Islam  : Libération des opprimés

Cheikh Ibn-Ibrahim de la Mosquée Al Aqsa : initiative de paix contre le plan de la Fitna en Syrie

Cheikh Ibn-Ibrahim de la Mosquée Al Aqsa : initiative de paix contre le plan de la  Fitna en Syrie
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Initiative de la mosquée d’Al Aqsa de Jérusalem en faveur de la paix et de la réconciliation en Syrie par le cheikh Ibn Ibrahim Abou ‘Arafa qui apporte une controverse religieuse  crédible et argumentée à la Fatwa de Qaradhawi qui reste une opinion partisane sans références religieuses crédibles et incontestables :


Si vous avez du mal à suivre le texte vous avez le texte intégral de la traduction ici
http://liberation-opprimes.net/texte-de-l-appel-des-imams-jerusalem-pour-fin-effusion-sang-syrie/

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5 Commentaires

  1. LALLA 16 septembre 2012 at 12:29

    Salamwaleykom,

    WAW Très courageux,
    mais que faire lorsque des savants de cette pointure ne sont pas d’accord sur leur position,

    je ne parle pas de Qaradhawi, mais entre autre de Cheikh Nabil al Awadi?
    voici un lien dans lequel il critique de manière virulente le régime syrien,
    http://www.youtube.com/watch?v=k1PgpiYn4FQ

    Et pourtant tous prétendent ordonner le bien et interdire le mal, et font un grand effort d’Ijtihad…

    Autre remarque, je n’apprécie pas le fait qu’il ait nommé Al Qaradhawi comme ayant causé plus de dégâts que les ennemis, sachant qu’il utilise pour cela un média, il ne sied pas, à mon avis, de s’accuser mutuellement par médias interposé, il aurait été sage de lui dire tout cela par une lettre publique parce après tout, il nous renvoie à nous tout cela à la figure, avec notre modeste capacité de discernement et accentue le désarroi dans lequel nous pataugeons depuis des décennies.

    Grande époque de Fitna, que Dieu nous guide

    • Omar MAZRI 16 septembre 2012 at 15:02

      @ LALLA
      1 – Cela fait plus d’un an que je suis les interventions de Salah Eddine Ibn Brahim Abou ‘Arfa et j’ai trouvé ses arguments conformes à ceux de Qaradhawi que j’ai publié avant que ce dernier ne renie ses positions. Qaradhawi a blâmé le meurtrier de Sadate et a rejeté les appels à la violence en Égypte. Le palestinien ne fait que lui répondre en public car l’autre s’exprime en public sur un thème aussi grave que le meurtre et l’effusion du sang. Quand il y a mort d’hommes et ruines d’un pays il ne peut y avoir silence ou discussions en privé.

      2 – Salah Eddine reproche à Qaradhawi de se placer en pape faisant des Fatwas contre les savants des pays qui connaissent la réalité mieux que lui. Il n’a pas le droit de passer outre les savants d’un pays car la règle de la Fatwa exige le respect du temps, du lieu et des circonstances. Salah Eddine a cherché à débattre avec Qaradhawi, mais ce dernier refuse d’écouter les autres. Il a refusé d’écouter Ramadhane Al Bouti et de se rendre en Syrie. C’est le seul recours pour lui apporter la controverse et dégager sa responsabilité du sang versé.

      3 – vous poser une excellente question : « mais que faire lorsque des savants de cette pointure ne sont pas d’accord sur leur position »
      La logique coranique et prophétique exige que ni la communauté ni les savants ne divergent sur des sujets graves. Si jamais il y a divergence ce n’est pas une miséricorde mais une malédiction (voir mon article sur ce sujet complexe). Lorsqu’il y a divergence c’est qu’il y une des deux possibilités : un qui a raison et l’autre qui a tort sinon ce sont tous qui ont tort car le Prophète (saws) a dit jamais ma communauté ne se réunira sur un égarement. L’égarement sera toujours contesté. Que faire lorsqu’on est gens du commun? Le Prophète y répond :
      la bonne foi c’est ce qui apporte la tranquillité dans le cœur et l’absence de doute (confusion), la mauvaise foi c’est ce qui cause le trouble dans le cœur et le doute (la confusion). Délaisse ce qui te procure le doute et accroche-toi à ce qui ne te procure pas le doute et cela même si les gens te donnent des Fatwas. Ce hadith explique que le musulman doit trancher et se positionner car le vrai et le faux ne peuvent cohabiter.

      4 – vous me dites : « il nous renvoie à nous tout cela à la figure, avec notre modeste capacité de discernement et accentue le désarroi dans lequel nous pataugeons depuis des décennies. ». Vous avez mis le doigt sur la plaie : la responsabilité.

      La responsabilité de notre confusion et de notre situation chaotique est dans deux tares. La première est celle qui fait prévaloir l’opinion du savant et de ses partisans sur les références coraniques et prophétiques que le savant et l’intellectuel doivent transmettre aux gens du commun en leur montrant leur méthodologie d’approche et de raisonnement pour construire leur avis afin que le niveau des gens s’élève leur rendant facile le discernement. Cette démarche aurait permis non seulement de rendre les peuples musulmans responsables de leur destin, mais aurait permis aux savants de se consacrer à des choses plus complexes car un peuple comprenant sa religion va les soutenir et ne pas les déranger pour des futilités. Par ailleurs cette démarche du savant qui transmet le savoir sans devenir un monopole de la connaissance ou un passage incontournable est la garantie de ne pas devenir comme les Juifs et les Chrétiens avec leur clergé séparé du peuple

      Le peuple musulman ne peut rencontrer Allah en lui disant j’ai tué, j’ai fait ceci et cela ou j’ai approuvé tel ou tel autre comportement pour le motif qu’un savant a dit je prends à ma charge les conséquences d’une Fatwa. Chacun de nous est tenu d’apporter ses arguments à Allah sur ses propres actes et ses propres positions. L’Islam est une religion de justice, de responsabilité et de savoir. Il n’y a pas de place à l’insouciance ni à se reposer sur les autres. Chacun ne fait le bien ou le mal qu’à son propre avantage et à son propre désavantage. Même Satan ne sera pas tenu responsable de ce qu’il nous a inspiré comme pensées et comme actes. Il est déjà maudit depuis Adam. C’est nous qui sommes en cause dans notre lutte contre Satan : vaincu ou vainqueur.

      J’espère avoir répondu à vos questions légitimes et tout particulièrement dans ces moments de Fitna où il demandé au Musulman sans argument et sans connaissance de se taire et de ne pas prendre position pour ne pas jeter le feu sur la Fitna ou en être un de ses partisans. Salah Eddine a eu le courage d’une initiative de paix contre l’effusion de sang et tout musulman doit l’aider comme il le dit : même si on se trompe nos mobiles restent nobles : la vie humaine est sacrée, nos territoires sont sacrées.

  2. LALLA 19 septembre 2012 at 21:20

    Assalamou ‘Alaykoum,

    La réponse est trés complète, Jazakoum Allah khairan,

    son discours, en l’écoutant, procure en effet une paix intérieure.

    Je voudrais poster un citation d’un compagnon célèbre , parmi les moubashirines min aljannah et que confirme les propos du Cheikh il s’agit de Sa’ad Ibn Abi Waqqas,
    (premier à avoir lancé une flèche dans la voie d’Allah sawt).
    On a appelé Saad rad à sortir (pour combattre) durant les jours de Mu’awiya. Il a dit : « Non, à moins que vous me donniez un sabre avec deux yeux clairvoyants et une langue nommant le mécréant et je le tue, et nommant le musulman et je me retiens.
    Puis il a dit : Nous et vous sommes comme l’exemple de gens qui étaient sur une voie claire, et pendant qu’ils marchaient sur ce chemin, un vent tourbillonnant de poussière se déchaîna, alors ils perdirent le chemin et l’affaire devint confuse.
    Certains dirent : »le chemin est à droite » et ils prirent la direction, ils se perdirent et s’égarèrent.
    D’autres ont dit : « le chemin est à gauche et ils le prirent, errèrent et s’égarèrent.
    Quand aux autres, ils firent halte, agenouillèrent leurs chameaux, et attendirent que le vent cesse puis le chemin se clarifia et ils continuèrent leur voyage. »

    Il es évident que la Syrie est un enjeu capital et représente bien le vent tourbillonnant dont parle le compagnon du prophète saws dans lequel la Umma s’est perdu.

    Nous avons plus que jamais besoin de sagesses, comme ce discours.

    Barakalahoufikoum

    • Omar MAZRI 19 septembre 2012 at 23:09

      @ Lalla,

      Bourika fiki,

      Vous avez parfaitement signifié la tragédie ainsi que la conduite à tenir. Le sang du musulman est sacré, même si ce musulman est despote, perverti et pécheur.

      Celui qui porte attentat à la vie d’un musulman, qu’il soit gouvernant ou gouverné, servant ou opposant, ne sentira jamais l’odeur du Paradis et même si Qaradhawi et ses semblables leur font des Fatwas sur mesure. La parole d’Allah (swt) et celle de Son Messager (saws) sont au dessus de toute parole et de toute opinion.

      {Et quiconque se rebelle contre Allah et Son Messager, et transgresse Ses Ordres, Il l’introduira dans un Feu où il s’éternisera ; et il aura un infâme châtiment.}

      {Il n’appartient point à un croyant de tuer un croyant sauf par erreur.}

      {Quiconque tue un croyant intentionnellement, sa punition sera la Géhenne où il s’éternisera ; Allah le frappera de Sa Colère, le maudira et lui préparera un immense châtiment.}

  3. aicha 15 mars 2014 at 22:17

    salm barbi né7éb na3ref 7aja ki na3mél ni9ab ou na7ih al 3i9ab chny ra8ma ésbeb

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