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Algérie : expériences de solidarité sociale

Algérie : expériences de solidarité sociale
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Par Samir

[T]out appel de vengeance, de haine ne sont pas constructifs mais le plus dangereux, quand nôtre société s’inscrit dans une thérapie de groupe à base d’insultes qui ne font qu’agrandir le fossé entre les membres de ce même peuple. Le constat est tellement clair, nous ne pouvons continuer dans cette voie ni avec cette façon de croire régler nos problèmes.
notre regard sur sur les problèmes de l’Algérie doit aller être profond, lucide, courageux, sans complaisance. Nous devons construire la citoyenneté par nous mêmes et imposer  le respect et la dignité par notre comportement. Il faut sérieusement se pencher sur la résolution de nos problèmes sachant que  :

 

  • 1- Les origines (gouvernant et gouverné) du chaos sont clairs.
  • 2- Le citoyen doit exercer sa citoyenneté en commençant par les conditions élémentaires de vie, de salubrité, de sécurité et d’éducation, des soucies rassembleurs qui touchent et qui demande l’implication de toute personne.
  • 3- Commencer petit, par son quartier, par la suite regroupement de quartiers et puis une ville et enfin un État, ce n’est pas de la théorie c’est la seule vision réaliste vraiment.
  • 4 -Les algériens, après des tragédies multicolore depuis 1962, n’ont plus confiance dans les partis ni politicien même ceux qui avaient la cote un moment donné. Ils ont besoin de se fédérer sur des actions concrètes et citoyennes qui réintroduisent la fraternité, la convivialité et la solidarité.

Les algériens ont besoin d’actions comme celle que j’ai vécu dans un des quartiers nouveaux ou personne ne connait personne, à peine un salam méfiant, les habitants de ce quartier se sont mobilisé à cause d’un incident moral ou mon cousin a pris l’initiative de descendre de chez-lui pour cesser la bêtise. Quand les voisins ont vu mon cousin en bas, un par un, en soutenant mon cousin, les voisins tous ensemble disait à mon cousin je suis inspecteur de police je suis avec toi, l’autre ne t’inquiète pas je suis avocat et ainsi de suite … le lendemain mon cousin a eu l’idée de faire un recensement des habitants par métiers comme ça si le quartier a besoin d’un électricien ou maçon ils vont pas voir ailleurs. après quelque jours ils ont fait une première réunion. Ce qui est étonnant dans cette réunion trois choses:

  • a- presque l’ensemble de l’Algérie se retrouve dans ce quartier: l’inspecteur de police, médecin, journaliste, entrepreneur, commerçant, enseignant, maçon, plombier , chômeur ..
  • b- les questions élémentaires font surface et l’incident moral n’était qu’une hikma de Allah (swt) pour rassembler ces gens. Ils ont fait une caisse pour faire une fermeture du quartier avec gardiens (des chômeurs du même quartier) un le jour et l’autre la nuit avec un parking. le quartier envisage un espace de jeux pour les enfants et une salle pour venir en aide scolaire aux enfants.
  • c – Bien sûr, tout le monde aide dans la mesure du possible et la pauvreté de certains a poussé les plus aisés à mettre plus !

J’ai compris une chose de ces personnes et de cette expérience :  pour faire du bien à l’Algérie il faut commencer par sa petite Algérie.
Je ne vous raconte pas la solidarité et l’amitié qui s’est crée, les leaders, les visionnaires qui se sont dégagé de ce quartier.

Cette expérience à petite échelle peut être multipliée et élargie à condition de la préserver des pêcheurs en eau trouble et des experts en Fitna qui ne veulent pas que le peuple prenne en main sa destinée et retrouve la confiance et la volonté de prendre l’initiative et de débattre. La vigilance est exigée, car chaque espace de liberté, chaque temps de parole, chaque idée produite, chaque action entreprise par le peuple est une victoire sur la tyrannie, l’ignorance, la peur et la démission.

Samir

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