Islam  : Libération des opprimés

Tag sur tag et malheurs aux Arabes

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L’Administration américaine a réussi sept coups de génie :

1. Ordonner à l’Arabie saoudite de financer la résistance afghane contre l’occupation bolchévique tout en laissant cette résistance divisée sur les postes de commandement et sur les programmes d’avenir.
2. Ordonner au Qatar d’héberger et de prendre en charge Youssef Qaradhawi et le futur staff du remodelage idéologique de l’orthodoxie sunnite.
3. Ordonner à son armée, à ses juges et à ses médias de couvrir Guantánamo pour inspirer la terreur et obtenir des concessions
4. Ordonner à l’armée égyptienne de s’estomper devant les Frères Musulmans.
5. Ordonner au monarque du Maroc et à son Makhzen de nommer un gouvernement « islamiste ».
6. Ordonner à ses réseaux et à ses vassaux de donner crédit, assurance aux mouvements islamistes et d’oublier un peu les mouvements laïcs. L’Amérique récupère la haine, l’esprit de revanche et les divisions internes des mouvances islamiques et se débarrasse des laïcs qui ont échoué dans leur passage de l’économie de pénurie à l’économie de marché faute de compétences et de soutien populaire.
7. Ordonner à Israël de supporter Mechaal à Gaza et son discours sur la résistance destinée à la consommation affective des Arabes fonctionnant à l’émotionnel et à l’autosatisfaction.

Pour chacun des sept points réalisé au profit et par l’Empire, les vassaux et les insouciants perdent l’équivalent en multiple ou en puissance sept. Nous ne voyons pas ses points se nouer comme un canevas qui tissent nos malheurs futurs, car Satan a le pouvoir d’enjoliver la laideur.
Les naïfs et les irresponsables horrifiés par ce qui se passe vont crier de nouveau : islam fasciste, islam réactionnaire, islam consumériste, islam politique sans culture politique et géostratégique. Ils oublient qu’ils sont en train de récolter ce qu’ils ont semé comme politique d’exclusion, d’abrutissement, d’éradication et de diabolisation.

Les cyniques aux aguets s’imaginent que c’est le meilleur moyen de se débarrasser de l’Islam politique : voir les mouvements islamiques se radicaliser et se montrer sous les visages attendus d’eux : cruauté, incapacité à gouverner et luttes intestines pour le pouvoir et la domination idéologique ou doctrinaire d’une faction sur une autre.

Les « Islamistes » convaincus de leur bon droit et confondant la manne céleste avec le leurre satanique jouent la pièce diabolique à fond : ils réalisent les desseins de l’empire et du sionisme. Ils déchirent, comme cela était prévisible dans l’échiquier américain, ce qui reste de relativement unis sur le plan des mentalités collectives et des espaces géographiques ; ils génèrent la méfiance qui accroit la haine et le peu de compassion des non musulmans réconfortés dans leurs préjugés sur l’Islam diabolique ; ils provoquent de la méfiance au sein des populations musulmanes qui ne sont pas préparées à des changements violents ou pacifiques vers l’inconnu.

Bien entendu le monde arabe succombe depuis trop longtemps à l’injustice des uns et au maraboutisme des autres pour disposer de grille de lecture ou de moyens de résistance. Comme une aiguille aimantée attirée et orientée par un champ magnétique les Arabes, gouvernants et gouvernés, islamistes et éradicateurs, savants et ignorants, larbins et zélés vont se retrouver une fois de plus les artisans de leur insenséisme et de leur marginalisation dans l’histoire des hommes. Cette fois-ci ils vont produire les néo harkis du néo colonialisme pour contrer non seulement l’Iran, mais l’axe Moscou-Pékin qui tente de faire émerger un nouveau pôle qui met fin à l’hégémonie impériale.

Tout ce qui ne change pas par lui-même sera inévitablement changé par les autres et au profit des autres. Les Musulmans vivant en Europe vont se réveiller dans quelques années dans une persécution inégalée dans l’histoire humaine. Une fois que l’Empire aura achevé sa mission, il laissera les Européens régler leur contentieux avec les Musulmans arrogants et bruyants. Que les gens braves, hommes et femmes, veillent dès maintenant à l’avenir de leurs enfants et à leur fréquentation. Il n’y a pas de Hijra possible car aucun lieu ne sera sur et prospère :

{Allah vous soumet cette parabole : Une cité vivait dans la paix et la quiétude, elle recevait sa subsistance abondante de toute part, mais elle s’est montrée ingrate envers les bienfaits d’Allah, alors Il leur a fait subir un aspect des affres de la faim et de la peur en conséquence de ce qu’ils ont commis. Et il leur vint, en effet, un Messager de parmi eux, puis ils le démentirent. Alors ils furent saisis du châtiment tandis qu’ils étaient injustes.}

Le monde musulman a perdu la raison : il se livre totalement à celui qui les a mis en servitude. C’est sans doute l’annonce du retour d’Aissa le Messie le fils de Marie. Il est fort probable que nos savants, nos intellectuels et nos chefs de partis islamiques seront du côté du Dejjal, le Messie imposteur, car trop imbus de leur ignorance et de leur haine ils ne peuvent plus voir la vérité ni comprendre les Signes. Le Messie a déjà annoncé que les imbéciles ne récolteront rien de bénéfique car ils n’auront rien semé pour leur bonheur dans ce monde et leur salut dans l’autre.
En effet les Arabes et les Musulmans, de tous bords et à chaque niveau de responsabilité, n’ont pas investi dans l’avenir, la connaissance et la défense de leurs intérêts. De gauche à droite, de haut en bas et de l’islamiste à l’anti islamiste, ils ont vécu comme des rentiers. Toutes les rentes ont été dilapidées : pétrole, religion, nation, histoire, révolution, diplôme, arabité, berbérité. L’heure de vérité approche à grands pas : récolter la poussière que nous n’avons semée.

Aux utopistes et à ceux qui cherchent une Hijra, une Dawla islamique ou un village de Hossein Imrane pour se réfugier contre le Dejjal méditez ces paroles d’Evangile faute de méditer le Coran devenu ésotérique, confisqué par les marchands du temple et les savants de l’égarement :

« Voici, disait-il, que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux, étant venus, ont tout mangé. D’autres sont tombés sur des endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu’ils n’avaient pas de profondeur de terre: mais, le soleil s’étant levé, ils ont été brûlés, et faute de racines, ils se sont desséchés. D’autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés. Mais d’autres sont tombés sur de la bonne terre, et ils ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende, qui a des oreilles !

Et, s’avançant, les disciples lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Et, répondant, il dit : « Parce qu’à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, mais à ceux-là ce n’a pas été donné. Car quiconque a, on lui donnera et il aura en surabondance, mais quiconque n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. Voilà pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et qu’ils entendent sans entendre. Et pour eux s’accomplit la promesse d’Isaïe qui dit : Vous serez tout oreilles et ne comprendrez pas, vous regarderez de tous vos yeux et vous ne verrez pas, car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille, ils ont fermé les yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, n’entendent de leurs oreilles, ne comprennent avec leur cœur, et qu’ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ! Car en vérité je vous dis que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ils ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ils ne l’ont pas entendu !

Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Chaque fois qu’un homme entend la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui emporte ce qui a été semé dans son cœur; c’est celui qui a reçu la semence au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur les endroits pierreux, c’est celui qui entend la Parole et aussitôt la reçoit avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même, il est, au contraire, l’homme d’un moment; survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il trébuche. Celui qui a reçu la semence dans les épines, c’est celui qui entend la parole, et le souci du monde et la duperie de la richesse étouffent la Parole, qui devient stérile. Et celui qui a reçu la semence sur la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : et celui-là porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. »

Le Messie fils de Marie avait le pouvoir, par la grâce de Dieu,  de ressusciter les morts et de donner vie aux oiseaux. Il avait prononcé ces paroles pour le petit groupe qui le suivait alors que la majorité bruyante était déchirée entre les bigots marchands du temple, les intégristes en quête d’un roi, les insensés sans Dieu ni loi, les pratiquants de magie, les partisans de l’administration romaine, les fervents adeptes de la culture hellénique, les nostalgiques de Moïse et de Salomon, les scribes colporteurs de syllogismes fallacieux…

Les semeurs d’illusions et d’attente messianique ne peuvent ni ressusciter les morts ni rendre justice, mais ils ont la compétence de jouer sur les émotions et les attentes d’une société qui ne produit ni semences ni semeurs, car elle livrée aux charlatans et aux démons de tout bord :

{Est-ce que je vous annonce sur qui les démons descendent ? ils descendent sur chaque forgeur de mensonges, grand-pécheur. Ils prêtent l’oreille, mais la plupart d’entre eux sont des menteurs. Et les poètes sont suivis par les égarés. N’as-tu pas vu qu’ils sont errants dans chaque vallée, et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas ?} As Chou’âra  221 à 226

Les Bani Israël avaient l’avantage sur nous : ils cultivaient leur ego et attendait le Messie alors qu’il était parmi eux. Nous sommes pires qu’eux car s’ils ont été insensibles au vrai Messie qui leur semait des paraboles nous sommes sensibles au faux Messie qui nous sème de la diversion et de la subversion. Nous sommes pires qu’eux car nous produisons les mêmes contradictions en produisant des aberrations comme avec en plus la quête de l’illusion de  grandeur  dans ce qui produit le minus habens et la perte sèche :
« Le perdant est celui qui a vendu son au-delà pour l’ici-bas, mais le plus perdant est celui qui a vendu son au-delà pour l’ici-bas des autres »

Nous avons perdu le sens de semer et de lire les semences dans le monde et à ce titre nous ne pouvons ni être semeur ni prendre conscience que nous sommes plus que perdant, nous sommes  perdus.  Notre passé, notre présent et notre devenir sont toujours aux mains de l’Étranger qui les écrit et les façonne selon son dessein. Il est semeur et moissonneur, nous sommes des auxilliaires et de vulgaires consommateurs. Nous ne sommes que des pitres espiègles jouant les intéressants sans moyen d’action sur le jeu qui s’accomplit à notre détriment. Nous n’avons pas conscience de notre devoir et de nos responsabilités alors on nous fait montrer, comme d’habitude, midi à quatorze heures. Et pourtant la vérité par laquelle nous aurions pu voir les complots ainsi que nos défaillances est toujours là à nous interpeller :

{O Hommes ! Une parabole vous est fournie, écoutez-la : « Certes, ceux que vous invoquez, à l’exclusion d’Allah, ne pourront point créer de mouche, même s’ils s’y mettaient tous ensemble. Et si une mouche leur ravit quelque chose, ils ne sauront point le récupérer d’elle ». Faible de nature, le solliciteur et le sollicité ! Ils n’ont point apprécié Allah comme il se doit. Certes, Allah est  Omnipotent et  Invincible.} Al Hajj 73

{Prenez garde à une sédition qui ne frapperait pas uniquement les injustes d’entre vous}

Il est fort remarquable de voir comment l’Empire récolte ce qu’il a semé : la sédition en confisquant des émeutes arabes où les élites ont fait preuve d’incompétence et de convoitise à chercher le pouvoir au lieu de construire une résistance contre l’ennemi commun et une coopération pour résoudre les mêmes problèmes de sous développement.  Il est donc logique de voir le Qatar et le Maroc, pour ne citer que ses deux extrêmes géographiques, devenir les abris pour les révolutions islamistes alors que ces mêmes pays sont anti islamiques et anti démocratiques. Nous sommes devenus tellement incultes que non seulement nous ne pouvons ni semer ni récolter ni même être sensibles aux aberrations et aux absurdités de la rédition du même schéma afghan avec cette fois-ci l’Arabie saoudite en retrait mais avec les mêmes insensés en premières lignes.

Sobhane Allah rien n’a pu fédérer les fréristes, les sanafirs et les pieds nickelés ni le Coran ni le Hadith ni la langue ni le destin, mais Clinton les a mis au pas. Si j’étais metteur en scène ou producteur de films j’aurais produit « Les Enuques hilarants » ou « Les néo Mamlouks »

Il est sans doute temps que les bonnes âmes se retirent et se taisent pour ne pas ajouter davantage à la confusion et aux mauvaises herbes. Je viens de comprendre la parabole du Messie : « Bienheureux sont les faibles d’esprits » . Heureusement que le Messie est Musulman et qu’il va revenir pour restaurer l’Islam originel :  je n’aurais pas donc l’idée et l’embarras de me  convertir à sa religion puisqu’elle est déjà la mienne.

En attendant de voir des jours meilleurs je n’aurais pas l’outrecuidance de vous souhaiter une bonne année alors qu’il y a suffisamment de tag et de tartag… annonçant la normalisation avec le sionisme !

Omar Mazri

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10 Commentaires

  1. Samir 13 décembre 2012 at 04:43

    Salam alikoum Ostad,
    Nous avons lu l’article en famille et nous sommes tristes à cause de cet Wahn. Hier j’ai expliqué a ma petite fille le cycle du jour et la nuit et ça s’est très bien passé. Je ne vous cache pas à la fin de votre article je réalise qu’un jour je dois lui expliquer les raisons de la langue nuit que vit notre Ouma depuis des siècles ! pas une mince affaire de lui laisser un tel héritage accumulé depuis des siècles !

    • Omar MAZRI 13 décembre 2012 at 11:48

      Salam, Samir

      C’est triste ! Avec le temps je réalise que partout dans notre monde musulman c’est le règne de la médiocrité et de l’imposture à tous les niveaux. Le drame c’est lorsque la médiocrité et l’imposture atteignent les savants religieux qui formatent les esprits déjà médiocres et incultes. Le seul remède est d’espérer qu’Allah facilite l’émergence de gens honnêtes qui aiment Son Livre et qui l’expliquent aux gens pour le faire aimer et le faire comprendre. Le jour où le Coran sera compris, aimé et vénéré alors aucun imposteur religieux ou politique ne viendra leur raconter des fables ni les conduire vers le chaos.

      6300 Ayat expliquées et débattues par bloc de 10 vont faire émerger une génération coranique en l’espace de 20 ans. C’est à peu près la durée de prédication de Mohamed (saws) et le nombre d’Ayat qu’il enseignait à ses compagnons. Je n’ai pas trouvé un musulman savant ou simple imam dans la mosquée ni dans la télévision qui explique le Coran. Chacun explique son point de vue, le consensus ou la divergence de sa doctrine ou de son parti.

      Malek Bennabi a dressé un tableau noir sur la Nahda et l’Islah. Il avait raison. Le musulman a introduit la chaise et la table occidentale dans son école et a reproduit le fiqh compliqué d’une manière formaliste croyant que c’était la voie de la renaissance. La paresse intellectuelle et la suffisance. Les quelques intellectuels qui produisent de la « pensée » ne font que reproduire celle de leur maitres occidentaux et orientaux car ils sont toujours dans la mentalité des auxiliaires avec en plus la cupidité et l’avidité de celui qui a envie de consommer sans satiété car il n’a toujours pas oublié le passé de famine et de misère. C’est à ce niveau que se joue le drame. Au lieu de réfléchir sur les condition endogènes et exogènes, objectives et subjectives qui ont généré la misère pour s’en libérer, le musulman est empressé d’oublier sa misère et celle de sa société en consommant du réchauffé ou de ce qui est produit par les autres.

      Tant que notre société produit des Belhadj et des Said Saadi ou qu’elle continue de subir les influences de ce type de détraqués elle ne pourra produire de la pensée, de la liberté et de la dignité.

      Bien à toi

  2. Les2couchants/Les2levants 13 décembre 2012 at 16:34

    « Il est sans doute temps que les bonnes âmes se retirent et se taisent pour ne pas ajouter davantage à la confusion et aux mauvaises herbes. Je viens de comprendre la parabole du Messie : « Bienheureux sont les faibles d’esprits » . Heureusement que le Messie est Musulman et qu’il va revenir pour restaurer l’Islam originel : je n’aurais pas donc l’idée et l’embarras de me convertir à sa religion puisqu’elle est déjà la mienne.

    Asalama 3laykome ostade

    Bourika fik

    Voilà bien là pour moi un aspect de ce que nous pouvons retenir après chaque tentative d’articulation post réflexion, résultat probablement d’une science utile. Ne pas oubliez les 10 versets premiers et derniers de Sorate al kahf. N’est -ce-pas?
    En ayant en trame de fond à l’esprit la Sorate complète.
    Ce qui arrive doit arriver telle que cela doit arriver.
    Expliquer, comprendre, Réformer ce serait peine perdu.

    Certes il faut acquérir par la Miséricorde Divine à force de requête, de demande de pardon, d’offrande et reconnaissante patience.

    Acquérir clairvoyance, discernement, Sagesse donc.
    Afin bien entendu de recevoir la Lumière du chemin praticable afin que le temps passe et que « l’arbre s’incline par les forces du vent perdant ses feuilles mais ses racines restant dans la terre avec des branches pointant dans toutes les directions ».

    Je retiendrais pour ma par que nulle réussite n’est possible sans l’aide De Arrahman le Créateur et Pourvoyeur. Je dois donc pour ma part l’adorer exclusivement et je n’ai pas encore fait totalement le ménage car il se fait chaque jour. Et chaque jour la paresse ne pardonne pas… je suis paresseux et peureux. Je me sens cerné de tout parts et de tout bords. Jour et nuit.

    Je confirmerai que entre la Hijra et la Grotte il y à une marge de réflexion.

    J’apprécie votre travail…

    Pensez vous que ce que vous avez engagé est utile?

    • Omar MAZRI 13 décembre 2012 at 17:42

      @ Les2couchants/Les2levants

      Salam, je vous remercie pour votre contribution.

      Oui il faut rentrer dans la caverne de la miséricorde pour sauver sa foi et le peu de raison.

      J’ai promis il y a de cela quelques jours de répondre à l’Aya « Évoque ton Dieu si tu oublies et dis : « afin qu’Il me guide vers ce qui est plus proche en sens »

      Voila plus de 40 ans que je m’efforce à m’approcher du sens de cette Aya et je suis à chaque fois vaincu, terrassé, bouleversé. J’ai promis de répondre et je m’y attèle. C’est plus long et plus complexe. Inchaallah je répondrais. La piste que j’ai prise est celle du principe de sens et de justesse que nous devons cultiver à la lumière du Coran et de la Sunna pour tenter de comprendre les phénomènes et d’agir sur ce monde. Aucune raison ne peut comprendre le Ghayb. La spiritualité nous fait voir par notre œil intérieur l’indicible et l’invisible du Dessein divin qui s’exécute. Celui qui a compris la sourate Al Kahf a compris que l’essentiel est dans la quête du salut final. Celui qui a compris se trouve apaisé, mais en même temps soucieux. L’apaisement est de savoir que le destin s’exécute et qu’il faut s’y soumettre et que dans sa dureté il dévoile. Nous voyons des choses qui dépassent l’imagination. Le souci est de douter de soi dans ce qu’on voit car on est peu nombreux et on se pose la question : est ce j’ai raison tout seul ? Est-ce que je peux dire ce que je sais sans perdre ma crédibilité et sans faire tort à d’autres ?

      Je te remercie. Allah (swt) nous montrera le chemin. Cette existence est une vie d’épreuves.
      Félicitée pour les Ghorabas

    • Omar MAZRI 13 décembre 2012 at 18:02

      @ Les2couchants/Les2levants

      Pensez vous que ce que vous avez engagé est utile?

      Question difficile !

      J’ai connu l’Islam par le récit coranique sur les Prophètes. J’ai compris que le critère de réussite et de succès n’a aucune signification car il est confiné dans le monde. Sur le plan mondain peut-on dire que les Prophètes ont réussi dans un monde qui ne vaut pas l’aile d’un moustique ? Peut-on baisser les bras faute de réussite, d’efficacité, d’écoute alors que les Prophètes (saws) n’ont pas baissé les bras ?

      Même si je suis tenté de changer et de devenir pragmatique pour vivre un peu et avoir la paix et le confort social je ne parviens pas car mon esprit me dit pourquoi as-tu attendus jusqu’à cet âge où il n’y a rien à espérer. Ma connaissance de l’Islam me répète ce que le Prophète (saws) disait :  » Chacun est destiné (facilité) vers ce pourquoi il a été créé » et il est difficile d’opter pour une victime comme il est difficile d’opter pour l’héroïsme. C’est ainsi et pas autrement.

      Lorsque je fais le bilan de ma vie : c’est un bilan riche en expérience, en engagement, en efforts. Il est pauvre en résultats tangibles sur le plan social, intellectuel ou politique. Allah m’a donné l’amour de mes parents, la bonne éducation et quelques travaux d’écritures où j’évoque son Nom et ses Ayat. Je reste frustré car j’aurais aimé servir mon pays et servir les Musulmans dans ce qui agrée Allah, mais je ne peux pas forcer le destin.

      Ce destin m’a guidé à traduire un peu de Coran et a répondre à la question de l’utilité et de la réussite. Chacun de nous doit semer, mais en réalité Allah est le semeur comme il est le lanceur de l’arc. La graine qui pousse ou la flèche qui atteint la cible ne relève pas de notre savoir ni de nos possibilités humaines. C’est cette vision qui m’a fait adopter la traduction de touflihoun par vous cultivez. Cultiver notre foi, notre vertu, notre effort, nos savoirs sans relâche est sans doute la vocation du croyant afin qu’il récolte dans la demeure ultime.

      J’ai tenté de simplifier une réponse compliquée.

  3. Les2couchants/Les2levants 13 décembre 2012 at 20:53

    Je vous suis parfaitement.

    Surtout ici :

    « Évoque ton Dieu si tu oublies et dis : « afin qu’Il me guide vers ce qui est plus proche en sens »

    C’est bien là la requête d’un désespéré qui en toute situation reconnait son errance et se retourne toujours vers le partie le plus sûr et plus durable.
    Peut importe ce qu’il verra il sait que ce ne sera jamais la vérité même si elle en à tout les traits. Il aura serte bien appris la leçon mais le dessein et à chaque fois redéfini chaque jour (cf : Ibrahim (as) leur conseilla de rentrer par des portes différentes mais ce que Allah leur avait prescrit ce jour là était différent / ce n’est pas la Ayah mais vous comprendrai / Sorate yousof (…)

    On ne pourra jamais avoir fini de tendre vers cette Ayat, car elle même a une direction infinie.

    Il y à des Ayah sur lesquels on est renvoyées à chaque fois, cela sera comme si elle était à chaque fois abrogées et remplacée par une autre encore meilleurs.Vous ne trouverez jamais de fin à aucune ayah ni de résultat figé. Comme chaque jour et recrée d’une création nouvelle. Quand pensez-vous?

    Si je pouvais vous impulser dans votre travail je vous proposerais de méditer sur ce que j’ai depuis peu récolté :

    Lisez bien Sourate al Jin,

    Ayat al kursy qui est à elle seul un oasis infini et un pivot sûr en toute situation de réflexion.

    Le verset de sorate al Kahf où le compagnon ou aprentit (cf: valet) de Mossa (as) s’exprime. Cela donnerai une trajectoire comme « un pic » de rotation pour la suite et « non un seuil ».

    Le verset encore dans sorate al Kahf où il est prescrit de s’entourer de gens qui soire et matin invoque leur seigneur désirant « voir sa présence » afin de s’approcher donc « du sens de la vrai vie de la vie sur terre ». Serait-ce pas un moyens physique de déveloper un discernement .

    Quand à tiré un acte physique ( le dzikr avant le levé et le couché du soleil). Avec la bouche ex : soubhanalaho oua bihamdéhé sobhan allahé l3adzeym. Lecture du qor-an

    L’esprit et le corps son indissociable. Comme la fois et la raison je pense.

    Mais il y à un échos c’est bien celui qui rappel que la pire perte est bien celle ou l’on croit être sur un chemin sûr et tout concorde…
    Et, pourtant le jour des résultats on se rendrait compte avoir eut la bonne rhétorique hélas pas la bonne direction.

    Ceci étant ajouté (…)

    Quelques mots clefs :

    Observer, patienter, comprendre, demande de pardon, se prosterner, s’incliner, se sacrifier, s’attacher a la hanse la plus solide, la bonne direction dans la prière( cf: Sorate al Jin).

    C’est un peu une approche confuse mais je ne suis pas de ceux qui note ce que je comprends car s’est toujours remis en question.

    Si je connaissait le Qor-an al Karim et les hadiths par coeur je ne communiquerai qu’à travers eux.
    Je ne m’encombrerait pas de mots équivoque et de risque de saéah (diff hassanah)

    Si je devais faire un image mentale d’un cadre opportun pour se faire ce serait bien celle de Personnage de chohayb :

    « En se dirigeant vers Mediène il dit : Dieu sauve moi de ces tyrans.
    Quand il arriva au puit de Mediène, il trouva un groupe de gens prenant de l’eau et loin d’eux deux femmes. Il leur demanda : Qu’attendez-vous ? Elles lui répondirent : Nous ne pouvons approcher l’eau qu’après que les bergers s’éloignent et notre père est vieux. Il abreuva leur troupeau, se mit à l’ombre et pria : Mon Dieu malgré tes biens je suis toujours pauvre.
    Une des deux filles revint et lui dit timidement : Mon père te demande pour te récompenser de nous avoir aidé à abreuver notre troupeau. Quand il raconta au père ce qui lui est arrivé, celui-ci lui dit n’est pas peur tu es sauvé des tyrans »

    Nb :

    Je rappel que les récit de Moossa (as) sa vie, sa personnalité tout est un cadre idéale de compréhension.

    • Omar MAZRI 13 décembre 2012 at 22:31

      @ Les2couchants/Les2levants, Salam

      1 – La tension vers la Aya qui se redéploie sans cesse en sens, en subtilité. Oui nous sommes sur la même longueur d’onde. La sourate al Kahf se termine pratiquement par cette vérité sublime : Le savoir divin est illimité et nous devons reconnaitre notre humanité c’est à dire nos limites et notre conformité à ce que dit l’Immuable qui n’a pas de limite (swt)

      109 Dis : « Si la mer était de l’encre pour les paroles de mon Dieu, la mer s’épuiserait avant que les paroles de mon Dieu ne s’épuisent, même si nous apportions son semblable comme approvisionnement ».
      110 Dis : « Moi je ne suis qu’un être humain, comme vous, il m’est révélé que votre Dieu Est un Dieu Unique. Quiconque alors espère la rencontre de son Dieu, qu’il fasse œuvre méritoire et qu’il n’associe personne dans l’adoration de son Dieu »

      2 – La vérité : nous ne connaissons qu’imparfaitement ce que Allah a permis qu’on connaisse. Il ne rend connaissable que ce que nous somes capables de savoir et ce que nous méritions de savoir.

      3 – Oui Yacoub le grand spirituel (saws) ne peut connaitre le Ghayb. Il exprime sa crainte et ses espoirs de père, mais Allah fait ce qu’Il veut.

      4 – La création incessante est devant nos yeux : elle nous rappelle la Résurrection et la Promesse divine. Je comprends et j’adhère.

      5 – Oui pour la sourate Al Djinn : Elle est appelée par la sourate Al Kahf dans sa relation au Ghayb et à ses créatures qui témoignent du Tawhid et qui exercent leur devoir de prédication. Tout est lié, harmonieux. Kitab muhkam, hakim : tout est tissé et solidement tissé. Tout rejoint le même dessein. Nous sommes les seuls à être confus et tordus. pour éviter la confusion, le désarroi et la perte du cap effectivement la sourate al Djinn montre les postures intellectuelles et spirituelles qui soulagent et assurent le salut final.

      6 – Oui sur la rhétorique et la direction. Moussa (saws) en fonçant tête baissée et avec un pas hâtif a failli rater son rendez vous. Que dire de nos personnes indigentes et ignorantes. Le sage ne doit pas compter sur son savoir, ses efforts ou son mérite, mais sur la Miséricorde de Dieu. Nos oeuvres sont toutes imparfaites et insuffisantes.

      7 – Tu voulais dire Moussa en parlant de Cho’ayb. Moïse est celui dont le récit est le plus évoqué dans le Coran presque 90 fois si ce n’est plus. Faire face à un Tyran qui se croit un dieu et à un peuple transgresseur et ingrat exige des qualités hors du commun. C’est un peu la situation du monde musulman. Il nous faut une élite de type prophétique. une élite en quête de salut. Une élite dynamique, honnête et forte comme Moussa (saws)

      Bien à toi.

  4. Daoud 20 décembre 2012 at 18:35

    Salam alykom M.Mazri,

    Je partage votre analyse sur la situation, particulièrement en france.En effet après 10 ans de travail associatif , il me reste presque plus d’espoir de voir la communauté musulmane prendre conscience de son role et sa responsabilité .Ces dernières années ont vu une discrimination politico/médiatique montée en puissance.ect…
    Par contre à ma grande surprise j’adhère de + en + au thèse d’imran hossein, pouvez vous aller plus loin sur les raisons qui vous font divergés de lui

    • Omar MAZRI 20 décembre 2012 at 21:05

      Salam, Daoud.

      Je vous résume mes divergences avec le discours de Imrane Hossein :

      1 – Il répond à l’attente messianique que les Musulmans cultivent pour occulter leur responsabilité et leur devoir : attendre le sauveur qui viendrait juste avant l’Apocalypse n’est pas la solution du Coran ou de la Sunna. Ce serait dommage qu’à l’insenséisme et l’infantilisme des uns on bascule dans la fuite vers l’Apocalypse laissant les autres rationnels dominer le monde et nous soumettre à la servitude politique, économique, militaire et idéologique.

      2 – Il développe une thèse intéressante au prime abord. Cette thèse s’appuie sur l’explication eschatologique de l’histoire. Il n’y a aucun argument religieux ou scientifique qui crédite sa thèse. Elle reste une opinion comme tant d’autres opinions. Cette opinion a la particularité de se retrouver récurrente dans l’histoire musulmane : elle apparait sous cette forme ou sous une autre chaque fois que le monde musulman se trouve en panne d’idées, en crise de confiance et en difficulté de recourir à l’analyse rationnelle et au bilan de conscience. Le Prophète et les compagnons se sont appuyés sur la foi et l’intelligence. Nous faisons le contraire : la foi n’est qu’un prétexte pour faire valoir le surnaturel, le primat du Naql (les textes du Fiqh nombreux qui encombrent la pensée et les bibliothèques) au détriment du Aql (la raison qui lit, comprend et tire profit du Coran, de la Sunna et de la réalité du monde), les opinions des savants qui n’ont aucune référence du Coran et de la Sunna pour argumenter leur inepties.

      3 – Il se base sur une interprétation exagérée de la sourate Al Kahf qui le pousse à dire le contraire de ce que dit la Sourate Al Kahf qui vient expressément dire à Mohamed (saws) de ne pas débattre sur des choses qui ne relèvent que de la science d’Allah et qui vient dire aux Juifs et aux Chrétiens que le Coran est la vérité et que leurs fabulations sont dévoilées. Il est dommageable pour la compréhension du Coran de lui faire dire son contraire.

      4 – Le Dejjal, Gog et Magog comme l’Apocalyspe sont des réalités vraies qui relèvent du Ghayb : le quand (le terme) est caché. La sourate al kahf met en exergue la vérité et la force de l’épreuve de vie pour prouver sa foi et justifier ses actions. Si le terme était connu l’épreuve n’aurait aucune signification.

      5 – Les savants sérieux ont toujours refusé d’aborder les question eschatologiques ou métaphysiques car Allah (swt) et le Prophète (saws) ont interdit de s’engager sur des questionnements complexes sans réponses. Personne n’a les moyens de donner une lecture définitive et juste sur le Ghayb.

      6 – Les Gogs et Magogs dans le Coran et le Hadith ne semblent pas appartenir à la race humaine. Ce sont des créatures d’un autre temps.

      7 – Le Dajjal et l’Apocalypse sont vrais : ils annoncent une vérité que nous devons croire et à laquelle nous devons nous préparer, qu’elle soit pour demain ou pour un milliard d’années, cette vérité est le retour du Messie le Fils de Marie. Tout l’enjeu pour nous est de ne pas baisser les bras ni de sombrer dans l’infantilisme ou le désespoir car nous devons nous habituer à distinguer le vrai du faux, à les combattre et à travailler pour notre salut final ainsi que pour le salut de l’humanité. Le salut est notre vocation. Elle exige le témoignage juste et vraie. Elle exige de savoir reconnaitre le Messie et de ne pas le confondre avec le Dajjal.

      8 – Mohamed (saws) nous a interdit d’imiter les Juifs. Nous nous conformons à ce hadith en matière de manger et s’habiller, mais nous l’ignorons en matière de représentation du monde, d’éthique et de’idéologie. Les plus grands fabricants apocalypse imminents et de divination kabbalistique sont les Juifs. Il faut comparer ce qu’ils écrivent avec ce qu’écrit Imarane Hossein. J’ai mis des liens vidéos pour faire le parallèle.

      9 – Mohamed (saws) est le plus informé de la fin du Monde, du retour du Messie, du Dajjal et de Gog et Magog. Il faut juste savoir qu’il a dit qu’entre lui et la din du monde il n’a avait que peu de temps. Les signes mineurs ne sont pas tous manifestés. Les cavaliers noirs du Khorassan et la bataille du Cham sont dans l’imaginaire musulman depuis les tartares. Les criminels et les insensés qui se portent du tort à eux mêmes et au monde musulmans s’imaginent à tort qu’ils sont les cavaliers du Kharassan. Mohamed (saws) aurait pu dire attendons la fin du monde ou le retour du Messie, maius il ne l’a pas fait. Il a construit l’homme nouveau, le temps nouveau et le territoire nouveau tout en montrant les batailles décisives que ses Compagnons ont mené et remporté. Pourquoi quitter sa Sunna et faire de l’innovation.

      10 – Est-ce que la proposition des villages islamiques comme ceux des mormans et des témoins de Jéhovah est la solution de l’Islam ? Il y a une fausse donne.

      Voila dix arguments. J’en ai développé certains dans mon article « Analyse de l’explication eschatologique de l’histoire »

      http://liberation-opprimes.net/analyse-de-lexplication-eschatologique-de-lhistoire/

      J’ai deux livres en instance d’édition que des raisons de santé m’empêchent pour l’instant de relire et de corriger. Ces livres traient dans le détails certains aspects évoqués par Cheikh Imrane. Certes il est plus connu que moi pour des raisons que je ne contestent pas. La différence fondamentale c’est que je ne me contente pas de citer une Aya ou des Ayat puis de leur donner ma propre explication, mais de faire toute mon possible pour que je ne sois qu’un intermédiaire qui explique le Coran par le Coran. Je ne suis pas parfait, mais je dois sans doute faire moins d’erreur. Allah est plus savant.

      Je suis en accord avec Cheikh Imrane Hossein sur sa lecture de la Turquie, de la Syrie, des Arabes, des Frères Musulmans même si je ne pars pas des mêmes concepts ni de la même méthodologie.

      sALAM

    • Omar MAZRI 21 décembre 2012 at 14:10

      @ Daoud

      Je reviens vers vous car j’ai oublié de mentionner l’argument le plus décisif dans ma divergence avec Cheikh Imrane Hossein.

      11 – L’étude du Coran montre que l’évocation de la fin du monde, de l’apocalypse et des phénomènes comme le Dajjal et Gog et Magog vient renforcer ou annoncer le Jugement dernier et poser la question du salut ultime que l’homme perd de vue même car la vie mondaine lui fait écran. Allah pose donc un problème de foi et de salut et annonce aussi sa récompense et son châtiment. Il ne fait pas de la question du salut et de la résurrection un phénomène irrationnel puisqu’il nous demande de méditer les Ayat (le taffakkur) pour voir les signes de la insurrection ainsi que son acte incessant qui donne la vie et la mort.

      Si dans le domaine de la foi et de la vie après la mort Allah nous invite à renforcer notre conviction ou à lever le doute par des arguments rationnelles et des faits observables et vérifiables, pourquoi alors dans le domaine de la vie existentielle il nous inviterait à méditer l’eschatologie ou la métaphysique qui ne relèvent même pas d’une science d’ésotérisme puisque seuls les Prophètes ont eu accès à un peu de Ghayb.

      Il est remarquable que le Coran pour les phénomènes existentiels idéologiques, sociaux, politiques et militaires nous donne des choses tangibles : les récits des Prophètes. Il nous dit sur ces récits ce qu’il n’a pas dit sur les phénomènes métaphysiques et eschatologiques :  » enseignement pour les gens doués de raison » Nous avons à travers les Prophètes et les civilisations disparues toutes sortes d’exemples et de paraboles pour tirer enseignement sur le plan interprétation, méthodologie, conduite à tenir, anticipation et gouvernance. Le terme coranique est ‘Ibra du verbe ‘abara, passer, faire passage qui signifie que du passé on tire une passerelle vers notre présent pour l’expliquer et trouver les lois pour éviter les fautes des anciennes civilisations et prendre la voie réussie des Prophètes.

      J’ai du mal à comprendre pourquoi laisser l’évidence du Coran et fuir vers ce qui est probant, probant ou improbable. Moussa (saws) qui a rencontré al Khidr dans la sourate al Kahf nous l’avons rencontre près de 160 fois dans le Coran et sur près de 40 sourate pour voir un Prophète cité parmi Awli al ‘azm et à travezrs ces rencontres nous avons à notre disposition un tableau complet sur le concentré de l’humanité dans ce qu’elle de meilleur et de pire : les bani isral. Pourquoi chercher autre passerelle pour comprendre le monde ou pour trouver solution à nos problèmes dans le monde. La sourate al Kahf est-telle la méthodologie de comportement devant les grandes épreuves de la foi persécutée, de la richesse arrogante, du savoir acculé à ses limites, du pouvoir et de la technologie triomphante ou la spéculation sur l’apocalypse, l’attente messianique et la fuite des problèmes en passant du concret au surnaturel.

      Est ce que Choayb, Salah et Houd (saws) n’étaient pas informés de la fin du monde? Quel a été leur comportement? Des Prophètes vivant pleinement et avec responsabilité les problèmes de leur temps et de leur cité : la corruption politique, morale et économique. Leur réponses étaient opportune (en adéquation temporelle), pertinente (en adéquation spatiale) et cohérente ( en conformité avec la vocation de réformateur qui demande de restaurer la justice dans ce monde et de penser au salut final).

      Le Coran devient mahjour, délaissé, lorsquie nous en faisons un livre de morts, un livre de décor et un livre de fabulation alors qu’Allah a voulu qu’il soit miséricorde, lumière, évidence, clairvoyance, discernement, preuve,guérison et vie…

      Voilà mon frères mes 11 arguments. Je préfère rencontrer Allah avec ces arguments que j’ai tiré du Coran que de la fascination qu’exerce sur moi un savant qui m’impose ses opinions car il a du charisme et de l’audience médiatique. Chacun de nous sera interrogé sur ses arguments et ses actes.

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