Islam  : Libération des opprimés

G20 Saint-Petersbourg : Le jour d’après

G20 Saint-Petersbourg : Le jour d’après
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En quinze ans, les États-Unis ont mené dix guerres contre huit  pays arabes et musulmans. Ils ont gagné, par leur supériorité militaire et technologique, toutes ces guerres en un temps record. Un grand nombre de ces guerres a été mené avec la collaboration des Arabes dont le devenir  à l’existence et la survie sont liés à ceux de l’Empire et du sionisme.

Les pays arabes et musulmans n’ont, à ce jour, réalisé aucune alliance contre l’Empire ni échafaudé une stratégie de défense ni une doctrine militaire sauf acheter du matériel à l’Empire. La Syrie a des alliances et aurait une stratégie de riposte contre une agression sioniste de grande ampleur. Chacun attend de voir la suite.

Dans cette attente il est bon de rappeler que les États-Unis n’avaient atteint aucun objectif de guerre ni réalisé un gain stratégique autre que semer la mort et la désolation dans les populations arabes et musulmanes qui haïssent de plus en plus l’Amérique.  Lorsqu’Allah (swt) hait un homme ou une nation, il rend ses œuvres et son comportement haïssables. La haine que suscitent l’oppresseur et l’arrogant chez les opprimés puis dans l’ensemble de l’humanité est en soi le signe de leur fin proche et dramatique en dépit de leur puissance sans qu’ils se rendent compte, aveuglés par leur hybris, cette folie arrogante, cette démesure, cette violence passionnelle qui habite les damnés de la terre et de l’Enfer.

Leur guerre meurtrière leur avait couté cinq mille milliards de dollars (5 000 000 000 000 $), les a plongés dans une crise financière, économique et morale sans qu’ils ne prennent conscience que le désordre qu’ils ont semé va fatalement les engloutir comme Pharaon, les pousser au suicide collectif comme l’Empire romain ou les anéantir comme Ad et Tamoud. Ils continuent de tromper les insouciants, les nihilistes et les cyniques en parlant d’une guerre en Syrie ciblée, propre et peu couteuse en vie humaine et en argent dont ils sortiront victorieux. Ils sont menés vers leur fin :

{L’exemple de ce qu’ils dépensent dans cette vie terrestre est comme l’exemple d’un vent chargé de crissement : il frappa la récolte de quelques gens, qui se sont fait injustice à eux-mêmes, et l’a détruite. Allah n’est  point injuste envers eux, mais ils sont injustes envers eux-mêmes.} Al Imrane 119

L’âne de Buridan

La topographie de la région, la défense syrienne et le renseignement russe obligent l’armée américaine à déverser son stock de munitions sur la Syrie et rendent ainsi rédhibitoire le cout de la guerre pour des objectifs que personne ne sait et pour des conséquences que personne ne connait. Nous sommes dans le comble de la confusion entretenue dans la région qui va fatalement se déplacer (elle l’est déjà) dans le cœur du système américain et dans le corps de leurs alliés. Toute résistance et toute riposte syrienne (et ses alliés) sera un facteur d’entropie dans le dispositif de l’Empire qui doute psychologiquement malgré sa supériorité technologique. L’engrenage de la violence sans gain économique et politique sera un désastre pour les Etats-Unis. La question paradoxale n’est plus de savoir si l’Amérique va aller en guerre et si elle va gagner, mais est-ce que la Syrie va accepter la confrontation sans capituler et résister suffisamment.

L’Empire connait cette équation et y va à contre cœur poussé par son arrogance et par des alliés qui ne pèsent rien en termes de stratégie et de combat. Le destin est ironique.

La Syrie et ses alliés ont une autre carte stratégique : décider d’impliquer l’entité sioniste dans la guerre à n’importe quel moment de la bataille. Il leur suffit de résister pendant les 90 jours de guerre et de ne pas s’effondrer puis d’élargir le front ou de cibler l’entité sioniste dès les premières frappes. L’armée syrienne et ses alliés ont des cartes à jouer, des petites cartes qui peuvent changer la règle du jeu. La première et grande carte jouée par l’Empire et ses vassaux avait déjà échoué : faire tomber le régime syrien et livrer la Syrie aux « rebelles » avant de la partager en 3 ou cinq entités.

Le Hezbollah avait apporté la surprise en s’engageant en Syrie. Il peut réserver d’autres surprises. C’est la carte maitresse qui peut éviter le conflit sunnite chiite et faire basculer la guerre médiatique et psychologique. Cette carte peut entrainer des bouleversements dramatiques pour l’Empire qui sera confronté à un assaut sanglant et répété contre ses intérêts au Moyen-Orient et en Asie.

La troisième carte serait l’entrée en jeu de cellules subversives dormantes iraniennes et syriennes dans les pays du Golfe et aux Etats-Unis. Les pays du BRICS et l’Amérique latine auraient alors toute la latitude pour mener à leur tour leur guerre subversive médiatique et économique contre l’Empire ou contre ses périphéries pour l’affaiblir et l’isoler en le présentant comme Néron le suicidaire. Il est impossible d’imaginer la Russie et la Chine se retirer de ce conflit ou de croire que les forces russes en Syrie sont en tourisme. La pauvre Libye et Kadhafi étaient peut-être l’appât que les Russes et les Chinois ont laissé au travers de la gorge de l’OTAN. Les Anglais semblent l’avoir compris.

Le congrès américain peut prendre conscience et refuser cette guerre avec la possibilité d’une guerre intérieure entre les centres de décision aux Etats-Unis. Il peut l’encourager ou exiger plus, mais il va aller vers une impasse lorsqu’on connait l’ampleur du déficit budgétaire, les rivalités économiques mondiales, et la volonté des BRICS de se passer du dollar. Ils ne seront jamais épargnés de la Fitna qu’ils ont semée dans le monde arabe et musulman. Jamais les monarchies arabes ne s’en sortiront indemnes de cette Fitna.

Dans cette Fitna, j’ai eu l’occasion de m’interroger sur les buts de guerre que l’opposition armée avait cherché à obtenir en s’attaquant au système de défense anti aérienne  de l’Etat syrien qu’il a commencé à construire pour passer à la phase de dissuasion contre l’entité sioniste par une doctrine et des installations qui reposent sur les missiles au lieu de l’aviation. Les sabotages réussis ne changent pas grand chose dans le rapport de forces, mais posent de nouveau le rapport à la morale, à l’intelligence, à l’Islam et à la nation d’une opposition qui ne sait pas construire sa révolution ni sa lutte armée et qui sape les capacités défensives de la nation arabe et qui assassinent les généraux qui ont encadré la résistance palestinienne et libanaise contre les agressions de 2006 et 2009. Beaucoup de questions que le temps va poser et leur donner des réponses.

Le compte à rebours a commencé. Les Occidentaux sont confrontés à leurs vieux démons de la mythologie, l’âne de Buridan qui hésite entre boire ou manger et qui finit mort de soif et de faim, le roi grec qui a volé un trésor aux Dieux et qui a été condamné à manger sans satiété, et qui a fini par bouffer son royaume avant de manger sa propre chair pour satisfaire ses appétits.

Obama est dans cette posture contradictoire et hésitante. Il est dans la psychologie du Pharaon qui voit les Signes et les comprend, mais qui continue à défier la vérité et à philosopher avant de prendre en chasse les petites gens conduits par Moïse (saws) qui le mènent au lieu de sa noyade et de ses armées, lieu inscrit dans le Dessein d’Allah (swt).

Même si tout ce bruit médiatique a pour dessein d’amener le régime syrien à capituler, à faire des concessions, ou à partager le Moyen-Orient entre la Russie et les États-Unis, il y a des signes qui ne sont pas trompeurs et qui remontent bien avant la crise syrienne et les révolutions arabes. Ils sont dans la nature même de l’Empire appelé à décliner et dans la nature de la résistance appelée à triompher.

Nous allons voir plus loin que le Coran nous donne la clé pour comprendre ce qui se passe et deviner la suite : la mise en abîme graduelle.

Les deux questions à surmonter :

Bien entendu, les empressés et les désespérés se posent des questions et doutent.

Est-ce qu’Allah donnera la victoire à Bachar Al Assad le tyran? Question fallacieuse qui se focalise sur un homme pour faire oublier l’origine du problème : l’Emprise, le sionisme et leurs vassaux qui s’imposent devant l’incompétence des musulmans à s’éveiller à l’universel de leur religion et au drame de l’humanité se contentant de subir leurs tragédies et celles des autres une fois que le Wahn de la décadence et de la colonisation les a habités.

Pourquoi Allah nous laisse-t-il dans cet état ? Question des ignorants qui refusent de voir leurs responsabilités dans les malheurs qui les accablent ! Question des ignorants qui ne voient pas le Dessein de Dieu se réaliser dans l’histoire humaine selon Sa Volonté et non selon notre volonté. La mystique de l’Histoire que j’ai expliqué dans le livre « Les révolutions arabes : Mystique ou mystification ? » et que nous avons bafouée par des arrangements d’appareils et par la transgression du sacré s’accomplit sur l’hyperpuissance.

La réponse attendue demain ou dans quelques années :

Je n’aime pas recourir aux explications eschatologiques de l’histoire, car le Coran nous donne le cadre suffisant que la raison peut plus ou moins interpréter ou transposer à une réalité semblable :

{Et ceux qui ont démenti Nos Signes,  Nous allons les conduire graduellement (vers leur perte) par où ils ne se  savent pas. Mais Je leur accorde un délai, car certainement Ma manœuvre est infaillible.} Al Aâraf 182-183

La perte inéluctable est vraie. C’est du concret, ce n’est pas de l’abstrait même si les conditions et la manière sont énoncées d’une manière abstraite pour signifier que tout est possible et de la manière la plus inattendue et à laquelle le savoir des transgresseurs, leur intelligence, et leur perception ne peuvent prévoir ni anticiper ni parer. Le Croyant voit, par le regard de la foi, les Signes. Il parvient parfois à un niveau d’abstraction à contracter le temps et l’espace. Il devine les Signes écologiques, psychologiques, politiques, moraux, économiques, géostratégiques et autres qui témoignent de l’entraînement progressif de l’Empire vers sa destruction, destruction qui échappe au contrôle des mégas intelligences de l’Empire comme Catherine leur a échappé.

La Syrie n’a pas les moyens de résister à la force de destruction de l’Empire qui peut frapper de loin sans s’exposer à une riposte qui pourrait  le mettre en échec. Les alliés immédiats de la Syrie (Russie, Hezbollah et Iran) peuvent changer le rapport de force en entrant dans le conflit et en lui donnant les moyens de s’élargir et de se prolonger faisant entrer le système dans une accélération de sa crise.

Même si la Syrie se fait écraser et ses alliés se font contenir, l’Empire commence déjà à manifester les signes de son déclin. Les BRICS qui représentent 50% de la planète s’opposent à l’Empire et vont agir de telle manière que cette agression soit la dernière, car il y va de la survie de la planète. Diplomatiquement, politiquement, idéologiquement, financièrement, économiquement et militairement l’Empire va se trouver dans l’obligation de la retraite.

Paradoxalement que cela puisse se présenter, en Syrie comme à Stalingrad, les experts pensent que le Blitz sur un champ de bataille peut donner un résultat contraire à son effet dévastateur immédiat. Le bombardement de l’entité sioniste contre le HAMAS et le Hezbollah ont montré non seulement  ses limites, mais son effet inverse : le plus puissant a perdu, en ne réalisant pas ses objectifs de guerre à court terme et en donnant l’espoir à la résistance de le vaincre dans une prochaine confrontation. Une fois surmonté l’effet de choc, l’instinct de survie du faible qui refuse le mutisme peut pousser le puissant à l’impuissance.

Dans mon livre « Gaza : la bataille du Forqane », j’ai longuement expliqué ce phénomène et ses conséquences tant sur la résistance que  sur les alliés de l’Empire et du sionisme. Dans « Le dilemme arabe et les dix commandements US », j’ai analysé comment l’Empire allait confisquer les « révolutions «  arabes et semer le chaos dans le monde arabe et tout particulièrement en Libye et en Syrie pour finalement se retourner en Égypte et remettre le chaos. L’Empire est comme un organisme agonisant, mais disposant de moyens titanesques qu’il ne sait plus utiliser et qu’il finira par retourner contre lui-même.

Pour comprendre la logique coranique  et  faciliter sa transposition dans le cas historique contemporain, il nous faut relier les Ayat 182-183 de la sourate Al Aâraf  avec d’autres énoncés coraniques  qui vont éclairer davantage leur sens selon la règle qui dit que le Coran explique ou explicite le Coran :

A –  Les deux énoncés qui viennent en amont disent :

{A Allah appartiennent les plus beaux Noms, invoquez-Le par eux. Laissez ceux qui déforment Ses Noms. Ils seront punis de ce qu’ils faisaient.}  Al Aâraf 181

Ni l’Empire, ni le sionisme ni leurs valets arabes et européens ne sont conscients qu’ils sont en train de bafouer et de déformer les Noms d’Allah en s’attribuant des attributs démiurges de grandeur, de justicier, de puissance, de vengeance contre les peuples et les petits États. Ils s’exposent de plus en plus au Châtiment divin.

Les élites musulmanes et arabes, politiques, intellectuelles et religieuses, parlent au nom d’Allah et se donnent le droit de déclarer un tel croyant et un tel autre mécréant se réservant droit de vie et de mort sur les peuples, accordant légitimité ou illégitimité au pouvoir aux uns et aux autres. Ils rendent licite ou illicite ce que leur dictent leurs opinions,  leurs  intérêts, leurs « médiatiseurs »   et leurs financiers. Chaque jour qui passe, nous les voyons, désavoués par l’intelligence qui analyse et par les faits qui s’imposent.

{Et de ceux que Nous avons créés, il est une communauté : ils guident par la vérité, et grâce à elle ils sont justes.} Al Aâraf  182

Parmi les créatures d’Allah il y a les musulmans et les non-musulmans, les Croyants et les non-croyants, les bons et les méchants. Tous sont soumis à l’épreuve de vérité. La Vérité est absolue lorsqu’il s’agit de la Parole d’Allah, de Son Décret, de Son Dessein que nous pouvons connaitre que partiellement et imparfaitement. Le musulman dispose du Coran, de sa foi et de sa vertu pour accomplir l’effort de se rapprocher de la Vérité. La vérité est aussi relative et globale. Dans ce cas, elle est celle que toute l’humanité partage et qui permet de distinguer le bien du mal, le beau du laid, le vrai du faux, le juste de l’injuste, le sensé de l’insensé. La vérité globale peut être singulière, c’est celle de la vérité que partage l’humanité qui vient à être éduquée et spécialisée par la science ou par la foi.

C’est dans ces multiples rapports à la vérité et dans leurs manifestations dans la réalité sociale et intellectuelle que les Signes de la fin de l’Empire sont mis à la portée du plus grand nombre. Dans l’article « Abou Amama et la future dernière guerre de l’Empire », j’ai analysé les scénarios probables et les positions des différents acteurs à la veille du G20 ainsi que la confusion sur le vote des élus américains. Il faut les reprendre à la lumière de ce rapport à la vérité et à la réalité sachant que le terme coranique Al Haqq désigne à la fois la réalité et la vérité.

Nous voyons que le Pape,  l’Église russe et les Églises arabes d’Orient se sont mobilisés pour refuser l’imposition d’une guerre injuste. Le président français qui est dans les traditions cléricales un officiel de l’Eglise catholique refuse de se joindre à l’appel de paix lancé par les chrétiens du monde comme il refuse d’écouter les 70% de son peuple opposé à la guerre. Il préfère servir l’Amérique et son projet destructeur faute de projet de gouvernance et de rôle à jouer dans le monde. Ce sont des signes qui ne sont pas trompeurs. Ils auront sans doute des répercussions sur la fin de l’Empire qui va se trouver de plus en plus haï, isolé et menacé dans le monde.

Dans ce rapport (vrai ou maquillé)  à la vérité des Églises sur la guerre et ses faux alibis, nous constatons le silence affligeant des élites religieuses et intellectuelles musulmanes et  arabes. Les seules voix sont celles des sunnites syriens qualifiés de savants de palais par les opposants. La grande voix de Palestine, de la Mosquée sacrée d’Al Qods, a été interdite de parole par les infantiles se réclamant des Frères musulmans ou des mouvements djihadistes. Les autres voix ne sont pas crédibles, car elles ne posent pas le problème de témoignage dans un rapport à la vérité, mais un clivage idéologique et dans une vengeance politique : incriminer l’Islam politique.

La vérité est effrayante : les partisans de l’Islam politique sont silencieux. Les vassaux du sionisme et les insensés infantiles et incultes ne se taisent pas, ils parlent au nom de Dieu pour défendre l’Empire et le supplier de détruire un pays arabe et musulman.

Cela fait des années que moralement et intellectuellement je me suis préparé à voir l’inculture géostratégique et la culture d’intrigue saper  nos intelligences et nos émotions comme elles avaient déjà sapé nos territoires avant et après la colonisation.

Louange à Allah qui m’a permis de me questionner,  d’écrire et de faire des conférences sur l’Islamophobie et de la montrer dans ce qu’elle est c’est-à-dire « Deus Machina », une machination diabolique, une fabrication diabolique, un engrenage idéologique, médiatique, diplomatique, psychologique pour mener une subversion et une guerre contre nos mentalités et nos territoires pour le compte de l’Empire et du sionisme qui s’imaginent que la fin de leur déclin est synonyme de la fin de notre éveil. Ils ont bien imaginé et bien exécuté le scénario qui rend l’humanité méfiante envers les musulmans et les musulmans défiants les uns contre les autres. Il n’est pas fortuit que l’appel de paix des Eglises soit suivi et accompagné des exactions contre les chrétiens et tout particulièrement contre  Maaloula en Syrie abritant le site religieux et historique le plus ancien de la Chrétienté. Aucun musulman croyant en Dieu ne peut transgresser le sacré des autres ni attenter à leur vie. Aucun musulman ne peut se taire devant cette transgression. Les officiels et les imposteurs de l’Islam se taisent. La vérité les dévoile, mais comme leurs maitres, ils ne sont plus capables de distinguer la vérité du mensonge.

Lorsque j’ai vu l’acharnement mis pour transformer l’Islamophobie en fonds de commerce et pour la focaliser sur le racisme à l’encontre des banlieues françaises et la déboiter des enjeux stratégiques, j’ai compris combien l’emprise idéologique de l’Empire et de ses vassaux sur les esprits et les sentiments des musulmans était grande. Je dis et je le répète ici ce que j’ai écrit : l’association internationale des savants musulmans confiée à un sénile, financée par les Qataris, impliquée dans l’esprit partisan,  et noyauté par quelques Libyens qui ont conduit leur pays à la ruine, a été mené vers sa ruine pour perdre sa crédibilité dans la gestion des grands dossiers du monde arabe et musulman qui pouvaient rendre  difficile la tâche de l’Empire de mener ses guerres et de se maintenir en vie : la Palestine comme projet de libération, l’éveil islamique comme projet de civilisation,  et le rapport sunnites chiites comme projet de fédération.

Je ne suis pas en train de faire dire au Coran ce qu’il n’a pas dit, mais je décris comment il colore mon imagination et élargit mes évocations lorsque  je tente de lire la réalité, libéré des influences idéologiques et médiatiques. Pour l’instant, je me suis très peu trompé dans mes analyses sur la « révolution » arabe et sur les Pygmalions islamistes et non islamistes à qui l’Empire accorde des tribunes et des honneurs.

Dans ce rapport à la vérité nous voyons la Russie de Poutine, malgré une opposition intérieure pro occidentale, maintenir sa position par rapport au droit international et son soutien à la Syrie. À l’opposé, nous voyons Erdogan s’impliquer dans un délire de fou pour une guerre totale en Syrie. Il est impossible que la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar et les autres bédouins puissent nourrir une telle haine pour le Président Bachar Al Assad jusqu’à prendre le risque de détruire la Syrie et de se trouvé impliqués dans un conflit qui va mettre en danger la stabilité de leur pays ? Nous pouvons trouver explication dans cette haine dans les mécanismes de l’Islamophobie.

Nous ne pouvons pas comprendre comment un musulman se réclamant du Coran peut s’impliquer dans la haine ou peut avoir de la haine pour un musulman plus que pour l’Empire et le sionisme. Nous ne pouvons toujours pas à comprendre comment un acteur de la vie politique et intellectuelle du monde arabe peut imaginer qu’il y a possibilité d’arrangement avec l’Empire ou de ruse avec le sionisme justifiant la destruction d’un pays arabe comme la Syrie ou la Libye. Nous ne pouvons toujours pas comprendre comment les limbes d’un Arabe et d’un musulman peuvent oublier facilement le colonialisme et ne pas voir l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie et tous ces pays marqués par la cruauté et la régression de l’Empire.

En citant ces versets et en les méditant nous comprenons aussi que jamais Allah ne fera tomber un Tyran et son Empire si face à eux la vérité ne se manifeste pas comme alternative crédible et puissante. Dans la résistance globale, j’ai montré comment Moïse a mené le combat contre Pharaon et l’a gagné sur le terrain de la foi et de la vérité qui a dévoilé les mensonges de Pharaon et de son système économique, politique, médiatique et militaire. Le monde musulman et les mouvement islamiques ne sont pas encore prêts à assumer la vérité. Ils cèdent à l’émotionnel, aux arrangements d’appareils, à la dénonciation simpliste ou  à la violence.

B – L’énoncé coranique en aval

L’énoncé coranique en aval de celui que nous venons d’évoquer apporte d’autres clarifications sur ce qui se passe et risque de se passer :

{N’ont-ils donc pas médité ? Leur Compagnon (le Prophète Mohammed)  n’a aucune folie : il n’est qu’un avertisseur évident.  N’ont-ils donc pas contemplé le Royaume des Cieux et de la terre, et toutes les choses qu’Allah A Créées, et que peut-être leur terme s’est rapproché ? En quel discours après cela croiront-ils ? Celui qu’Allah Condamne au Fourvoiement n’a point de guide. Il les Laisse s’aveugler dans leur tyrannie.}

Ainsi dans la crise graduelle qui conduit l’Empire à sa fin nous sommes interpellés sur trois éléments essentiels dans notre foi et dans notre démarche :

Le Prophète (saws) est notre guide. Prendre les conditions politiques et historiques pour justifier la transgression des paroles de Mohamed (saws) c’est le considérer comme un fou, un insensé, un homme du passé révolu, un être qui a oublié de nous transmettre l’intégralité de notre religion, et de nous avertir des conséquences des transgressions. Mohamed (saws) a interdit de porter atteinte à la vie sacrée ou de convoiter le pouvoir.

L’univers, l’Histoire et les Signes témoignent de la fin de toute chose. La fin de l’Empire est inscrite dans l’ordre des choses. La fin du monde et le Jugement dernier sont vérité absolue. Il ne s’agit pas d’en débattre ou d’en faire des émissions qui cultivent la fascination, mais de construire la vigilance et le sens des responsabilités par la quête du salut ultime. Quel est le sens de se salut lorsque le musulman fait alliance avec celui qui opprime les musulmans et les agresse,  lorsqu’il se permet de verser le sang d’un innocent, ou lorsqu’il devient une caricature hideuse, mais fausse de l’Islam.

Les égarés, affichant leur arrogance impériale ou leur bigoterie de vassal, ne peuvent lire et comprendre les signes qui témoignent de leur tyrannie au sens propre du terme ou au sens symbolique.

C’est ce cadre coranique qui nous permet d’entrevoir les évènements comme signes annonciateurs de la fin des uns et de l’émergence des autres. C’est dans ce cadre que nous avons annoncé que la tyrannie de l’Empire risquait de se retourner contre lui et faire en quelque sorte que le vote attendu des élus américains ne devienne un autre signe marquant de la  déroute du système ou le début d’une guerre intérieure, politico idéologique et militaro administrative, accélérant la décomposition et la fragmentation du système. Pour l’instant la presse américaine présente la majorité du  non comme le plus probable. Le oui minoritaire serait par contre extrêmement radical. Le oui et le non peuvent isoler le Président et faire entrer le système en crise prolongée pendant, avant et après la guerre imminente ou différée.

C – L’énoncé de la sourate Al Qalam

Comment seront les prochains jours, les prochaines semaines ou les prochains mois ? La loi de l’Istidraj est vraie, ses circonstances de temps, de lieu et de modalités d’action  ne relèvent que du savoir du vouloir  et du pouvoir d’Allah. La sourate Al Qalam  confirme et explicite la loi de la graduation et ses conséquences :

{Laisse-moi donc avec ceux qui démentent ce Coran, Nous allons les conduire graduellement (vers leur perte)  par où ils ne se savent pas.  Mais, Je leur accorde un répit, car certainement Ma manœuvre est infaillible. Leur aurais-tu jamais réclamé, pour ta mission, un salaire qui aurait pu leur peser? Ou détiendraient-ils le Ghayb pour les inspirer quoi écrire? Persévère donc,  soumets-toi au Décret de ton Dieu et ne sois pas comme l’homme au poisson, lorsqu’il appelait (Dieu) en étant en colère. S’il n’eut été sauvé par une Grâce de son Dieu, il aurait été rejeté et réprouvé sur la côte aride.} Al Qalam  44 à 50

1 – Allah est le seul et véritable agissant.

2 – Ceux qui sont conduits progressivement à leur perte ne peuvent deviner le moment et le lieu de leur perte.

3 – Le Dessein d’Allah est écrit, infaillible et imparable ; Nul ne peut le consulter ou le modifier.

4 – Le Prophète (saws) et ses adeptes doivent attendre la Promesse avec patience, constance, endurance et persévérance. Nul n’est autorisé à se laisser dominer par ses sentiments et croire que le destin s’accomplit selon ses désirs au risque de se voir rejeté et méprisé.

Ceux qui se sont empressés de semer le chaos et à appeler l’Empire pour régler un contentieux politique interne ou réaliser un Khalifat islamique régional au prix de l’effusion du sang et du désordre ne sont ni aptes à gouverner ni aptes à donner des titres de vertu. Ils ne représentent pas la ligne du Prophète. A ce jour, ils n’ont toujours pas fourni des arguments religieux ou politiques pour justifier leur sédition et leur Fitna. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre Bachar, pour ou contre la solution islamique,  mais de s’inscrire dans la vérité coranique, sinon dans celle que partage l’humanité qui ne diffère pas de celle du Coran.

Il s’agit de guerre, d’enfants,  de soldats et de combattants musulmans qui vont mourir alors il faut dire la vérité que les arguments fallacieux tentent de masquer en faisant des jeux de mots ou en se cachant sur des hadiths tel que celui qui dit qu’Allah frappe le tyran par le tyran et l’injuste par l’injuste et que par conséquent Kadhafi et Bachar Al Assad comme Saddam Hussein sont des tyrans frappés par d’autres tyrans, et c’est ainsi. Ceux qui réfléchissent et parlent ainsi ont désacralisé la vie humaine et se considèrent comme des pieux, des vertueux, des justes, alors qu’ils sont des fauteurs de troubles qui n’ont aucun crédit moral, religieux ou intellectuel à faire valoir. L’expérience a montré qu’ils sont pires que les tyrans qu’ils veulent combattre quitte à détruire un pays,  exterminer un peuple, et renforcer un Empire pourtant agonisant.

 Graduation et science dans la marche de l’Empire vers sa fin inexorable

istidraj

{Nous allons les conduire graduellement (vers leur perte) par où ils ne se  savent pas.}

L’Isdiraj, la gradation, est le passage de marche en marche dans un sens ascendant ou descendant. L’Empire peut évoluer jusqu’à atteindre l’apogée de sa puissance puis imploser ou se désintégrer comme il peut évoluer progressivement vers la décadence et disparaître en perdant de sa puissance, de son rôle et de sa place dans le monde. Il peut aussi être soumis aux deux mouvements le rendant totalement désorienté, confus et incohérent, présentant le paradoxe d’une puissance en expansion et d’une faiblesse en expansion aussi. Soumis à des forces contradictoires il finit soit par se déchirer de l’intérieur aidé en cela par les  effets extérieurs  de sa force ou de sa faiblesse ou soit se briser à l’extérieur ne pouvant plus compter sur ses forces intérieurs contradictoires. C’est une fin tragique sur le plan historique. L’Amérique porte les symptômes de tous les scénarios de  fin tragique et lamentable.

L’Isdiraj c’est aussi la mise en séquence pour signifier un mouvement qui devient moteur de sa propre dynamique. L’empire est conduit par son propre élan vers l’accomplissement de plus en plus accéléré de l’épuisement de son énergie avant de finir épuisé, sans ressources, sans dynamique. Allah les fait donc courir vers ce qui va provoquer fatalement leur perte.  Allah ne dit pas si ce qui va provoquer la fin de l’Empire sera grand ou petit, dominant ou dominé. Le contexte ainsi que le sens du Coran laisse comprendre qu’il s’agit d’un rapport de force disproportionné entre  le Tyran et son adversaire.

L’Isdiraj c’est aussi l’enroulement. Il faut voir mentalement et symboliquement l’image d’une feuille enroulée sur elle même puis transposer le signe sur une civilisation, une société, un moment historique.

L’Isdiraj c’est aussi une référence à la proportionnalité dans le sens où le châtiment divin qui survient toujours à l’improviste frappe les cités injustes selon le degré de perversités et de crimes commis. Plus les crimes sont grands en nature, en intensité, en durée,  en étendue et en masse de participants plus le châtiment vient différé et dévastateur. Si Allah se comportait avec empressement il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de vie sur terre.

Enfin L’Isdiraj appelle du temps. Allah est Créateur du temps et de l’Espace, Il accorde des étendues d’espaces et des délais de temps que nous pouvons appeler répit, répit d’épreuves des hommes les uns face aux autres, et répit de preuves par le principe de justice et d’équité qu’Allah a décrété. Plus la civilisation est grande, plus la mise en abîme est profonde dans le temps, dans l’espace et dans le rapport entre les dons qu’Allah accorde et le mauvais usage que les tyrans en font contre d’autres hommes et d’autres peuples, et bien entendu plus le Châtiment d’Allah est terrible.

Savoir (ya’lamoun) et percevoir, se rendre compte, s’apercevoir, prendre conscience ou ressentir (yach’ouroun) sont deux notions différentes. Le Coran les distingue ;  les traductions ou les commentaires qui  ne le font pas occultent la dimension du Coran et limite la portée de l’analyse sur la réalité.

Le terme savoir est primordial pour comprendre la crise et son issue. Par le savoir on recense,  mesure,  analyse,  compare,  juge et  décide en vue de comprendre, anticiper et  agir pour faire un gain ou se protéger d’une perte dans le domaine scientifique, politique, économique et militaire. L’absence de savoir laisse le ressenti par l’instinct prisonnier de l’inconnu et du doute qui naît de l’impossibilité de comprendre les composants et les circonstances d’un phénomène redouté d’une manière confuse.

Nous savons que le savoir humain est relatif. La construction de ce savoir relatif exige une abstraction sur les facteurs et sur leurs interactions. Le savoir devient nul lorsque les facteurs et leurs interactions ne sont plus contrôlable soit par leur complexité soit par le nombre de leurs inconnues, soit par leur déroulement échappant à la logique humaine et à ses instruments de mesure et de calcul. Sans parti pris, force est de constater que le système mondial est entré dans une logique d’entropie qui le rend incapable de voir l’ensemble des facteurs et  d’agir sur leurs interactions…

{sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent plus} Coran

Par une ellipse, le Coran nous dit que sur le plan cognitif, affectif, idéologique, économique, politique, scientifique, technique, technologique et organisationnel, le système impérial dispose des moyens de puissance, de manipulation et de savoir qui vont s’avérer  impuissants à stopper sa chute et son déclin. Contre le Décret divin tous les stratagèmes s’effacent et contre le Châtiment divin les plus grandes civilisations s’effondrent.

Par ailleurs en se plaçant sur le savoir, le Coran renforce la dramatique de la chute de l’Empire qui se croit invulnérable par sa puissance et son savoir, car le système tyrannique perçoit le danger, vit dans l’inquiétude, subit l’angoisse du haut de sa puissance contre un danger qui le guette et qu’ il a du mal a mesurer scientifiquement et dont il a du mal a s’en prémunir. Il vit dans la confusion totale.

Pour comprendre le rapport de l’Istidraj au savoir  dans cette Aya il faut imaginer un homme, une société, une armée, une civilisation, un phénomène pris dans une torsion, une accélération, un enroulement, une séquence sur laquelle il n’a plus prise et dont il ressent le danger, mais dont il ne sait ni la fin ni la réalité. Le Décret divin avait opéré une « mise en abîme » des Arabes qui avaient persécuté le Prophète (saws) et élaboré des machinations diaboliques contre lui et ses compagnons. C’est le même Décret divin qui gouverne l’histoire humaine.

Pour comprendre le rapport de l’Istidraj au savoir il faut savoir que l’injuste va se déplacer de la sécurité et de la puissance vers l’insécurité et la faiblesse sans savoir comment se fait ce déplacement ni vers où il conduit tout en ressentant de l’inquiétude au fur et à mesure de la vitesse et de la durée du déplacement qui font perdre les repères traditionnels sécurisant sur le plan psychologique sans apporter des réponses objectives.

Par le conflit interne entre le bien et le mal, l’Empire perçoit son  inquiétude ; par la cupidité et la convoitise, il  redoute la fin de ses privilèges. Par l’absence de savoir sur les moyens, les circonstances et les modalités de sa fin, l’Empire est confronté au châtiment de tous les égarés dans cette existence : la perte de sens, l’absence de finalités… Lorsque le savoir qui se construit sur l’étude de faits réels déserte les élites, alors la politique, la sociologie, l’économie et les médias s’inventent des faits tenant lieu de savoir s’impliquant dans le faux et tombant dans le piège de leurs mensonges et de leurs falsifications.

Nous pouvons facilement imaginer le système américain cultivant à son détriment le paradoxe de l’hyperpuissance impuissante,  de l’impuissance dévastatrice, du savoir vain, de la science sans conscience, d’une armée sans objectifs de guerre, sans budget, sans enthousiasme populaire. Nous pouvons voir comment les appareils idéologiques et médiatiques de l’Empire et du sionisme qui façonne la configuration, le contenu et la portée du savoir se trouvent emballés, excités, incapables de délivrer un message cohérent et crédible pour garder sous leur emprise les esprits de l’humanité.

Obama l’élu du système qui a joué au Pygmalion-Homme providence se trouve dans la confusion totale, à la fois  exprimant et entretenant la confusion d’un système qui perçoit sa confusion et sa fin, mais ne sait pas comment conjurer ce qu’il craint alors qu’il déclinant  au sommet de sa grandeur ou agonisant au bas de sa chute.

D’après ce que j’ai lu, personne ne sait d’où viendrait la force de résistance de l’armée syrienne, car nul ne sait de quel armement elle dispose,  ni de quelles fortifications elles disposent, ni de quelle technicité et technologie elles disposent. Les experts non alignés sur l’Empire, le sionisme et les Bédouins arabes avancent l’idée que l’armée syrienne n’a pas mobilisé toutes ses forces contre la rébellion armée car elle savait qu’elle devait faire face à une agression de l’Empire, du sionisme, de la Turquie, des Arabes ou d’une coalition internationale. Nous allons connaitre le dénouement dans quelques jours, quelques semaines ou quelques années, si Allah nous prête longue vie.

l’explication eschatologique de l’Histoire n’est pas un savoir

L’Internet regorge d’explication eschatologique juive, chrétienne et musulmane sur ce qui va se passer. Chaque partie et chaque partisan pro Assad ou anti Assad s’attribuent les bénéfices de la confrontation apocalyptique et du retour du Messie (saws).

Je reste extrêmement prudent pour quatre raisons :

La première est spécifique au lexique et à la sémantique du Coran. Allah (swt) lorsqu’Il évoque la fin du monde, Il utilise le terme avoir conscience, se rendre compte, ressentir (yach’ouroun) pour montrer la fin foudroyante et fulgurante de la fin qui survient sur une humanité totalement ivre et bestiale. Nous avons la différence  lorsqu’il s’agit de la fin des Arabes idolatres et par extension des Tyrans et des Empires.

La seconde  est que nous croyons au  Ghyab y compris dans sa formulation sur le retour du Messie (saws), mais nous croyons selon les termes du Coran que l’heure ultime n’est connu que d’Allah (swt). Certains exégètes citent un hadith où le Prophète (saws) nous demandent de démentir les Waqàtoun, ceux qui fixent une date aux événements futurs annoncés par le Coran ou par la Prophétie.

La troisième est que les Musulmans ont eu recours à ces explications pour expliquer ce qui dépassait leur savoir. Eux même pris dans une forme d’Istidraj du  système de leur époque avaient perdu toute démarche scientifique et ont préféré se réfugier dans les mythes et le fantastique ou faire dire à Allah et à Son Prophète ce qu’ils n’ont pas dit.

La quatrième est que nous assistons à une confrontation militaire possible en Syrie (voire au Moyen-orient) sur un fond de rupture tant  au sein de l’Empire qu’entre l’Empire et le reste du monde qui provoquera des ruptures majeures dans le monde arabe et musulman. Nous n’assistons pas à la préparation ou au lancement d’une guerre mondiale. Nous ne voyons pas la minorité de croyants se fédérer et affronter l’oppression et la perversité mondiale annonçant la venue du mahdi ou le retour du Messie. La crise syrienne dans l’échiquier mondial ou sur la carte du monde arabe et musulman n’est ni la crise majeure ni la crise ultime.

Al Istidraj est cette mise en abîme historique par un séquentiel de rhizomes de crises  non résolues qui échappent de plus en plus à l’entendement de leurs acteurs jusqu’au point de non retour c’est à dire jusqu’à la résolution tragique : la fin du fauteur de troubles. L’Empire américain et le sionisme sont des fauteurs de troubles. La violence et le désordre sont une composante structurelle et essentielle de leur existence.

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1 Commentaire

  1. Ayrton 26 avril 2014 at 16:35

    de9c19 j aime ,j aime et j aime tant te lire e0 chaque fois c est tes arltcies sont une source intarissable qui m abreuve et je de9guste chaque ligne avec de9lectation et une grande envie de tout remettre en cause .Tu as le Talent, tu as le coeur mais surtout,tu as du courage رانيا تبارك الله عليك

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