Islam  : Libération des opprimés

« Notre ami Bouteflika – de l’Etat rêvé à l’Etat scélérat » : vérité ou diversion ?

« Notre ami Bouteflika – de l’Etat rêvé à l’Etat scélérat » : vérité ou diversion ?
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Je suis tombé sur un article, en trois parties, du journal « le matindz »  intitulé «  Les dessous de la complicité Bouteflika – Émirats ». Ces articles font  l’apologie du livre « Notre ami Bouteflika – de l’État rêvé à l’État scélérat » ainsi que la publicité au directeur de ce journal Mohamed Benchicou président du collectif rédacteur du livre.

Je n’ai aucune sympathie pour ce journal qui n’existe que par le monopole de l’État sur la publicité qui distribue la rente aux journaux servant sa stratégie de communication. Si ce journal et tant d’autres du même gabarit devaient compter sur la qualité du travail d’investigation de leurs journalistes et de l’intérêt du peuple algérien pour leur contenu il y a longtemps que ces journaux auraient déclaré faillite et mis la clé sous le paillasson.  

Ce qui m’a amené à prendre la plume c’est la capacité de nuisance et de désinformation qu’il laisse dans l’esprit de jeunes en quête de scandales sur une gouvernance incompétente faute de se prendre en charge et de s’impliquer dans une dynamique de changement. Il y a une volonté délibérée de diversion qu’il faut dénoncer : Haqqoun ourida bihi bàatiloun (Une vérité dont la visée est de faire valoir le faux – Ali Ibn Abi Taleb)

Ce journal et le livre dont il fait la promotion ne donnent pas une réflexion sur la dynamique du changement, mais répondent en apparence à une logique commerciale de la presse à sensation et de l’opposition à dénonciation verbale, mais sans apporter du nouveau sur les pratiques du pouvoir qui n’échappent pas aux gens de la plèbe.

Lorsque 300 000 Algériens et l’Algérie avec son histoire, ses ressources et son avenir sont occis par l’incitation à la haine, à l’éradication et à la guerre civile par ce même journal et son directeur on peut se demander : quelle est la signification des milliards qu’aurait détournés le Président Boutelflika ? Ce journal dont la nature idéologique n’est plus le trotskisme, mais les affaires comme l’ensemble de la gauche algérienne même si Gilles Perrault appelé à la rescousse pour donner crédit et notoriété à leur livre a un passé notoire de trotskiste. 

Celui qui veut s’intéresser à  l’histoire du trotskisme verra comment ce mouvement a été souvent l’écran de dissimulation du sionisme et de la CIA. La meilleure illustration est le rôle des trotskistes en mai 68 qui a fait tomber le général de Gaule connu pour son refus de l’alliance avec l’OTAN, son refus du sionisme et sa politique d’une politique d’ouverture avec le monde arabe. L’histoire retient également qu’après l’offensive militaire de  Ho Chi Minh  en mars 68 contre l’armée américaine au Vietnam la France était chargée d’ouvrir les négociations entre l’Amérique et Ho Chi Minh en mai 68 et qui ont abouti à la conférence de Paris en 1969. Alors que le monde progressiste et les peuples des anciennes colonies venaient de découvrir ce héros vietnamien, les trotskistes français n’ont pas trouvé mieux que d’organiser une manifestation avec des drapeaux et des banderoles en hommage non pas à Ho Chi Minh, mais à Trotski. Pour Malek Bennabi qui avait analysé l’aspect idéologique des progressistes algériens et français qui refusent aux musulmans le débat idéologique, il y avait une supercherie sioniste et américaine pour faire imposer leur agenda dans une manifestation à la fois anti-impérialiste et  reconnaissante à la lutte du peuple vietnamien. On peut légitimement se poser la question sur la place d’un Trotskiste comme  Gilles Perrault dans un problème qui relève de l’Algérie et des Algériens.   Le talent, l’engagement,  la biographie et la bibliographie de Gilles Perrault ne sont pas des facteurs déterminants pour préfacer un livre écrit par des Algériens attaquant un président algérien en exercice même si ce président est illégitime, corrompu, autocratique. Il y a des principes à ne pas transgresser.

J’ai refusé que le général Khaled Nezzar  soit trainé dans un tribunal français ou suisse non par sympathie pour lui, mais par dignité pour mes proches qui sont morts pour la patrie et qui ont connu les camps d’internement durant la guerre de libération. Mon refus m’a fait rompre des amitiés solides et anciennes, car l’égard pour l’Algérie, nonobstant son État pitoyable et pour lequel Khaled Nezzar a une part de responsabilité, impose à tout algérien un sentiment patriotique libéré du patriotisme de canailles que certaines personnes dans le pouvoir, dans l’opposition et dans les médias algériens cultivent sans honte ni pudeur. Il n’appartient ni à la France ni à la Suisse ni aux États-Unis ni aux monarchies du Golfe d’interférer dans nos affaires internes : il y va de notre devenir, de notre dignité, de notre souveraineté même si celle-ci est lourdement mise en cause par les gouvernants. Si nous tolérons un instant, dans un livre ou dans une affaire de justice,  le droit de regard de l’Étranger sur une affaire relevant du droit algérien et concernant le peuple algérien, même si pour l’instant le droit et le peuple sont les plus grands absents, nous devenons des complices à l’ingérence étrangère qui est la nouvelle doctrine du nouvel ordre mondial pour nous asservir de nouveau. Musulman je crois en la justice divine : si l’État algérien n’est pas constitué pour rendre justice avec équité et impartialité, les responsables de crimes politiques et économiques, et d’atteinte à la vie des individus ne peuvent échapper à l’impunité de l’histoire et du Jugement dernier.

Enfin, il reste à montrer le paradoxe des trotskistes et des gauchistes algériens. Ils se sont convertis depuis longtemps à l’économie de marché et à l’affairisme qu’ils oublient dans leur analyse de recourir à la dialectique marxiste qui consiste essentiellement à analyser la dynamique sociale, politique, économique et historique d’un système, ses rapports avec la géopolitique, et ses contradictions. Il s’agit d’analyses de  processus pour comprendre et pour agir et non de prise de positions partisanes en faveur ou contre des individus. Les progressistes algériens, en rupture avec la culture dialectique et nationaliste des grandes figures du marxisme algérien  telles que Mohamed Harbi ou Hachemi Hajerès, sont   otages intellectuellement et moralement des appareils bureaucratiques dont ils sont issus et otages de leur culture d’éradication du peuple qu’ils ne pourront jamais représenter, car ils savent qu’ils sont désavoués par ce peuple sur le plan moral, religieux et idéologique. Ils savent qu’ils sont le produit d’un système qu’ils ont servi et défendu.

Je ne défends pas le président Bouteflika, dont le bilan n’échappe à personne et je ne vais pas faire de la surenchère sur la situation du peuple algérien. Je m’insurge contre la désinformation qui consiste à présenter un président ou un homme comme bouc émissaire de la catastrophe annoncée.  Nous savons tous que ce président est coopté par le système et s’il y a un devoir courageux de demander des comptes et de situer les responsabilités il consiste à analyser le système et les alliances nationales et internationales qui ont permis l’arrivée de monsieur Bouteflika et sa longévité alors que monsieur Boudiaf a fini tragiquement en direct et que le général Liamine Zéroual a jeté l’éponge.

Bien entendu les pseudos progressistes algériens, journalistes et écrivains,  ne nous diront jamais qu’ils ont constitué l’ossature de l’appareil bureaucratique de l’appareil d’État et des appareils économiques du secteur public dont sont issus le secteur privé parasitaire et la presse « libre » qui tous vivent de la rente de l’État et de sa corruption. Pourquoi alors se comporter comme les pharisiens accusant de fornication l’élément faible de la société juive et laissant les autres péchés dans l’oubli et le silence que Jésus est venu les réformer ? La réponse est simple et connue par tout le monde sans jeter l’anathème sur les pharisiens de l’Algérie post indépendance.

Elle est simple quand on sait que la bataille que se livrent les différents clans du pouvoir pour la rente et la prébende se fait par deux canaux : le terrorisme contre le peuple et la guerre médiatique.

Tout le monde sait pour qui roule notre presse indépendante. Elle ne roule pas pour l’État algérien ni pour le peuple algérien : elle roule pour un clan contre l’autre. Elle ne roule pas pour la souveraineté nationale et la résistance contre la prédation nationale et internationale, mais elle roule pour un enjeu stratégique contre un autre enjeu aussi stratégique.

Le premier enjeu stratégique :  L’Algérie après l’indépendance et jusqu’à la fin de l’ère Chadli était un terrain de bataille entre les nationalistes (toutes idéologies et tendances politiques confondues), les partisans du Makhzen marocain (une république monarchiste avec la même matrice politique, économique et sécuritaire que celle du Maroc) et le Hizb frança,  la cinquième colonne qui veut maintenir l’Algérie dans la francophonie sur le plan culturel et politique et le comptoir commercial sur le plan économique et géopolitique.  

Le second enjeu stratégique : Les mêmes acteurs jouent et toujours très mal à qui emmènera l’Algérie dans le giron américano-qatari saoudien ou dans le giron franco-européen. 

Si le second est classique et bien rôdé avec ses clercs et ses appareils au sein des médias, des appareils administratifs et économiques pour maintenir l’Algérie comme comptoir commercial de la France et de ses partenaires européens, le premier est « moderne » et en voie de puissance pour embarquer l’Algérie comme base coloniale de l’OTAN pour jouer le rôle de gendarme en Afrique et en supplétifs dans une prochaine guerre contre l’Iran. Cet axe nouveau repose sur le « soft powerment » de Brezinski qui accorde une large part aux islamo nationalistes, aux courants maraboutiques et aux anarchistes de l’Islam infantile qui sont mus par le désir de vengeance et par la quête de pouvoir.

Les arguments du « matin » et de monsieur Benchicou  sont tellement évidents et fallacieux que nous ne sommes pas dans un réquisitoire dicté par l’éveil de conscience de l’algérianité contre les droits bafoués et les richesses spoliées, mais dans une démarche de psychopathes qui ont peur d’un scénario qui les exclut du contrôle des rouages de l’État et du partage de la rente qu’ils ont patiemment et méthodiquement élaboré depuis la « révolution agraire » par le noyautage de l’administration et de l’économie.  Servant leurs intérêts idéologiques, linguistiques, politiques  et économiques ils ne peuvent pas attaquer la monarchie saoudienne ou qatarie de vassaux de l’impérialisme et du sionisme, car ils n’ont ni le courage ni le nationalisme qui défend la souveraineté du peuple et ses valeurs arabo musulmanes. Ils ont par contre la perfidie et la lâcheté de poignarder, comme à leur habitude, le peuple algérien en le frappant dans ce qui est sacré tout en faisant de la désinformation sur les origines et les acteurs du système de prédation de l’Algérie.

Ainsi, ce qui est à retenir dans leur détraction de Bouteflika et des monarchies est cette expression perdue dans le verbiage : « Algérie réorientée vers une engeance arabo-islamique. Le terme engeance signifie bien leur embarras qui témoigne de leur désespoir de conquérir le sommet du pouvoir et de leur  doute sur leur l’efficacité de leurs alliances classiques.

Ils savent qu’à terme l’Algérie ne leur appartiendra pas. Ils ont choisi la tyrannie, l’exclusion et le monopole au nom de la liberté et de la démocratie, le temps de rendre des comptes n’est pas loin. Bouteflika est déjà sur la voie de rejoindre son créateur qui lui demandera des comptes.  

Je les mets au défi, de ramener non pas Gilles Perrault, mais un institut de sondage compétent et indépendant pour définir le nombre de vendus de leur presse, le profil de leur lecteur et les rubriques consultées.

Je fais le pari d’un litre d’huile kabyle contre une olive palestinienne que la majorité des gens qui achètent leurs journaux le font pour consulter la rubrique sportive et la rubrique nécrologique. Le diction algérien s’applique bien à ces parasites saltimbanques de foire : Yakoul al Ghalla wa iyssab al Milla ( Il mange leur nourriture et puis insulte leur confession).  Il est plus que jamais urgent de se réveiller, car il y a le feu dans la demeure Algérie, les pyromanes et les corrupteurs sont plus nombreux que les réformateur. Un changement pacifié et accompagné sous le contrôle de l'ANP  qui s'engagerait  à respecter et à  faire respecter la Constitution et à rester en dehors des luttes partisanes et politiques est urgent avant que le changement ne soit pas imposé contre la souveraineté nationale.

Faisons du slogan "pour les idées et le débat" une réalité au service de l'Algérie.  

http://liberation-opprimes.net/notre-ami-bouteflika-de-letat-reve-a-letat-scelerat-verite-ou-diversion/

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14 Commentaires

  1. Lina 12 septembre 2012 at 06:11

    Cher Mr Omar Mazri, la finesse de votre analyse politique doublée d’ une indéniable honnêteté intellectuelle vous honore en vous insérant parmi les meilleurs enfants de l’ Algérie!

    Vous êtes une des rares plumes qui éveillent les consciences et donnent à réfléchir, non seulement sur les véritables enjeux affrontés par notre pays, mais aussi en démystifiant ces voix de la haine et de la fitna dans notre société. Bien que je n’ aie aucune sympathie pour ce président n’ ayant pour « capacité d’ homme d’Etat », que celle de la roublardise et d’ un égocentrisme mégalomaniaque, et donc néfaste pour le présent et l’ avenir de notre pays, il n’ en reste pas moins, comme vous le dites bien qu’ « Il y a des principes à ne pas transgresser » … Autrement dit, l’ honneur de notre identité arabo-islamique et nos valeurs patriotiques de Novembre 1954!

    Merci à vous, d’exister, surtout en ce temps des pharisiens de tous poils, écumant en Algérie, la traîtrise de leurs idéologies puisées dans le stratagème OTAN-sioniste.

    Votre fidèle lectrice

    • Omar MAZRI 12 septembre 2012 at 15:12

      Chère Lina,
      Votre commentaire m’honore et j’espère que l’Algérie retrouve sa vocation de majesté, de noblesse et de générosité que symbolise le palmier dont vous portez le joli prénom. Il y a sans doute des femmes et des hommes en Algérie qui ont plus de probité, de talent et de compétences que moi. Notre devoir à tous est de les faire sortir de leur peur, de leur isolement et de leur désespoir pour changer en bien sans précipitation ni improvisation ni esprit partisan, sectaire ou régionaliste notre grand et beau pays : Balad Tayyiboun wa rabboun Ghafour (un bon pays et un Dieu Pardonnant) que les vilains ont trahi et sali.

      Notre arme principal a tous : ne pas écouter les appels à la haine, les diversions qui noient le poisson dans l’eau, et soutenir et encourager toute proposition bienveillante et sérieuse de n’importe quel Algérien. Nous n’avons besoin ni de Gilles Perrault ni de l’Émir du Qatar ni des partis politiques. Nous voulons que les meilleurs d’entre nous nous gouvernent pour notre bien et leur bien dans ce monde et dans l’autre.

      Merci à vous.

  2. Samir 12 septembre 2012 at 12:49

    Salam alikom,
    Merci pour cet article. Pouvez-vous SVP m’éclairer plus sur le dernier paragraphe, si l’ANP lui-même n’est pas capable d’échapper à la lutte des clans et du piège des putchists de 1992, comment cette institution pourrait aider un tel changement si elle-même a besoin d’aide ? fraternellement.

    • Omar MAZRI 12 septembre 2012 at 15:00

      Salam Samir,

      Votre question est complexe et toutes les réponses que chacun de nous fera sur le passé, le présent et l’avenir de l’Algérie et de son armée resteront confuses et paradoxales devant la complexité, la confusion et les contradictions de l’Algérie. Toutefois pour comprendre le fond de ma pensée il faut admettre que l’ANP est le produit de faits historiques et sociologiques liés à la guerre de libération, à la situation psychosociale lors de l’indépendance et post indépendance. L’ANP détient de fait une partie du pouvoir et constitue la colonne vertébrale du pays que nous le voulions ou non. C’est notre histoire propre. L’ANP reste algérienne, ce n’est pas une armée d’occupation ni une armée de clan. Elle est populaire même si certains de ses chefs se comportent en caste intouchable. Elle est algérienne et populaire et reflète exactement les mêmes confusions, mes mêmes paradoxes et les désirs contradictoires de la société algérienne et des autres corps comme le corps médical, enseignant, syndicalistes, politiques, intellectuels et autres. L’armée se distingue des autres par un certains nombre d’éléments.

      Elle est uniforme par le métier des armes, par la discipline miliaire et le respect de la hiérarchie, elle est un corps constitué bien organisé sur le plan organique, administratif et technique, ce qui n’est pas le cas des autres corps. En tant qu’institution de fait elle est mieux organisée et moins corrompue que les institutions civiles y compris la Justice, la présidence, le gouvernement et l’assemblée nationale. En plus de la légitimité historique, sociologique et du monopole des armes elle se distingue donc par sa capacité d’organisation, de continuité.

      Je ne t’apprendrais rien qu’étant le seul corps légitime et organisé elle se donne la mission d’arbitrer et d’interférer dans la vie civile et politique. Il ne s’agit ni d’idéaliser ni de diaboliser l’ANP, mais de dire les faits et leur configuration. L’armée a donc pris l’habitude, aidée en plus par les faillites lamentables des civils et des politiques, de se comporter avec mépris envers les civils et de se considérer comme tutelle de l’Algérie. Sur ce plan elle porte une part des responsabilités qu’elle partage avec les politiques algériens qu’ils soient auxiliaires du pouvoir ou dans l’opposition infantile et stérile.

      L’ANP de par sa place historique, sociale et politique est aussi la visée de l’Étranger pour quatre raisons : Il ne veut plus d’une armée forte dans le monde arabe (voir le cas irakien et ce qui se passe en Syrie), il ne veut pas de corps constitué fort, organisé et pesant politiquement et idéologiquement dans l’Algérie visée par la prédation internationale, il a un contentieux historique avec l’ALN qui reste le vainqueur du pacte de l’OTAN et dont l’ANP est l’héritière, il veut des appareils sécuritaires et des bases militaires pour maintenir sa domination impériale et empêcher tout renouveau sérieux et crédible de l’Islam doté d’une armée, d’un peuple fort et de ressources stratégiques.

      Ces quatre raisons en plus des contradictions internes à la société algérienne qui se retrouvent bien entendu dans l’armée font que l’ANP par la conduite insensée et précipitée de certains de ses chefs se trouve aux premières lignes dans le processus d’interruption du processus électorale et les dérives sanglantes qui ont brisé le développement de l’Algérie déjà mis à mal par une libéralisation rapide et des réformes sans assises populaires et politiques et sans soutien de l’ANP dont certains de ses chefs et leurs vassaux dans la société civile, dans les appareils bureaucratiques de l’État, dans les médias, et dans les rouages du commerce et de l’économie étaient farouchement opposés aux réformes et à la démocratisation du pays. Sans porter de jugement moral, nous sommes devant un processus inéluctable qui nous a conduit à cette situation.

      Dans ce panorama on peut alors se poser la même question que vous : « si l’ANP lui-même n’est pas capable d’échapper à la lutte des clans et du piège des putchists de 1992, comment cette institution pourrait aider un tel changement si elle-même a besoin d’aide ? »

      – l’ANP a peut-être tiré des leçons sur ces 20 ans,
      – Sa modernisation exige l’acquisition et l’emploi de systèmes d’armes sophistiques appuyés par une nouvelle doctrine de guerre et une organisation de pointe sur le plan logistique, géostratégique et tactique. Ceci passe par une professionnalisation pointue de ses personnels et de ses services. Ce passage à une armée de métiers est incompatible avec la main mise sur la vie politique et sociale. Cependant l’armée ne viendra jamais dire aux civils je vous donne le pouvoir.
      – L’ANP a sans doute tiré des leçons sur les changements stratégiques qui mettent en péril la souveraineté nationale déjà chancelante. Il ne faut pas sortir des instituts de stratégie pour comprendre que l’encadrement de l’armée subit des pressions, des intimidations et des menaces. J’ai écrit longuement et suffisamment sur ce thème. Les Algériens naïfs croient que l’interpellation de Nezzar répond à des considérations humanistes et juridique, alors que celle-ci est commandée par ceux-là même qui lui ont demandé d’interrompre le processus électoral et de faire prendre tous les risques à l’ANP et à l’Algérie dans une stratégie menée pour les quatre raisons évoquées ci-dessus…

      Ce qui nous amène à la lutte des clans qui remonte à la guerre de libération nationale et plus loin encore au moment de la naissance du mouvement national avec sa maladie mortifère : le zaïmisme. L’armée ne peut continuer à arbitrer et à être elle même le jeu des luttes de clans. Même si son intervention dans le processus electoral est à déplorer sur le plan démocratique, religieux et moral, cette intervention a montré que l’armée reste unifié, solide et organisée. Dans le malheur on peut dire qu’à quelque chose malheur est bon. En effet le dernier rempart contre l’éclatement et le déchirement du pays par son démembrement ou par une guerre civile reste l’armée qui l’empêche par son unité. Le plan diabolique était de pousser l’armée à se diviser et nous devons objectivement imaginer le désastre si des factions de l’armée menaient une guerre les unes contre les autres. Les morts seraient en millions.

      Tout ceci m’amène avec probité morale et intellectuelle ainsi qu’avec attachement indéfectible à l’Algérie qu’il faut aider l’armée à sortir du guêpier dans lequel les négociants du sang algérien l’ont mise. Allah est témoin de mes efforts, des risques pris, et de ma situation sociale actuelle de survie alimentaire, pour contribuer à restaurer la paix et la réconciliation en Algérie. Chaque goutte de sang versé sur notre terre est un non seulement un sacrilège, mais un dédouanement des crimes du colonialisme qui n’aura bonne conscience que lorsque nous aurons payé le tribut du sang de nos désaccords faisant oublier ses crimes ainsi que ses visées néocolonialistes.

      L’armée devra fatalement aller vers une clarification de sa vocation par exigence historique et il y va de sa survie et de sa compétence. Si elle ne le fait pas c’est dommage pour nous tous. L’armée ne pourra le faire que si émergent des hommes aptes à gouverner en pacifiant l’Algérie et en la mettant sur les deux rails : résistance contre les visées néo-coloniales, et édification nationale. L’urgence est de mettre fin aux clivages secondaires et de revenir aux principes du premier novembre 54 actualisés. Les partis classiques dans l’opposition ou dans la vassalisation ne peuvent apporter une solution crédible et d’ailleurs le peuple ne les suivra pas. Il existe des Algériens qui peuvent fédérer un front de résistance et d’édification nationale ainsi que faire bloc solidaire autour de l’ANP pour ne pas la laisser seule face à l’OTAN ni la laisser sous les sirènes et les pyromanes du matin, de liberté, d’al Watan et leurs donneurs d’ordre.

      Il y a urgence. La réponse à votre question est dans un dicton que les managers de civilisation emploient : « aidez-moi à vous aider ». Il est temps de sortir de l’enfermement que l’histoire et l’idéologie nous ont imposés : opposition civile-militaires, islamistes-non islamistes, partisans-insouciants. L’Algérie appartient à tous sans exclusive ni exclusion selon l’expression du défunt Abdelhalmid Mehri.

  3. Youcef 12 septembre 2012 at 16:12

    La nature à horreur du vide et l’immobilisme politique imposé par les clans mafieux Algériens est un énorme vide qui finira par déchaîner les forces de cette même nature pour remplir ce vide. à ces clans mafieux de choisir entre la manière souple et limpide de laisser passer la société Algérienne vers une vraie démocratie où d’être forcé de quitter la scène par une explosion sociale dont tout les ingrédients sont fin prés et n’attendent qu’une étincelle pour l’enclencher et à ce moment là, ils rediront ce qu’a dit le Pharaon lors de sa noyade !
    Allah yehdi ma khleQ ,

    • Omar MAZRI 12 septembre 2012 at 16:30

      @ Youcef

      Oui, la nature a horreur du vide comme un territoire, un esprit ou un coeur qui doivent être occupés par le bien et la beauté ou par le mal et la laideur.  C’est une vérité implacable qui guide aussi notre conduite et notre positionnement par rapport au changement.

      {Et Il vous A Fait hériter leur terre, et leurs demeures, et leurs biens, et une terre que vous n’aviez jamais foulée. Allah A toujours Été Omnipuissant sur toute chose.}

      Si nous soutenons l’occupation du vide par l’explosion sociale et l’improvisation nous reférons un autre octobre 88 ou une autre décénnie rouge et noire et les conséquences n’en seront que plus dramatique. La même loi dialectique nous impose d’occuper le vide non pas la violence, mais par la réforme de soi et la réforme de la société puis de l’ensemble des appareils politiques, militaires et administratifs. La réforme n’est pas une affaire de guerre civile ou de violence qui amène le chaos mais l’affaire de réformateurs. Dès qu’Allah verra en nous des réformateurs Il nous donnera pouvoir, indépendance et prospérité dans notre territoire. Toute effusion de sang, même au nom de la réforme n’amène que ruine et désolation :

      { Il ramènera des gens qu’Il aime et qui L’aiment}

      Oui Pharaon a été anéanti comme ‘Ad et Thamoud. Mais le trait d’union entre Moussa, Houd et  Salah est la patience et la réforme. Aucun d’eau n’a incité à la violence sociale ou à fonder un parti ou à une rebellion armée. Comme Noé leur invocation est d’abord un appel à la réforme et comme Noé lorsqu’ils n’ont pas été écoutés alors il ne reste qu’au destin d’intervenir par cete imploration :

      فدعا ربه أني مغلوب فانتصر

      {Il a invoqué son Dieu : Certes, je suis vaincu, à Toi de triompher}

       

  4. Samir 14 septembre 2012 at 03:49

    Salam Ostad,

    Merci de votre réponse rapide. je comprend votre pensée que je partage largement mais je reste septique par rapport au role de l'ANP dans la politique civile du pays. Je pense que mettre le destin du pays encore une fois entre les mains de cette institution est très risquè, pas à cause des gens des bonnes personnes à l'interieur de cette institution mais à cause de sa hiérarchie et la nature de sa formation,et idéologie, les seuls militaires qui ont appris la leçon sont ceux qui ont vraiment partagé la souffrance du peuple, certains de cett hiérarchie ne savent même pas ce que sait l'eau de Saida !

    Je ne prône pas une révolution même si elle est pacifique car je pense vraiment que sa sera une autre décennie (Allah waalam sa couleur) mais en même temps je ne suis pas pour une ANP politisée.

    ''Elle est uniforme par le métier des armes, par la discipline miliaire et le respect de la hiérarchie, elle est un corps constitué bien organisé sur le plan organique, administratif et technique, ce qui n’est pas le cas des autres corps……… de continuité''.

    De part sa nature, citée dans votre paragraphe, cette institution ne doit jamais intervenir dans la politique du pays surtout quand cette dernière devient trop politisée les risques des coups d'états, de tous genres, augmentront automatiquement, c'est une réalité et c'est je ne vous apprends rien en ce qui concerne la sociologie militaire. Effectivement, le respect de la hiérarchie est une  chose capitale quand cette hiérarchie est réspensable, consciente et ne tombe pas aussi facilement dans la manipulation de certains (les tracts made in DRS qui faisaient référence à la liste de généraux à juger une fois le FIS au pouvoir). Surement, depuis beaucoup de militaires ont compris la leçon, le constat (le mien bein sûr) est le suivant a voir et enttendre certains détachés militaires dans nos ambassade occidentales comment ils racontent leur exploit durant la décennie (tuer, torturer des suspects même pas des terroristes) je me pose de serieuses questions sur la nature de leur (récompense) fin de carrière ! à l'opposé ceux qui ont pas eu des bonnes stats durant la même periode ne connaissent que les pays du Sahal ou l'Afrique noire en fin de carrière et tant mieux pour eux.

    L'histoire nous a appris que les frères musulmans qui ont fait confiance a Djamel Abdelnacer l'ont payé très cher, même Malek Bennabi (Allah yarahmou) s'est trompé, au début, sur son compte. Ce qui me ramène à citer un de nos paradoxes, certains amis de ma génération (de bonnes familles aussi, comme celle de Djamel Abdelnacer) qui ont choisi une carrière militaire et avec qui nous avons fait nos premiers pas à la mosqué, à jeune age, se dévisent en deux catégories dont la meilleure et celle de personnes isolés de la société civile, des personnes loin du changement corps et âme à l'image de notre peuple, enfin de compte.

    En Algérie, aucune personne n'a l'audace de dire ''c'est assez!'' tout le monde se dit en recherche d'équilibre, cet équilibre que l'Algérie trouvera une fois que les puits de petrole s'arrêteront de pomper. En attendant, Ostadi el karim, un médecin que je connais a eu un rappel de 400 millions de centimes et prochainement la nouvelle loi de  retraite des militaires sera révisé et …., il y a de quoi devenir fou dans ce pays en cherche d'équilibre (la paix social a n'importe quel prix !) la vérité doit être dite aux gouvernants et gouvernés ''faites vos devoirs'' avant de demander vos droits en commençant par les personnes à grande responsabilité et en descendant aux toutes petites. Notre Algérie vie, après 50 ans d'indépendance, une situation chaotique, une colonisation scientifique comme disait Mehri (Allah yarahmou), avec tout le respect que je vous dois M. Mazri je ne peux partager la continuation de la militarisation de la politique algérienne. Si le civile  est censé mettre au point la politique globale du militaire, dont ce dernier n'a pour rôle que mettre sa stratégie militaire, comment l'ANP peut se mettre au-dessus du civile !
     

    • Omar MAZRI 14 septembre 2012 at 21:45

      Vous me dites :
      « Je pense que mettre le destin du pays encore une fois entre les mains de cette institution est très risquè »
      Je vous réponds : je ne mets rien du tout si ce n’est le constat réaliste imposé par l’histoire et la sociologie. L’armée est une donnée incontournable de la réalité algérienne. Outrepasser cette réalité c’est tourner en rond. Il faut faire avec. Par ailleurs les clivages idéologiques sont tellement grands et les contentieux linguistiques, culturels, politiques et économiques tellement ancrés dans la culture  politique qu’il y a danger en la demeure. Il est navrant de voir que personne dans le pouvoir ou dans l’opposition ne tire leçon sur la tragédie de 92. La même haine et les mêmes agents de la Fitna sont toujours aux aguets. A ces menaces intérieures conjugués aux tares du zaïmisme, du messianisme politique, de la deliquescence de la société, et  aux oeuvres sataniques du nouvel ordre mondial la situation risque d’échapper au contrôle. Seule une armée forte et participant au processus de démocratisation de la société peut éviter le pire. Il ne s’agit pas de donner quoique ce soit à l’armée qu’elle n’a déja. Il faut l’aider à sortir de ce rôle et de s’occuper du métier des armes et de la défense nationale. Elle doit sortir progressivement  et  il faut l’aider à sortir. La première aide c’est  de lui reconnaitre ce rôle dans la transition sur une période de 4 à 8 ans. L’armée doit être politisée pour jouer son rôle constitutionnel. Elle ne doit pas être partisane. Elle doit avoir trois mission à moyen terme : défense nationale avec encadrement de la défense populaire, défense de la Constitution, défenses des valeurs et du patrimoine national. Ce n’est pas évident. C’est une partition qu’il faut écrire et jouer comme une symphonie jusqu’à ce que Allah nous prenne dans sa miséricorde et fasse dégager les mauvais pour laisser la place aux meilleurs qui vont servir à titre de militaires ou de civils le peuple algérien.

      En parallèle à ce rôle reconnu à l’armée. Les femmes et les hommes sincères et compétents et tout particulièrement les jeunes doivent s’engager de nouveau dans la politique sans esprit partisan et sectaire. La ligne idéologique de  démarcation pour la prochaine décennie devrait être un sursaut, un salut national pour la résistance contre les appétits du néo-colonialisme et pour l’édification nationale (développemet, justice et solidarité nationale).  Je suis persuadé que la meilleure forme reste la république avec trois pivots : mettre en place l’Etat de droit et les instiutions impersonnelles,  un fonctionnement démocratique qui prend sa source et sa dynamique des assemblées citoyennes qui doivent voir le jour dans les quartiers, les villes, les dairas, les wilayas et au niveau national en dehors de l’esprit partisan, le peuple doit garder la liberté et l’initiative économique et informationnelle par la création de coopératives de production et de services, de mutuelles de crédit et de fédération par secteur ou par branche et par région de ces initiatives crétrices d’emploi et de revenus hors hydrocarbure.

      Vous me citez Malek Bennabi. Je ne pense pas qu’il se soit trompé. Sa vision était la plus saine et la plus efficace : elle s’inscrit dans l’efficacité, la dimension civilisationnelle et les contraintes géopolitiques. Il a souffert avant, pendant et après l’indépendance. Sur les Frères Musulmans il ne s’est pas trompé. Celui qui étudie l’Islam dans la perspective civilisationnelle et médite la patience et l’endurance des Prophètes il comprendrait notre impasse. La première est que très peu de savants et d’intellectuels disent au tyran tu es un tyran. C’est au savant de le dire car il est héritier des Prophètes. Il ne s’agit pas d’appeler les gens à la Fitna. Lorsque le gouvernant, tyran, fait quelque chose de bien il faut le soutenir non car c’est un tyran, mais parce l’Islam ordonne de faire le bien et de soutenir le bien. Lorsque le Tyran ordonne de faire le mal, il faut refuser, démissioner, entrer en prison, fuir, mais ne pas tuer, ne pas voler, ne pas torturer. Malek Bennabi et je partage son analyse a vu les conditions historiques, sociologiques et géopolitiques qui ont donné naissance à nos gouvernants. Ils nous ressemblent et croire que nous sommes mieux qu’eux c’est faire la politique de l’autruche ou aller à l’anarchie ou au desespoir. Ils sont de nous et nous sommes d’eux. Nous avons les mêmes défauts. Observe les Frères Musulmans en Algérie ou certains cadres du FIS. A l’exception de ceux qu’Allah a pris dans sa miséricorde ils sont dans les affaires, la corruption, l’arrivisme, l’injustice. Ceux qui sont au pouvoir nous sembles les pires car le pouvoir leur permet de se montrer dans leur véritable nature. Le reste, privé de pouvoir, porte en lui les germes de l’injustice, du népotisme, de la corruption. Jamais Allah ne donne le pouvoir d’une minorité de brigands et de mécréants sur une majorité de vertueux et de réformateurs.  Réformons-nous, soyons réalistes et agissons pour Allah et non pour la vie mondaine, alors Allah qui a fait le serment qu’il nous donne la terre en héritage, nous debarassera de ces voyous.

      Je comprends la rancune, le ressentiment, mais nous devons les vaincre et comme Youssef du fonds de son puits ou du fonds de sa prison rester des réformateurs. C’est cette attitude de Youssef qui  a mis sous ses pieds le royaume d’Egypte sans assistance des droits de l’homme, des partis politiques. C’est la même chose pour Moussa. Salah, Houd, Chou’aïb qui n’ont pas déserté et provoqué de la Fitna ou appelé les étrangers à leur aide. Les généraux et les assassins algériens ne sont rien devant la puissance de Pharaon, de ‘Ad et Thamoud. Nous vivons une épreuve terrible, mais moins cruelle que celles des Bani Israël. Leur solution est la notre, elle est  dans la patience,  la réforme de soi individuel et collectif ainsi que la Taqwah.

      C’est vrai : la situation est compliquée, intolérable. Elle est l’aboutissement logique et malheureux de plusieurs facteurs. L’urgent et le décisif du point de vue islamique est notre changement.  Nous avons connu les coups d’etas, les éléctions et la violence armée. Il nous reste la voie des Prophètes
       

  5. Ahmad 14 septembre 2012 at 17:22

    Mr Mazri, je viens de vous découvrir et vous parlez trop de votre personne.

    • Omar MAZRI 14 septembre 2012 at 22:46

      @  Monsieur Ahmed

      Il y a une différence fondamentale entre l’ego et l’ipséité.

      Je ne parle pas de moi, car je ne suis pas entrain de raconter ma vie privée ni faire éloge de ma biographie.

      Je suis un individu qui parle en son nom personnel avec son nom et son prénom réels  de choses vraies qui concerne un pays bien réel, l’Algérie, et des journaux de Fitna bien réels. Le jour où je serais un grand commis de l’État j’utiliserais le nous. Le « Je » illustre ma position d’homme indépendant.

      Par contre votre remarque n’est pas de l’ipséité mais de l’ego blessé qui veut porter atteinte au  droit à l’expression libre . A vous suivre on devrait s’effacer et se taire pour ne pas géner votre confort. Peut-être devrais-je  devenir  un clandestin ou un anonyme et dire on a dit, sidi a dit…

  6. Samir 15 septembre 2012 at 06:08

    Monsieur Mazri merci énormément de votre commentaire et votre patience avec moi j’avoue que j’ai mal compris votre position par rapport au rôle de l’ANP et tant mieux car ça m’a permis de comprendre bien des choses, HamdolAllah.
    Barak Allah fikoum de publier ce que j’ai écrit car ça reflète vraiment un espace de dialogue et de libre expression.

  7. beydawy 3 janvier 2013 at 16:33

    ” Un changement pacifié et accompagné sous le contrôle de l’ANP qui s’engagerait à respecter et à faire respecter la Constitution et à rester en dehors des luttes partisanes et politiques est urgent avant que le changement ne soit pas imposé contre la souveraineté nationale.”
    Il me semble rêver !Un fleuve de bla-bla pour un ” Ya Ka “…..
    On attrape bien les mésanges en leur mettant une pincée de sel -qu’il soit gros ou fin,est sans importance- sur la queue ,ça un enfant le sait ,mais pour amadouer l’ANP et l’amener à de bonnes dispositions ,on la dépose (la pincée de sel) sur la terrasse du MDN ou quoi ?
    Mr Mazri pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?Tant qu’à faire soyez gentil….
    Donnez nous juste le mode opératoire et on ne vous embêtera plus….Promis ,juré.

    • Omar MAZRI 4 janvier 2013 at 18:19

      @ beydawy

      Salam, mon cher monsieur je maintiens ce que j’ai dis. En effet le pire des « créatures » en Algérie sont les Trotskistes, les gauchistes et les pseudo démocrates qui ne sont pas représentatifs du peuple algérien et qui non seulement ont dit qu’ils se sont trompés de peuples, mais qu’il faut changer de peuple. Pour changer de peuple ils ont poussé l’ANP dont les djounouds, les sous officiers et les sous officiers issus du peuple à entrer en guerre contre le peuple. L’armée n’a pas redonné le pouvoir à ces suceurs de sang, ils osent maintenant dénigrer l’ANP et le pouvoir algérien qu’ils ont infiltré comme des taupes malfaisantes et ingrates.

      Par ailleurs ce serait un leurre, une obscénité, une imposture que de croire changer l’Algérie en imputant à l’ALN ou à l’ANP la faillite du pays comme si leurs membres viennent d’une planète malfaisante alors que nous autres les civils nous faisons de la planète des anges et des bienfaisants.

      L’armée depuis l’Émir Abdelkader et le Bey de Constantine comme symboles de la résistance est au cœur de l’idée de nation algérienne. Elle est un fait historique, culturel et social et ni vous ni moi ni un utopiste « révolutionnaire » ne va gommer cette réalité. Il faut prendre l’Algérie comme elle est et faire avec pour ses contradictions et ses héritages et ne pas les gommer par un trait de plume ou en imitant la révolution française ou l’Eta nation européen.

      C’est comme ça. C’est le blabla des laïcs rejoint par celui des islamistes infantiles qui a conduit l’Algérie dans une impasse. Je n’ai pas la prétention d’apporter une solution : la solution nous appartient à tous si nous revenons à la réalité.

      Le changement ne passe pas par la domestication de l’ANP, mais par le changement ontologique et social de l’Algérie. L’urgence en ce moment de restructuration du monde arabe est de faire front uni contre l’Empire et de négocier un changement salutaire pour les générations à venir sinon l’Algérie sera partitionnée. Elle est suffisamment fragmentée. Sa fragmentation est imputable davantage à l’esprit atomiste de l’Algérien et à l’incompétence des politiques algériens qu’au seul rôle de l’armée dans la vie politique et économique.

      Cher monsieur, je ne détiens pas la vérité, je la cherche par amour de cette vérité, par amour de mon pays. Sans cet amour j’aurais pris le chemin de ceux qui font sensation dans l’insenséisme ambiant : gagner de l’argent en faisant fi de la morale ou gagner de la notoriété en insultant les généraux en faisant fi de la réalité. J’ai choisi un autre chemin moins facile. Plus tard, inchaallah, vous comprendrez la cartographie et la destinée de ce chemin.

      Bien à vous.

  8. Masensen 12 septembre 2014 at 16:32

    En vous lisant, je comprends aussi votre haine à ce qui est réellement algérien : sa berbérité façonnée par les civilisations des autres. Vous dénoncez ce que vous avez exactement fait : prendre une petite partie d’un livre pour s’en servir d’arme de manipulation du lecteur. En fait, vous n’avez rien inventé: en lisant les premiers mots j’ai su que vous êtes un arabo-islamiste pur et dur. Un peu frère musulman, un peu baasiste mais trop populiste. Je vous rappelle une seule chose c’est que ce que vous appelez « valeurs arabo-islamiques » sont aussi importées et injectées par l’école. Il n’y a jamais eu de maquisards en barbe ou en Qamis ni hidjab. Les Oullémas ont soutenu la France au début de la guerre alors que Abdelkader a carrément trahi son pays. La guerre d’Algérie a été préparée par de gens de gauche et menée par une majorité de berbères. Vous vous êtes attaqué aux journaux francophones en fermant les yeux sur les journaux arabistes et islamistes voyous à la limite de la prostitution comme Ennahar ou Echourouk. En somme vous êtes pire que ce que vous dénoncez.

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