Pour ne pas sombrer dans la même rengaine de la dénonciation de l’opposition,  nous faisons quelques propositions  Elles n’ont rien à voir avec la démocratie,  les schémas classiques de la France et ses visées post coloniales :

1 – Libérons-nous des faux clivages et du conjoncturel. Inscrivons-nous dans la démarche prophétique de la Réforme et du devoir de bon conseil pour Allah, Son Prophète, Son Livre, les gouvernants et les gouvernés. Ne soyons  otages ni de l’esprit partisan ni de la démarche « classiste » de l’oppositionnel contre le pouvoir, du soutien critique à ce pouvoir ou de l’auxiliariat du système. Restons autonomes et prenons de la distance sur les faits passés ou présents.

2 – Analysons les processus et leur devenir sans passion ni parti pris.

3 – Disons  à celui qui a bien fait tu as bien fait, et à celui qui a mal fait tu as mal fait.

4 – Réalisons ce que quelques-uns d’entre nous ont tenté de faire sans jamais pouvoir le réaliser faute de moyens, de compétence, d’écoute et d’encadrement : des observatoires, des lettres d’analyses, des monographies, des rencontres,  des propositions, des idées, qui font éveiller les consciences, qui apportent des solutions, qui répondent aux interrogations, qui témoignent.

Si les Prophètes ne peuvent nous servir de guide alors nous pouvons trouver exemple dans l’histoire de l’Europe à laquelle nous nous identifions. Machiavel a été présenté comme un être diabolique animé par le pouvoir, mais  pourtant il avait consacré sa vie à l’unité et à la grandeur de l’Italie. Il avait laissé cette expression pour expliquer ses efforts de  mobilisation des compétences au service de l’Etat et de la nation :

« C’est ton devoir d’honnête homme si, par le malheur des temps et de la fortune, tu n’as pas pu faire toi-même le bien, d’en donner aux autres des leçons, à cette fin que, bien des hommes en étant capables, quelqu’un d’entre eux, plus aimé du ciel, puisse le réaliser. »

5 – Montrons nos capacités à gouverner sinon apprenons  à gouverner en montrant l’alternative. Les braves gens du peuple, les fonctionnaires et les techniciens ainsi que les cadres honnêtes et nationalistes doivent garder l’espoir et voir qu’il y a d’autres manières de faire, de penser que celles des cooptés et des abrutis qui encombrent les espaces économiques et politiques de l’Algérie, et qui conduisent l’Algérie vers sa ruine. Il ne s’agit pas de convoiter le pouvoir des insensés ni les privilèges des cooptés, mais de faire son devoir.

6 – Faisons notre devoir et laissons la liberté aux  gouvernants et  gouvernés assumer  leurs responsabilités de nous écouter ou non et de nous suivre ou non, sans  les matraquer idéologiquement et médiatiquement. Notre responsabilité est d’éclairer les uns et les autres pour le bien de tous. Nous ne pouvons être au-dessus du Prophète (saws) :

{Si ton Dieu le voulait, tous les habitants de la terre deviendraient croyants. Peux-tu, toi, contraindre les hommes à être croyants ? Aucune personne ne peut croire si ce n’est avec la permission d’Allah. Il jette l’opprobre sur ceux qui ne raisonnent pas.} Younes 99 – 100

Notre vocation de musulman et notre destin d’Algérien, abstraction faite de  nos sensibilités politiques, de nos titres universitaires  et de nos  performances intellectuelles,  est de faire le bien et de mettre vos privilèges de savoir et de raisonnement au service de la libération de notre peuple et de notre pays. Si les gouvernants ne veulent pas nous écouter, sachons  que les Prophètes n’ont pas été écoutés, mais ils n’ont pas baissés les bras, et ils ne se sont pas contentés de dénoncer. Ils ont éduqués les gens et leur ont appris à être endurants et espérant. Ils ont refusés tout les arrangements d’appareils et toutes les formes de corruption ou d’intimidation.

7 – Il ne s’agit pas de faire des communiqués, mais d’organiser la pensée et l’action sociale, économique, culturelle, technique et scientifique au service de l’Etat, même si le pouvoir est corrompu, au service du peuple, même si ce peuple est soumis au matraquage médiatique et à la culture de la rente. Allah a promis qu’il ne laisserait pas vaine l’œuvre d’une femme ou d’un homme faisant le bien et agissant en solidarité de foi.

Il est impossible de gagner de la crédibilité et de la probité morale et intellectuelle lorsque nous assistons à l’instrumentalisation corporatiste dans la santé publique, l’enseignement supérieur, l’éducation nationale, pour tirer profit de la rente et négocier la paix civile sans que cela ne s’accompagne de mesures positives pour le malade, le scolarisé et l’usager de la chose publique.

8 – L’occident que nous idéalisons ou que nous diabolisons  a la vertu que nous transgressons lorsqu’il s’agit de notre pays : Dès que 2 ou 3 universitaires se rencontrent ils ont objectivement et subjectivement réalisé les conditions de la recherche et de l’ingénierie, même si les moyens leur font défaut. Nous nous contentons de dénoncer le système sinon de colporter les dires des gourous de l’Orient et de l’Occident.

Musulmans et algériens, il est attendu de nous ce qui n’est pas attendu des gens au pouvoir ou des gens du commun, car c’est par notre manière de raisonner et par notre champ de préoccupations que se fera la rupture avec le système d’inertie,  la culture de la rente, la colonisation des esprits, et la décadence des mentalités et des territoires.

Si chacun de nous tous avait accompli son devoir national, moral et religieux envers l’Algérie et les martyrs jamais nous n’aurions contribué,  par nos prises de position insensées,  au naufrage de l’Algérie.

{D’où nous provient ceci ? Dis-leur : C’est l’oeuvre de vos mains}

8 – Prenons garde à Allah : L’école et l’université algérienne sombrent. Montrons  les voies du salut. Nous pouvons   édifier des centres de formation, des universités populaires, des projets de réforme de l’éducation, de l’enseignement, de la santé publique, de l’économie, de l’urbanisme et de la formation. Ceux qui sont  écoutés en Europe, peuvent mobiliser des fonds au profit de la formation professionnelle et des coopératives de jeunes. Les fonds doivent être  mobilisés pour l’amour du bien et pour le bien de l’Algérien, nous ne devons pas en faire un conditionnel idéologique ou un préalable politique :

{Agissez ! Allah fera voir vos œuvres ainsi que le Prophète et les Croyants}

9 – Ne parlons  pas au nom des militaires, laissons-les assumer les fautes de nos jugements,  de nos errances,  de nos mauvais conseils et de nos confusions. Que chacun assume ses propres responsabilités et implore Allah que lui et les autres soient sur la voie du repentir et de la réforme.

10  – Prenons  garde à Allah : Ne restons  pas silencieux sur le drame libyen que nous avons  cautionné, ne restons  pas silencieux sur l’agression impériale et sioniste contre la Syrie. Le silence sur l’effusion de sang aura un prix rédhibitoire sur nos devenirs à tous.

11 – Arrêtons  de croire que l’émeute, la révolution, le clivage idéologique ou que l’histoire française soit notre référence pour construire un Etat de droit.  L’Occident a achevé sa post modernité et va contre le mur alors arrêtons nos fabulations et nos fantasmes. Le Coran, le Prophète et l’histoire passé ou présente montrent que l’empressement à vouloir changer les choses n’about pas au changement escompté et que souvent ce sont les opprimés qui payent de nouveau le prix de la promotion des parvenus au pouvoir. Certes, il est difficile tant pour l’intellectuel nourri à la modernité française et à la Révolution française que pour l’algérien privé de citoyenneté de supporter l’oppression, mais pour atteindre le bon port il faut la patience des Prophètes (saws) et s’en remettre totalement à Allah (swt).

12 – Ne faisons  pas du particularisme affiché par certains  kabyles un problème principal. Nous ajoutons  de la confusion et de la complexité. Nul n’a le droit de se placer sur le terrain des sensibilités  religieuses, ethniques, linguistiques lorsqu’elles risquent de faire voler en éclats le vivre ensemble, les valeurs communes, l’histoire identique et le même territoire. L’Empire et le sionisme sont aux aguets :

{Et prenez garde à une épreuve qui n’atteindrait pas uniquement  ceux qui ont été injustes d’entre vous. Sachez qu’Allah punit sévèrement.} Al Anfal 25

13 – L’Egypte c’est 85 millions de misérables affamés laissés à la merci des monarchies du Golfe. L’engagement humaniste et religieux c’est de demander que l’Algérie libère un ou deux milliards de dollars, bloqués à l’Etranger, pour venir en aide aux plus démunis, aux victimes de la répression. Nous aurons  fait œuvre humanitaire et acte politique hautement symbolique en interpellant l’Algérie qui semble avoir totalement disparue de la scène géopolitique. L’Algérie et ses intellectuels de l’intérieur ou de l’extérieur sont hors du monde. Ils ne pensent pas le monde et n’agissent pas sur le monde, ils sont pensés par le monde et phagocytés par lui.

14 – Il est vrai qu’un grand nombre de signataires apportent des éclairages « intéressants » sur l’Islamophobie, les caricatures blasphématoires, les symboles religieux. Mais la vérité, sans polémique, est que c’est le même schéma mental qui est dominant dans leurs analyses où l’Islam. Ainsi soit est renvoyé dans un enfermement spirituel de religion bouddhiste, soit on est mis dans un montage qui nous met en prises avec les problématiques séculaires de l’Occident. Impossible de nous émanciper de l’emprise idéologique de l’Occident et de sa production intellectuelle coloniale et orientaliste.

15 – Un concept, comme « la régression féconde » n’a de sens que si et seulement si il est vérifié par l’expérience des faits. Les faits montrent que vous vous êtes inscrits dans la régression de l’Occident et vous voulez faire féconder le monde arabe et musulman par son chaos. Les médias peuvent donner des titres de vertus, mais ils ne peuvent se substituer à la réalité du temps et de la géographie qui dévoile l’incohérence derrière la magie des mots, ses conséquences tragiques.

16 – Faisons un appel solennel pour mobiliser les Algériens contre le projet d’agression qui cible le monde arabe et qui  cible notre territoire, nos ressources, notre armée.

17 – Ouvrons un débat sérieux sur la réforme et le changement par la voie prophétique qui implique toute la société par des voies pacifiques, progressives et responsables.

 

Dernier mot

L’intellectuel est celui qui produit de la pensée inédite :

« Il ne s’agit pas d’apprendre des formalismes, mais d’apprendre à formaliser » Emmanuelle Kant.

Nous sommes loin de cette démarche.

 

 

 

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3 Commentaires

  1. Djilali 7 septembre 2013 at 20:35

    Si il y a un appel pour libèrer les intellectuels dirons-nous musulmans, Si il y a un appel pour libèrer les algériens dirons-nous musulmans, avec comme conséquence la libéralisation de l’Algérie c’est appeler le monde arabophone à se désolidariser à quitter la ligue anglo-arabo-judaoudienne ennemi de l’Islam qui est le seul support militaire par ses alliances diplomatiques et économiques par ses liens indéfectibles avec le dollar dont le pétrole garantit son imprimerie depuis que l’or noir a remplacé l’or jaune. L’unité doit se faire par la culture la religion l’économie, ce qui se passe dans le monde musulman est un drame prévu et prévisible non pas par des analyses politiques, c’est un fait, mais c’était prévisible par la position des musulmans qui, sans stratégie fondamentale islamique,
    ont vider la oumma de sa substance fraternelle. Sans vouloir être long, l’actualité sur la Syrie en dit long sur ce qu’est ou ce que devrait être un axe de la résistance et qu’avons-nous dans le petit monde arabo-judaoudien un défilé de collabos pour la médaille d’or du caniche en paille qui finira sous les bombes crématoires des organisateurs..

    • Omar MAZRI 7 septembre 2013 at 20:49

      @ Djilali

      Baraka Allah Fik.

      Vous avez absolument raison. Les faits sont là incontestables. Oui, le monde arabe et musulman devra être totalement repensé. La ligue arabe est une création des services anglais qui ont ensuite crée la ligue islamique pour contrer la ligue arabe. Le monde arabe moderne est une création artificielle.

  2. Mohand Tahar 8 septembre 2013 at 00:52

     » De la même manière on ne devient pas intellectuel en se taisant sur les agressions de l’Empire contre nos pays sous prétexte qu’ils sont mal gouvernés. I  » .

    Combien se vérifie ce que vous soulignez, à la lecture choquante, des appels à l’aide à cet occident nuisible (en réalité véritable appel au génocide de nos peuples) par cette cohorte « d’intellectuels » aveuglés par la haine vengeresse obsédante qu’ils vouent aux pouvoirs en place, ou par d’autres, prisonniers de leur corset idéologique matérialiste athée !

    Bien sûr, mon cher Maitre, je ne retiens pas de votre lucide et lumineuse analyse sur les causes de notre pathétique barbotage que ce passage, que non !, mais, la situation effrayante qui prévaut dans cette Syrie-martyre, peut-être à la veille d’un Blitzkrieg apocalyptique provoqué par cette armada aéronavale, bras armé des Mondialistes, fait que cet extrait que je reproduis, m’avait particulièrement interpellé car il illustre bien l’idiotie abyssale dont se rendent responsables et coupables ces mêmes « intellos » réduits à un ethno-masochisme suicidaire et pathétique !

    Mille merci de nous éclairer encore et toujours davantage sur la racine du Mal qui nous ronge et ouvre des boulevards à notre irréductible et fatale ennemi, anti-Dieu, sûr de lui-même et dominateur.

    Que Dieu nous garde .
    Respectueusement votre.

    Mohand Tahar

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