Caricature et islamophobie

Suite à l’article  » Notre devoir envers Mohamed (saws) » sur le film caricature je reviens sur le thème de l’Islamophobie dans cette période post révolutions arabes.  Après avoir confisqué les révolutions populaires en Tunisie et en Égypte par des appareils partisans, puis par une agression militaire contre la Libye conduite par les pseudos islamistes de la « Thawra », l’Empire et le sionisme ouvrent deux fronts. Le premier front en Syrie et le second front sur les médias. Nous entrons dans la phase trois du printemps arabe où il faut que les Musulmans s’entretuent et se déchirent.

Comme si le mot d’ordre est bien compris ou comme si la psychologie sociale de la CIA et du Mossad sont véritablement efficaces voilà que les Musulmans divergent sur les caricatures et le blasphème contre notre Prophète (saws). Ainsi Qaradhawi qui n’a eu aucune pudeur et aucune crainte d’Allah de lancer des Fatwas meurtrières faisant couler le sang des musulmans, le voici du Qatar lancer un appel à la modération et ne pas faire cas des atteintes au Prophète. Alors que d’autres lancent des appels meurtiers et vengeurs contre les auteurs et leurs gouvernements. Les laïcs dans le monde musulman en profitent pour affirmer que le Coran n’interdit pas la présentation du Prophète (?). Les gouvernants interdisent les manifestations et créent une nouvelle fois une situation de fossé rempli d’explosif ou de combustible les séparant de leur peuple.

Sur le sujet de l’Islamophobie je tiens à insister de nouveau sur quelques points fondamentaux que j’ai développés dans  « Islamophobie : Deus machina ». Télécharger la fiche synoptique >>> ici

Ce serait le comble de l’ironie, de l’insouciance et de la médiocrité que de voir dans l’Islamophobie un banal acte de racisme ou de haine. Il est vrai que la haine contre l’Islam remonte aux  négateurs et aux détracteurs des Prophètes et de la Révélation. Elle se manifeste souvent sous forme de moquerie et de dérision, mais parfois elle ne parvient plus à cacher sa haine et sa rancune :

{La haine s’est réellement manifestée de leurs bouches, mais ce que leurs cœurs cachent est plus grand. Nous vous avons démontré les Signes, si jamais vous raisonnez. Voilà que ceux-là, vous les aimez et ils ne vous aiment pas…} Ali ‘Imrane  118_119

{Si un bien vous effleure, cela leur nuit, et si un malheur vous frappe, ils s’en réjouissent. Mais si vous persévérez et êtes pieux, leurs manœuvres ne vous nuiront point. Certes, Allah domine ce qu’ils font.} Ali ‘Imrane  120

Cette haine et cette rancune, sont aujourd’hui instrumentalisées à des fins religieuses, et civilisationnelles,  dans une guerre psychologique, une propagande médiatique, une lutte idéologique,  et une guerre militaire sous forme d’action de subversion ou d’actes guerriers au nom de la démocratie, de la liberté, de l’humanitaire et du droit de l’ingérence. Ce n’est pas un banal acte de racisme ou de haine religieuse c’est véritablement une machination diabolique que mènent conjointement l’Empire, le sionisme et le Vatican accompagnés de leurs vassaux et de leurs intellectuels « musulmans embarqués ».

Il s’agit de l’intervention cynique et perverse du sionisme dans l’histoire de l’humanité qui parvient à agir sous les masques du christianisme, des idéologies, pour déclarer la guerre à l’Islam et à l’humanité qui conserve encore un réservoir de décence et de moralité.

Il s’agit également d’une diversion pour préparer l’après Kadhafi en Libye, tester la soumission des nouveaux gouvernements en Tunisie et en Égypte, et faire oublier l’échec patent en Syrie le temps de réajuster l’agenda et les moyens. On va me dire c’est trop de visées. Celui qui a connaissance du colonialisme sait qu’il met plusieurs fers au feu et qu’il a à sa solde les intelligences les plus cyniques et les mieux organisées pour lui produire une matrice de scénarios dans sa gestion du monde.

Il s’agit aussi d’un scénario qui repose sur la connaissance minutieuse de nos comportements, de nos contradictions et de nos clivages qui nous amènent dans les quatre postures qui s’enchainent les unes aux autres par une coordination mondiale satanique :

–        Produire des boucs émissaires pour se donner bonne conscience et pour mobiliser les bonnes consciences dans les guerres menées contre le monde musulman qui devient un défi majeur. Ce défi est pressenti par quelques signes annonciateurs d’un probable réveil de l’Islam. Ce défi masque la faillite de l’Occident qui a besoin à la fois de faire diversion et de se créer un ennemi pour relancer sa machine économique et justifier sa prédation des ressources qui sont en majeure partie dans le monde musulman. L’Irak, l’Afghanistan, le Soudan, la Libye et la Syrie sont les premiers de la liste.  L’Algérie et l’Iran sont les prochaines étapes à moins que la Syrie ne parvienne à leur damner le pion.

–        Produire et médiatiser le ridicule qui discrédite le musulman et le rend complexé, névrosé, psychopathe incapable de réfléchir sainement et objectivement. Le mettre dans une sorte de Caïn ou de Pygmalion inversés qui ne sont plus prisonniers de leur regard, mais prisonniers du regard des autres. Un regard qui nous méprise, qui nous ridiculise. Nous avons affaire à des laboratoires qui ont fait tomber l’Union soviétique après avoir disloqué le monde musulman et partagé ses dépouilles.

–        Produire de la méfiance envers les Musulmans tant  pour en faire un abcès de fixation et de crispation des crises sociales, financières économiques et politiques que pour réaliser trois autres objectifs majeurs :

  • Enlever toute sympathie  envers le monde musulman et les musulmans afin de ne pas produire de la compassion, de la pitié ou de la considération sur ces populations musulmanes appelées à payer le prix fort du nouvel ordre mondial qui pour l’instant ne veut pas faire payer l’ardoise à ses populations occidentales. Colonisés depuis trop longtemps,  habitués au fatalisme et aux « Lawrence d’Arabie » nous sommes supposés pouvoir endurer d’autres oppressions, d’autres guerres sans savoir nous défendre. Pour nous faire perdre toute idée sensée de défense et de résistance non seulement on ne bénéficie pas de la compassion et de l’attention des civilisés, mais on se fait occire en direct par des barbus vociférant des Allah Akbar comme si c’étaient les troupes déferlantes d’Attila.
  • Faire dégager les populations musulmanes d’Occident pour laisser que les agents du sionisme en terrain conquis à qui seront livrées les populations occidentales aliénées par le crédit, la consommation, le jeu, le sexe, la précarité, l’indigence intellectuelle et l’oisiveté.  Chaque occasion est instrumentalisée pour interdire de parole les Musulmans et restreindre leur liberté de culte et de conscience ainsi que leur devoir à dire non à l’injustice et à l’immoral. Ceci a commencé d’une manière aigue avec la loi sur le voile qui avait pour but caché de mettre la communauté musulmane dans un repli communautariste, de la stigmatiser, de lui interdire les manifestations en faveur de la Palestine et enfin de créer un sas de sécurité entre la fille musulmane cultivée et engagée dans sa religion et la fille européenne en quête de vérité et de sens dans un monde de plus en plus insensé.
  • Faire monter la pression sur les populations chrétiennes de l’Orient qui traditionnellement ne se reconnaissent ni dans l’Église de Rome ni dans la civilisation occidentale. Si les Sunnites et les Chiites, les Arabes et les perses, les Algériens kabyles, mozabites et arabo-berbères ne parviennent pas à s’entretuer suffisamment, les Chrétiens d’Orient affolés peuvent ou fuir ou prendre les armes et dans un cas comme dans l’autre ils se trouvent  de fait dans le bloc occidental soit comme agent agissant pour son compte soit comme victime à défendre contre la barbarie des Musulmans. Dans cet ordre d’idées, l’idée de faire prendre les armes aux Chrétiens d’Alep ou de les laisser prendre les armes pour se défendre est une faute grave du régime syrien dont les conséquences risquent d’être tragiques, car elles entrainent une spirale de violence qui va faire intervenir le facteur religieux avec plus de fanatisme et donner davantage d’arguments aussi bien aux Occidentaux qu’aux Arabes  pour intervenir en Syrie.

–        Aiguiser la défiance entre les Musulmans qui ne doivent pas trouver terrain d’entente entre « modérés », « modernistes », « fondamentalistes », « Takfiristes », « Frères musulmans », « Salafistes ». Dans chaque secte ou faction, ils aiguisent les contradictions et les clivages entre telle et telle doctrine, entre tel savant et tel autre car les uns soutiennent  la violence alors que les autres la rejettent, les uns acceptent la démocratie alors que les autres la rejettent, les uns acceptent l’Occident alors que les autres  lui déclarent la guerre, les uns appellent l’OTAN au secours alors que les autres refusent. Etc. On revoit le remake des interviews et des reportages qui renvoie dos-à-dos les Musulmans les uns contre les autres et notamment les « appels au calme » et les « appels à la violence ». Il est temps d’apprendre à boycotter ces médias et de suivre les pas des Prophètes qui se concentraient sur la communication avec celles et ceux qui sont susceptibles de comprendre, de les suivre, délaissant les haineux et les vicieux qui savent faire de nos « idiots utiles » des faire valoir, des alibis, des impostures.

Il faut juste voir les positions extrêmes et contradictoires sur le film blasphématoire dans l’opinion musulmane et les élites dans la société civile, dans l’opposition ou dans les gouvernements. Au-delà de la provocation et de la brèche de l’Islamophobie  « classique » dans laquelle beaucoup de monde s’est engouffré, on remarque que l’objectif principal semble atteint : créer encore un fossé entre les Musulmans. À titre d’exemple la Tunisie et l’Égypte qui viennent de « sortir » d’une révolution confisquée par des arrangements d’appareils internes et l’encerclement par l’Empire, sont confrontés à des divisions nouvelles qui s’ajoutent aux divisions traditionnelles.  En France on voit les positions opposées se manifester de plus en plus entre des manifestations qui deviennent des salles de prière ambulantes faisant le jeu de l’Islamophobie officielle et officieuse, et les opposant à ces manifestants qui se désavouent et s’isolent de plus en plus faisant aussi le jeu des appareils et de la même islamophobie.

Si nous limitons, comme tentent de le faire certains insouciants et certains experts dans la lutte idéologique, l’Islamophobie à la xénophobie ou à la haine de l’Islam cela signifie que nous n’avons rien à faire contre la haine qu’être gentils, compréhensifs. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre qu’il faudrait prendre au sérieux pour y faire face et s’en prémunir avec intelligence et efficacité. La défense ne se limite pas aux manifestations éphémères ni à demander aux instances internationales de décréter des lois anti blasphèmes. C’est complètement débile de demander au bourreau la protection et la défense des droits de sa victime.

La compétence de l’Islam à faire corps avec l’âme humaine relève du pouvoir divin qui  remue les cœurs détenus entre les Mains d’Allah. Notre compétence à nous, les Croyants, est de transmettre les messages de l’Islam pour les faire parvenir au cœur humain. Le Coran et l’histoire montrent que les cœurs sont ouverts à l’Islam lorsque trois conditions sont réunies :

–        la paix dans la cité,

–        l’anagogie des Prédicateurs musulmans qui vivent et communiquent l’élan spirituel,

–         l’empathie ou la sympathie universelle qui consiste à aimer les gens et à vouloir pour eux la guidance et le bien.

L’Islamophobie qui connait le pouvoir socio-spirituel et psychoaffectif de l’Islam va saper cette compétence en introduisant le chaos.

La compétence de l’Islam est également dans sa dimension  universelle qui fédère les communautés transcendant les différences ethniques, linguistiques et culturelles et les mobilisant autour d’un Dieu unique, de valeurs universelles communes, d’intérêts réciproques reconnus, d’interaction positive sur la base de l’éthique et du bien. Il va donc, lorsque sont rassemblées les conditions de paix et d’échange fondé sur la justice et la reconnaissance mutuelle, conjuguer :

–        les mentalités collectives,

–        les géographies contigües,

–        les histoires communes,

–        et les économies interconnectées

Cette conjugaison va permettre  l’émergence de creuset civilisationnel ouvert vers la restauration du Khalifat islamique ou de confédération des peuples  en compétition avec la civilisation occidentale matérialiste et ethnocentrique.

L’Islamophobie qui connait le pouvoir de conjugaison des potentiels  civilisationnels de l’Islam va introduire des biais, des entropies et des césures dans les espaces, les mentalités, les économies et l’histoire.

Elle va par la lutte idéologique, la guerre psychologique, la guerre et la diversion médiatique  nous empêcher de nous concentrer sur l’essentiel de notre vocation de musulmans : témoigner du monothéisme.

C’est aux Musulmans de prendre conscience de leur potentiel de bien ainsi que  du potentiel de nuisance de l’islamophobie, et s’engager de nouveau sur la voie de l’Islam en prenant comme modèle le Prophète Mohamed (saws) et ne pas céder à l’émotionnel et à la subversion. Une fois la voie de Mohamed (saws)  restaurée alors nous aurons les moyens de nous libérer du Wahn puis la force et l’efficacité de dire comme un seul être :

{Crevez de rage !}

Pour l’instant ce sont les Musulmans qui sont entrain de crever à cause de leur Wahn qui les pousse à s’entretuer. Pour Mohamed (saws) la plus grande nuisance n’est pas dans les caricatures, mais dans l’état délabré de cette communauté qui a rendu licite le sang du musulman :

« Celui à qui on a chargé de commander les affaires des musulmans puis abuse d’eux par la tromperie, est en enfer. » Rapporté par Tabarâny et authenfié par Albâny.

« Que n’importe quelle personne qui promet la protection à une autre personne puis la tue, sache que je la désavoue, même si la victime est mécréant. » Rapporté par Ibn Mâjah et Ibn Hibbân et authentifié par Albâny.

« Celui qui tue une personne qui a conclu un pacte avec les musulmans (Mou’âhad) ne sentira pas l’odeur du paradis, alors que son odeur est sentie d’une distance équivalente à quarante années. » Rapporté par Boukhâry.

Que dire alors de celui qui a tué un musulman ?

Que dire à celui qui va s’efforcer de me porter atteinte en dénigrant ce que j’écris : Caricatures et lutte idéologique

Si vous avez raté l’article initiale. Veuillez le consulter ici : Notre devoir envers Mohamed (saws)

Notre devoir envers Mohamed (saws)

 Les manifestants et l’authenticité de l’Islam

 

[L]es manifestations, malgré leur caractère « non pacifique », viennent de confirmer une fois de plus l’authenticité du Coran et du Hadith en dépit de la haine des pervers.

Mohamed (saws) n’est pas avec nous ou parmi nous, mais en nous. Selon l’expression coranique arabe fikoum qui interdit la rupture spatiale, temporelle, morale, sociale ou mnésique. Mohamed (saws) fait partie de notre imaginaire, de notre éducation, de notre intelligence, de notre culture, de notre mémoire, de notre foi et de notre amour,  car il a cette propriété unique de comprendre et de répondre par sa Sunna à la quintessence de l’humain dans toutes les situations de l’existence et dans tous les états psychiques, sociaux et politiques. Voici ce qu’en dit Allah

{Nous avons envoyé en vous [fikoum] un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Maitrise et vous enseigne ce que vous ne saviez pas.} al baqara 151

On a l’habitude de traduire « Hikma » par sagesse, mais l’étymologie et le contexte coranique militent pour une maitrise de soi, une architecture savamment établie, des liens solidement ancrés comme un Signe muhkam, indivisible et inaltérable ou comme un tissu dont la trame est solide et la filature bien agencée. Plus que jamais nous avons besoin de la Hikam du Prophète (saws). Ce Prophète confirme l’amour indéfectible que lui vouent les Musulmans :

 « Parmi ceux qui m’aiment le plus dans ma communauté, annonce le Prophète, il y a des gens qui viendront après moi. Pour me voir, ils seront prêts à abandonner leurs familles et leurs biens. »  Hadith

Le terme Jihad doit être compris dans son sens étymologique de  déployer tout l’effort pour atteindre un résultat licite. Le combat militaire (Qital) fait partie du Jihad  s’il rempli les obligations légales, mais n’est pas l’exclusivité du  Jihad qui prend des formes multiples et souvent pacifiques. Le plus grand Jihad est l’effort sur soi.

Le hadith qui blâme la plaisanterie  et ses conséquences néfastes sur la morale et la retenue confirme la justesse de la vue de Mohammed sur ce monde immoral qui produit de la haine :

 « La plaisanterie provoque la haine et l’hostilité. »

Que dire des caricatures ? Que dire des Musulmans ? Comme d’habitude, il  y a dans la population musulmane les insouciants, les partisans des manifestations et les opposants aux manifestations contre les nouvelles et horribles caricatures blasphématoires.

 

 Quelle devrait-être notre position de principe ?

 

D’abord dire la vérité :

{Dis : « Crevez de votre rage ».} Ali ‘Imrane 119

{Dis : « O gens du Livre, nous gardez-vous rancune parce que nous croyons en Allah, en ce qui  nous a été révélé, en ce qui a été révélé auparavant, et parce que la plupart d’entre vous sont des pervertis ! »} Al Maidah 59

Il ne faut ni se taire ni se soumettre devant l’injustice et la perversion :

 «  Si vous vous contentez du labour de vos champs, du suivi des queues de vos vaches, de la réalisation de vos transactions par la ‘ayinat (une forme de riba qui produit des liquidités sans contrepartie économique), et le délaissement du Jihad, alors Allah vous imposera une humiliation qui ne sera levée que si vous revenez à l’Islam » Hadith

Qui a compétence de dire ? Comment dire à ces névrosés « crevez de rage » ? Prier devant l’ambassade américaine ? Assassiner un ambassadeur et transgresser le pacte et l’usage ?  Céder aux manipulations ? Faire de la publicité à des minables et à leurs productions minables qui tous seraient restés dans l’anonymat s’il n’y avait pas les manifestations et les médias occidentaux qui exploitent notre colère à des fins idéologiques et médiatiques ? Qui va être tenu pour responsable de la mort de la trentaine de manifestants dans le monde musulman : les autorités qui ont interdit les manifestations ou les organisateurs des manifestations qui ont désobéi aux autorités ?

Nous sommes confrontés aux mêmes problèmes et nous réagissons toujours avec les mêmes réactions qui apportent davantage de problèmes que de solutions réelles.

 

 Que faire ?

 

Laissons le Coran leur dire que celui déclare la guerre à Mohammed (saws) a déclaré la guerre à l’univers :

 {Dis : ‹Quiconque est ennemi d’Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël. Allah sera son ennemi car Allah est l’ennemi des infidèles›.} al baqara 98

Les pervers, les blasphémateurs et les spécialistes des attentats à la pudeur et à la dignité humaine doivent prennent garde ! Le châtiment est plus proche qu’ils ne le pensent. Leur demeure et leurs protecteurs sont plus fragiles que la demeure de l’araignée :

{Et, parmi les hommes, il est [quelqu’un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d’Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant.} loqman 6

{Ceux qui ne croient pas et obstruent le sentier d’Allah, Nous leur ajouterons châtiment sur châtiment, pour la corruption qu’ils semaient (sur terre).} an nahl  88

La liberté authentique n’a de signification que si elle exprime une idée noble et généreuse, une pudeur à défendre, une valeur, un projet de fédération de l’humanité. Mohamed nous rappelle les règles d’éducation que Luqman inculquait à son fils :

{Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir.  loqman 13

Où est-ce qu’ils vont  pouvoir se cacher dans un univers dont les Cieux et la Terre ainsi que le passé, le présent et l’avenir appartiennent exclusivement à Allah ?  Nul abri pour eux !

{Ceux qui offensent Allah et Son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà et leur prépare un châtiment avilissant.  Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident.} al ahzab 59

Nous devons garder notre sang-froid et ne pas céder aux provocations, car par la vérité et la patience nous pouvons déjouer tous les complots et nous pouvons vivre, malgré les attaques et les provocations, sans l’angoisse et le chagrin qui conduisent à l’immobilisme et au désespoir. Les criminels qui complotent contre Mohamed (saws) et contre les croyants sont condamnés à l’avilissement. La vilénie et l’incitation à la haine raciale ou au dénigrement ne sont ni l’expression de la liberté ni de la démocratie, mais l’aveu de l’essoufflement d’une civilisation en panne d’idées, de valeurs, de projets, car refusant le reste du monde elle s’enferme dans une autarcie idéique et culturelle qui génère de l’ignorance et du racisme. L’Islam pénètre le cœur de leurs jeunes, de leurs foyers en dépit de leur haine et de leur propagande islamophobe qui les poussent à la vengeance. Ils sont déjà morts et ne voient donc pas la vie et la résurrection s’opérer ailleurs que chez eux :

{Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir? Ainsi on a enjolivé aux mécréants ce qu’ils œuvrent.  Ainsi, Nous avons placé dans chaque cité de grands criminels qui y ourdissent des complots. Mais ils ne complotent que contre eux-mêmes et ils n’en sont pas conscients. } al anâam 122

 

Il est de la nature des choses que les Prophètes et les vertueux soient raillés et harcelés :

 

{Vous serez sûrement éprouvés dans vos biens et dans vos personnes, et vous entendrez sûrement beaucoup de mal, de ceux qui reçurent le Livre avant vous, et de ceux qui sont devenus  polythéistes. Mais si vous êtes persévérants et pieux, cela est vraiment de la Haute détermination.} Al ‘Imrane 186

{Nombre de Messagers, avant toi, ont été tournés en dérision, mais ceux qui se sont moqués d’eux, ont été poursuivis par ce même dont ils se sont moqués.} Al An’am 10

{Nombre de Messagers avant toi ont été tournés en dérision, mais  J’ai accordé du répit à ceux qui sont devenus  mécréants, puis Je les ai saisis. Quelle ne fut alors Ma punition !} Ar Ra’âd 3

Notre mère Khadija avait la prémonition du déchainement des diables, Hommes et Djinns, contre l’apostolat de Mohamed (saws), dès qu’il avait reçu la Révélation et compris l’importance de la charge de son investiture de Prophète. Elle lui a dit pour le consoler :

« Dieu », lui dit-elle, « n’abandonne pas l’homme qui n’a jamais menti, qui assiste l’orphelin et secourt le faible, Dieu ne l’abandonne pas à la dérision des démons ».

Mohamed (saws) va subir les pires humiliations et le plus dur traitement que puisse connaitre un homme de son rang.  Être insulté, traité de fou, de dément, de sorcier, de possédé, être frappé par des pierres, trouver des épines sur son chemin, recevoir des boyaux sur son dos alors qu’il priait, et ce, sous le regard chagriné de sa fille Fatima la bien-aimée. Dans le pire moment, Mohammed le magnanime allait montrer l’étendue de l’amour et de la miséricorde qui habitaient son cœur et son esprit en faisant cette invocation qui reste la plus belle, la plus tragique et la plus émouvante qui soit donnée à un homme de la prononcer et à un autre homme de l’écouter :

 « Je me réfugie en Toi, Mon Dieu, contre ma faiblesse et mon impuissance. Tu es le Dieu des faibles, mon Maitre et mon Dieu. Si je ne suis pas l’objet de ta colère, je ne crains rien. Je me réfugie dans la lumière de ta face qui affermit le monde et l’au-delà du monde. Il n’y a de force et de secours qu’en toi ».

Allah connait ses souffrances ainsi que la méchanceté de ses détracteurs, mais Il agit en mettant les hommes à l’épreuve les uns par les autres. Mohamed (saws) était une épreuve pour les hommes et il le restera, alors que les hommes étaient une épreuve pour lui et nous en assumons la suite à sa place :

{Ceux qui ont une malveillance aux cœurs ont-ils pensé qu’Allah ne dévoilerait pas leurs rancunes ! Et si Nous voulions, Nous te les montrerions, alors tu les aurais reconnus à leurs traits ; et tu les reconnaîtras sûrement à leurs écarts de langage. Et Allah connait vos actions. Certes Nous vous éprouverons afin que Nous fassions voir ceux qui s’efforcent d’entre vous ainsi que les persévérants. Et ainsi Nous éprouverons vos faits. Certes, ceux qui sont devenus  mécréants, rebutent de la Cause d’Allah et s’opposent au Messager, après que la Direction infaillible leur est apparue, ne sauraient nuire en rien à Allah, et Il rendra vaines leurs œuvres.} Mohammed  29-32

 

Nous ne pouvons donc agir à notre guise contre les caricatures, mais agir comme il a agi et ce en conformité avec la Parole d‘Allah :

 

وَٱصْبِرْ وَمَا صَبْرُكَ إِلاَّ بِٱللَّهِ وَلاَ تَحْزَنْ عَلَيْهِمْ وَلاَ تَكُ فِي ضَيْقٍ مِّمَّا يَمْكُرُونَ

{Patiente ! Certes ta persévérance tient d’Allah. Ne t’afflige donc point pour eux, et ne t’angoisse point de ce qu’ils rusent.} An Nahl 127

وَلاَ تَحْزَنْ عَلَيْهِمْ وَلاَ تَكُن فِي ضَيْقٍ مِّمَّا يَمْكُرُونَ

{Ne t’afflige point pour eux, et ne t’angoisse pas de ce qu’ils rusent.} An Naml  70

فَٱصْدَعْ بِمَا تُؤْمَرُ وَأَعْرِضْ عَنِ ٱلْمُشْرِكِينَ إِنَّا كَفَيْنَاكَ ٱلْمُسْتَهْزِئِينَ وَلَقَدْ نَعْلَمُ أَنَّكَ يَضِيقُ صَدْرُكَ بِمَا يَقُولُونَ فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَكُنْ مِّنَ ٱلسَّاجِدِينَ وَٱعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّىٰ يَأْتِيَكَ ٱلْيَقِينُ

{Déclare donc ce qui t’es ordonné, et détourne-toi des polythéistes. Nous t’avons préservé contre les moqueurs, qui placent un autre dieu à côté d’Allah. Mais ils sauront bientôt. Nous Savons sûrement que ta poitrine se serre à cause de ce qu’ils disent. Exalte donc la gloire de ton Dieu, sois de ceux qui se prosternent, et adore ton Dieu jusqu’à ta mort.}  Al Hijr 95-97

Parmi les leçons que nous devons garder de ces versets traitant la souffrance du prophète face aux railleries et aux insultes il y a :

  • La grandeur d’âme et la constance dans l’adversité que le croyant doit conserver, car il sait que tout ce qui se passe ne se passe qu’avec la connaissance et l’agrément d’Allah qui poursuit un dessein qui échappe aux mécréants.
  • La confiance en Allah qui se charge des moqueurs et des blasphémateurs le moment voulu selon un stratagème qu’il a choisi et qui peut échapper à nous tous, offensés et offenseurs.
  • Le mépris qui exige la compréhension des enjeux pour conserver son calme et sa dignité, et qui exige de se détourner des imbéciles et des provocateurs. La plus grande victoire sur eux est de ne pas tomber dans leur jeu et les laisser se tordre de haine et se pourrir la vie par leur cœur noirci et gonflé jusqu’à exploser sans trouver un semblant de contentement dans notre émotivité. Allah nous donne la conduite à tenir et que nous devons impérativement suivre :

{Il vous A Révélé dans le Livre que : «Si vous entendez que les Signes d’Allah sont pris en mécréance et tournés en dérision, ne restez pas avec eux, jusqu’à ce qu’ils engagent une autre discussion, sinon vous êtes leurs semblables». Certes, Allah Rassemblera les hypocrites et les mécréants en totalité dans la Géhenne.} An Nissa 140

{O vous qui êtes devenus croyants, ne prenez point comme protecteurs ceux qui tournent votre religion en dérision et en moquerie, d’entre ceux à qui le Livre fut Révélé avant vous ainsi que les mécréants. Et Prenez garde à  Allah, si vous êtes croyants. Et quand vous appelez à la prière, ils la tournent en dérision et en moquerie : cela, en raison de ce qu’ils sont des gens qui ne raisonnent point.} Al Maidah 57

Si Allah désigne ces mécréants, blasphémateurs et pervers de gens qui ne raisonnent pas à cause de leur ignorance, malgré leur savoir académique et leur prospérité matérielle, nous devons faire preuve d’intelligence et ne pas nous laisser manipuler par eux et par ceux qui veulent une fois de plus instrumentaliser l’Islam à des fins partisanes et politiciennes tant du côté de ceux qui appellent à la violence que du côté de ceux qui appellent à ne pas manifester.

Nous avons vu qu’Allah ordonne à Mohamed (saws) la patience, le Tasbih (glorification d’Allah),  la Salat, et le mépris comme recours. Tout autre recours reste en deçà de ce qu’Allah nous a demandé, car nous agissons selon notre émotion et notre improvisation et non selon les commandements d’Allah. Notre réaction ne reste que de la convulsion qui repose sur l’émotionnel. Dans le verset 57 de la sourate ‘la Cêne ’ Allah nous demande de prendre garde à Lui. Ici il s’agit de Taqwah.

La Taqwah n’est pas la crainte ni la crainte révérencielle, mais ce mélange d’humilité à l’évocation d’Allah, de crainte de son châtiment, d’espérance de sa récompense, d’obéissance à ses interdits et à ses ordres. C’est à la fois un état psychoaffectif et spirituel qui nait de l’émotion par la crainte et l’espoir, un état rationnel qui nait de la connaissance des conséquences de l’obéissance ou de la transgression, et enfin un état comportemental et actanciel par la pratique de l’Islam avec assiduité, attention et révérence dans tout ce que nous faisons de notre vie. C’est la Taqwah qui est la réponse la plus efficace, car c’est elle qui fait mal aux ennemis et qui renforce les liens d’amour, de solidarité, d’intelligence et d’efficacité entre les Musulmans comme elle a tissé et renforcé ceux des Compagnons avec le Prophète (saws) et entre eux les rendant invincibles,  civilisés et civilisateurs alors qu’ils étaient méprisés par les Byzantins et les Perses.

Nous tous nous sommes éprouvés par les ennemis de l’Islam et nous devenons leur épreuve lorsque nous exprimons notre amour et notre attachement à Allah et à Son Prophète :

لَتُبْلَوُنَّ فِيۤ أَمْوَالِكُمْ وَأَنْفُسِكُمْ وَلَتَسْمَعُنَّ مِنَ ٱلَّذِينَ أُوتُواْ ٱلْكِتَابَ مِن قَبْلِكُمْ وَمِنَ ٱلَّذِينَ أَشْرَكُوۤاْ أَذًى كَثِيراً وَإِن تَصْبِرُواْ وَتَتَّقُواْ فَإِنَّ ذٰلِكَ مِنْ عَزْمِ ٱلأُمُورِ

 {Vous serez sûrement éprouvés dans vos biens et dans vos personnes, et vous entendrez sûrement beaucoup de mal, de ceux qui reçurent le Livre avant vous, et de ceux qui sont devenus  polythéistes. Mais si vous êtes persévérants et pieux, cela est vraiment de la Haute détermination.} Al ‘Imrane 186

Allah nous demande la même détermination et la même patience que celle des Prophètes face à l’adversité. Pour eux comme pour nous, la solution est dans la Taqwah. Le changement salutaire qui apporte la victoire n’est pas dans l’action spontanée qui déverse sa colère puis replonge dans son indolence quotidienne, elle est dans la réforme ontologique et sociale qui fait de l’individu et du corps social la haute détermination à être conforme au modèle prophétique.

Nous devons refuser les atteintes à notre religion et à notre Prophète (saws) mais en gardant toute lucidité pour que nos voix soient entendues et écoutées puis respectées. Pour cela nous ne devons pas agir comme des désespérés, des hystériques et des violents qui travaillent, à leur insu, à la réalisation du complot mené contre eux et que facilitent leur inconscience et l’absence de savants et d’intellectuels qui peuvent les guider et les encadrer en dehors des appareils et des vues étroites. Nous ne pouvons pas avoir une meilleure attitude que le Prophète (saws) qui est diffamé et à qui Allah dicte la conduite à tenir :

 {Nombre de Messagers, avant toi, ont été tournés en dérision, mais ceux qui se moquèrent d’eux, ont été poursuivis par ce même dont ils se sont moqués.  Dis : « Allez de par la terre, puis regardez quel fut le sort des négateurs ».  Dis : « A qui appartient ce qui est dans les Cieux et la Terre? »} Al An’am 10

{Nous Savons bien que ce qu’ils disent t’afflige. Ils ne te démentent pas, à toi, mais ce sont les Versets d’Allah que les injustes renient. Bien des Messagers avant toi ont été démentis et ils persévérèrent face au démenti et au mal qu’ils subirent, jusqu’à ce que leur soit venu  Notre victoire. Rien ne peut changer les paroles d’Allah et il t’est déjà parvenu une part des nouvelles des Messagers.  Si leur détournement t’est intolérable, fraye-toi donc, si tu peux, un tunnel sous terre ou un escalier vers le ciel pour leur apporter un signe ! Si Allah Voulait, Il les Aurait Rassemblés vers la Direction infaillible. Ne sois donc pas du nombre des ignorants ! Toutefois, seuls répondent à l’appel ceux qui comprennent.}  Al An’am 33-36

 

 La sourate Mohammed est notre clé :

 

Le Coran a une sourate qui porte le Nom de Mohammed (saws). Si nous sommes perplexes quant à l’attitude à avoir aujourd’hui et demain envers les ennemis de Mohamed (saws) alors, il faut juste lire et comprendre son contenu :

 {O vous qui êtes devenus croyants : si vous faites triompher la Cause d’Allah, Il vous fera triompher et affermira vos pieds. Mais ceux qui sont devenus  mécréants, qu’ils périssent alors. Et Il a déjà condamné leurs œuvres au fourvoiement. Cela, car ils haïssent ce qu’Allah a révélé, mais Il a rendu  vaines leurs œuvres. N’ont-ils pas été de par la terre afin qu’ils voient quel ne fut le sort de ceux qui ont vécu avant eux ? Allah a tout anéanti  sur eux. Et ainsi il en sera de même pour ceux qui sont devenus  mécréants. Cela, car Allah est le Protecteur de ceux qui sont devenus  croyants, alors  que ceux qui sont devenus  mécréants n’ont nul protecteur.} Mohammed 7-11

La sourate nous dicte  la meilleure conduite pour défendre notre Prophète à cour, moyen et long terme :

 {O vous qui êtes devenus croyants, obéissez à Allah et obéissez au Messager, et n’annihilez pas vos œuvres.} Mohammed 33

{Et si vous vous détournez, Il substituera un autre peuple que vous, ensuite, ils ne seront pas comme vous.} Mohammed  38

C’est en se conformant, stricto sensu, aux ordres d’Allah que Mohamed (saws) a traversé la période difficile de La Mecque avec ses railleries et ses moqueurs pour arriver à Médine laissant derrière lui les complots des conjurés voulant l’assassiner voyant sa détermination inébranlable à suivre la voie tracée par Allah. Allah a immortalisé la Hijra de La Mecque à Médine par cette parole sublime :

{Si vous n’avez pas secouru  le Prophète, Allah l’a secouru ; lorsque les incrédules l’ont expulsé. Lui, le second des deux, le jour où tous deux se sont trouvé  dans la grotte, et qu’il dit à son compagnon : Ne t’affliges pas ; Allah est avec nous ! Alors Allah  lui  a inspiré la confiance et la sérénité… } At Tawbah  40.

Mohamed (saws) arrive à Yathrib qui va désormais porter son nom Madinatou al Nabi et annoncer son triomphe définitif sur les moqueurs par un chant prémonitoire :

 « La lune point sur la colline des adieux.
O Toi qui est envoyé par Dieu,
Tu viens avec un ordre qui sera obéi… »

Après la patience, la constance et la persévérance vient la  période médinoise avec ses victoires puis son triomphe. Comme le dit si bien Malek Bennabi : « L’épopée mohammadienne va déployer maintenant sur l’écran de l’histoire la série de ses épisodes légendaires : comme un film magique, le rêve d’Amina jadis, quand elle berçait encore dans son sein le fruit de ses entrailles, et qu’elle croyait entendre le hennissement des coursiers, le galop des escadrons et le cliquetis des armes, va repasser sur le tableau du présent » :

Badr ! Uhod ! El-Khandak ! Honaïn … la Mecque !

 

 La continuité et l’assiduité dans les principes et la vertu

 

Dans la difficulté ou dans l’aisance, opprimé ou libérateur, seul ou à la tête d’une armée victorieuse, Mohamed (saws) est resté jusqu’à la fin de sa mission et de sa vie l’homme à principes, l’homme vertueux, le réformateur et le dévoué à Allah.

{Lorsque Allah enverra la victoire et le triomphe ; que tu verras les hommes embrasser à l’envie la religion, exalte la louange de ton Dieu  et implore son absolution ; il est Absoluteur} An Nasr 1

Tout revient à Allah ! Le Tasbih est l’annonce de la victoire de celui qui implore Allah comme Moise et Noé : « Allah je suis vaincu, triomphe pour moi ! ». Comme Mohamed (saws) nous sommes appelés à préparer notre victoire et à afficher notre sérénité et notre espoir, et à rompre avec la culture de la défaite, de l’échec, et de nos comportements de désespérés.

Que peuvent contre lui et contre nous les blasphémateurs et les moqueurs lorsque nous avons conscience de vivre portant en nous et par la mémoire du Prophète (saws)  l’agrément d’Allah (swt) :

{Aujourd’hui, je parachève   pour vous votre religion, J’accomplis  Mes grâces sur vous, et  J’agrée l’Islam comme étant votre religion »} Al Maidah  3.

Avant d’arriver à ce triomphe et à ce parachèvement de sa mission d’ultime Prophète quelle a été la ligne de défense du Prophète (saws) ? Nous avons vu le Coran lui dicter sa conduite : la patience et le tasbih. C’est cette attitude qui lui a permis de résister contre tous les assauts de haine et contre tous les complots. Sa nature positive mérite d’être soulignée dans sa bataille psychologique. On rapporte que le Prophète (saws) était surnommé par les Juifs et les Arabes païens par « Mahomet ». Ses compagnons vexés lui exprimaient leur colère et leur désir de vengeance. Mais il se contentait de sourire leur disant ‘laisser-les se moquer de « Mahomed » (celui qui n’a pas loué), il ne s’agit pas de moi, mais de quelqu’un d’autre. Moi je m’appelle Mohammed (celui qui a l’excellence de faire des Louanges à Allah »’

 

 La défense de notre Prophète, de tous les Prophètes (saws)

 

Notre voie ne consiste pas à aller vers la facilité qui consiste à crier et à manifester puis reprendre notre sommeil « séculier ». Elle ne consiste pas à crier contre les islamophobes, mais à comprendre tous les mécanismes de l’Islamophobie et y répondre avec intelligence,  lucidité et efficacité.

Nous ne serons efficaces que si et seulement si nous suivons notre Prophète (saws) c’est-à-dire :

  • revenir vers l’Islam,
  • ne pas tenir le Coran déserté (mahjour),   loin de nos esprits, de nos consciences et de nos actes,
  • nous impliquer dans la fraternisation qui met fin aux schismes ou du moins les rend secondaires dans nos préoccupations,
  • nous impliquer dans le développement de nos mentalités, et la production en autonomie de nos idées, de notre argent,  de nos élites, et de nos devenirs en devenant des réformateurs artisans de la réforme de notre communauté et de nos territoires de vie.
  • Prendre garde et nous prémunir contre l’Islamophobie.

Dans cet océan d’amertume et de confusion, Allah (swt) nous a donné en Mohamed (saws) le modèle à suivre :

{Certes, Nous t’avons octroyé l’Abondance. Prie donc ton Dieu et immole. En effet, celui qui te hait sera, lui, sans postérité.} Al Kawthar

 

 Quel est le sens du Tasbih qu’Allah exige de nous

 

Il ne faut pas croire que le Tasbih, la glorification d’Allah, consiste en une attitude fataliste et individualiste à chercher son propre salut en récitant par la langue « Sobhane Allah » trente fois ou mille fois. Cette démarche est un véhicule pour aller vers la purification de soi et de la société en détruisant sur le plan idéique et idéologique, religieux et culturel, tous les symboles de l’idolâtrie et du culte voué à autre qu’Allah. Faire tomber les idoles, les fétiches et les totems, dévoiler le mensonge en s’attaquant aux assises de l’aliénation, de l’immoralité et en élargissant le nombre et la qualité des glorificateurs d’Allah. Telle était la mission des prophètes. Le Coran nous en donne l’explicitation par la bouche de Moïse :

{Afin que nous te glorifions beaucoup} Taha 89

Ce beaucoup ne peut être compris que si nous prenons en compte le contexte de la civilisation de Pharaon et de la ressemblance de la civilisation post moderne avec celle de l’Égypte antique sur le plan du culte de la personnalité, des élites, des magiciens, des Hamana, des Qaroun, et des 700 idoles adorées dans la vie domestique, professionnelle et religieuse de l’Égypte.  Il ne s’agit ni de réciter ni de faire tomber des monuments comme le font certains confondant le sens et la forme. Il s’agit de saper les fondements de la monalâtrie et de l’idolatrie.  Ce travail de sape exige des monothéistes et non des « cultualistes ». Il ne s’agit pas d’une sape guerrière, mais spirituelle,  idéologique et culturelle. Elle ne peut se faire par des gens qui sont auxiliaires de servitude et de pensée de l’Occident et de ses vassaux.

Est-ce que le Tasbih compris comme le témoignage du monothéisme et son élargissement qualitatif et quantitatif est facile à mettre en ouvre dans ce monde contemporain obscurantiste et islamophobe ? Non !

C’est aux Musulmans de prendre conscience de leur potentiel de bien ainsi que  du potentiel de nuisance de l’islamophobie, et s’engager de nouveau sur la voie de l’Islam en prenant comme modèle le Prophète Mohamed (saws) et ne pas céder à l’émotionnel et à la subversion. Une fois la voie de Mohamed (saws)  restaurée alors nous aurons les moyens de nous libérer du Wahn puis la force et l’efficacité de dire comme un seul être :

{Crevez de rage !}

 

 Conclusion :

Le christianisme, le Judaïsme et les autres religions fétichistes sont achevées par la logique historique, ethnique  et spirituelle. Il ne reste que le sionisme qui agit sous le masque du christianisme, de la démocratie, de l’humanitaire, du devoir d’ingérence et de la finance internationale. Face à lui il y a encore une résistance morale, civilisationnelle et spirituelle, celle de l’Islam. Sous le terme Islamophobie le sionisme mène son dernier combat avant de se déclarer ou achevé par l’Histoire ou dominant sur l’ensemble de la planète et annonçant l’ère du Dajjal le faux Messie.

Une personne avisée peut me poser la question légitime : je ne vois pas le rapport ou je ne vois comment concilier « Patientez ! » et   » Dis-leur : Crevez de rage » la réponse est dans le Coran et l’Histoire de l’Islam sous sa forme mohammadienne. Entre la patience et  la réponse il y a la construction de la force spirituelle, morale,  institutionnelle, économique, industrielle et organisationnelle que le même Coran nous livre comme le trait d’union et le passage de la situation de l’opprimé qui endure à celle du libéré qui libère et riposte contre l’injustice :

 

{Et préparez-leur tout ce que vous pouvez comme forces et cavalerie afin  que vous soyez redoutés par  l’ennemi d’Allah, votre ennemi, et d’autres qu’eux que vous ne connaissez pas. Allah les connaît. Et quelle que soit la dépense que vous ferez pour la Cause d’Allah, elle vous sera entièrement acquittée, et vous ne subirez aucune injustice. Et s’ils s’inclinent vers la paix, incline-toi aussi et fie-toi à Allah. Il est, Lui, l’Omni-Audient, l’Omniscient.} Al Anfal 60-61

Les traducteurs utilisent le terme terroriser ou épouvanter pour le verbe Rahaba et se mettent sur le terrain de l’émotionnel alors que  ce verbe est utilisé pour Allah et il ne sied pas à Allah d’être un « terroriste ». Il sied à Allah que les Croyants redoutent son châtiment. Si on permute les lettres de Rahaba on obtient le terme de Haraba qui signifie fuir. Le message est de faire fuir l’ennemi par peur des conséquences qu’inspire non l’émotion, mais la raison et les faits tangibles. Il est très difficile de trouver l’équivalent français alors le mieux est de mettre la phrase au passif pour traduire le sens du verset. Mazigh utilise l’expression « imposer le respect » qui est proche du sens, mais elle ne marque pas la crainte que doit inspirer la force déployée.  Des manifestations de rue qui font craindre les conséquences rentrent sous le terme coranique d »‘Irhab » si et seulement si elles ne relèvent pas de l’émotionnel occasionnel, mais d’une lutte militante qui s’inscrit dans le refus de la domination mondiale du sionisme et de l’Empire US.

Une autre personne aussi avisée que la première pourrait sans doute faire le rapprochement entre les préparatifs d’agression contre la Syrie, le Liban, l’Iran et l’Algérie et ces manifestations volontairement provoquées pour tester la capacité des régimes arabes et musulmans, anciens et nouveaux, à contrôler la rue hostile et enflammée qui pourrait se soulever contre ses gouvernants. Oui, Hizb Chaytane est pervers

Je vous invite à lire « Caricature et islamophobie«   pour avoir une compréhension globale et détaillée sur ce sujet :

Notre devoir envers Mohamed (saws)

Nasrallah sur le film blasphématoire : Les sionistes poussent les Chrétiens à provoquer les Musulmans.

Mon discours cette nuit aura trait à ce dont nous avons été témoins ces derniers jours concernant la diffusion de 12 minutes de séquences d’un film violemment hostile au prophète de l’Islam Mohammed (s) et les mouvements de protestations qui s’en sont suivis de par le monde et contre les représentations américaines dans le monde arabo islamique. Je voudrais évoquer cet évènement au niveau de sa compréhension, pour en déceler les objectifs et en déduire les moyens qui empêchent sa répétition .

Une offense sans précédent
Premièrement, ce qui s’est passé est que ces quelques minutes ont été diffusées sur tous les sites internet, via tous les médias, sur toutes les télévisions,…, et ont donc été regardées par des millions de gens de par le monde. Ces séquences qui portent atteinte au prophète de l’Islam, à sa personne, à son honneur et ses épouses, au Coran béni, ce livre céleste et à l’Islam en tant que religion, ces séquences qui sont des outrages dans toutes ces directions constituent une atteinte sans précèdent jusqu’à présent. Ni le livre « Versets sataniques » de son auteur renégat Salmane Rushdi, ni les caricatures contre le prophète et l’Islam au Danemark, ni même l’autodafé des copies du Coran n’ont constitué une offense aussi grave

Ces séquences sont certes bien plus dangereuses. Concernant le livre « Verset sataniques », la plupart ne pouvaient l’obtenir ou le consulter, Il fallait se l’acquérir et ce n’était pas à la portée de tous. Il en est de même pour les caricatures, et l’autodafé du Coran…
Alors que ces séquences sont à la portée de tout le monde
Aussi bien dans le contenu que dans la forme, c’est dans la disposition de cette production que réside sa dangerosité, à laquelle s’ajoute l’obstination des sites qui les diffusent de continuer à le faire.

La riposte de la nation doit être à la hauteur de l’offense

Ceci constitue une étape très dangereuse dans la guerre contre l’Islam et le prophète en particulier et exige en conséquence une position de la part de la nation islamique qui puisse être à la hauteur de cet évènement outrageux…
Car c’est une atteinte à ce que les Musulmans ont de plus honorable, de plus cher, c’est une atteinte beaucoup plus grave que lorsque la mosquée d’Al-Aqsa à AlQuds occupée a été incendiée en 1969, qui avait soulevé un énorme tollé, convoqué des réunions extraordinaires dans les instances arabes et internationales, et a été derrière la formation de la Conférence des pays islamiques (CPI).

Le fait de se taire face à une telle offense et humiliation adressées au prophète est encore plus dangereux … cela veut dire que la nation islamique accepte l’offense, qu’elle est endormie, c’est un mauvais message aux Israéliens qui insinue qu’ils peuvent en faire à leur guise … cela veut dire qu’ils peuvent même incendier la mosquée d’alAqsa…
La défense du prophète ramène à la défense de la religion, de la mosquée d’AlAqsa, voire de toutes les religions célestes….
Il ne faut surtout pas se compoter avec cet incident comme si de rien n’était ou comme s’il était passager…

Connaitre les objectifs pour les neutraliser et empêcher la récidive

Deuxièmement : pour faire face à toute agression contre un peuple, une nation, militaire fut-elle ou politique, culturelle, ou économique, … il existe deux lignes à suivre : la première consiste à connaitre les objectifs de cette agression pour la faire avorter et la torpiller et l’empêcher de les réaliser, voire les neutraliser ; et la deuxième ligne est censée empêcher que cette agression ne se répète.

La zizanie entre musulmans et chrétiens

Concernant la première ligne, c’est à dite les visées de cette offense répétitive contre l’Islam, contre le prophète, je voudrai signaler que l’un des objectifs dangereux et de semer la zizanie entre les chrétiens et les musulmans. C’est un but constant pour ce genre de fitna. Bien entendu, ceux qui sont derrière réellement ne sont autre que le mouvement sioniste, les groupes juifs, et avec eux les Musulmans renégats en plus de certains chrétiens. Il en est ainsi pour les caricatures, et surtout pour l’autodafé de Coran commis par le religieux américain Jones. Et dans ce film, voilà qu’un religieux copte est impliqué et à qui le fils est attribué.

Les sionistes poussent les Chrétiens à provoquer les Musulmans

Pourquoi pousser des religieux chrétiens et des associations chrétiennes à perpétrer ce genre de choses contre la nation islamique ? C’est quelque chose qui est prémédité et volontaire.
Ceux qui ont réalisé leurs dessins caricaturales contre le prophète, et ceux qui ont réalisé ce film supposent d’avance que les musulmans vont s’empresser de venger leur religion, et des agressions seraient commises contre les chrétiens dans la région, alors qu’Israël, le mouvement sioniste, et les chrétiens sionistes se contentent de regarder les églises et les mosquées brûlées, les gens de part et autre massacrés…

Dieu merci, grâce aux réactions des dirigeants religieux et politiques face à cet évènement dangereux, la colère des gens s’est versée contre les Etats Unis, ce qui est très positif, car il est le reflet du niveau de conscience des musulmans. Les yeux étaient surtout braqués sur l’Egypte, parce ce sont les coptes étaient visés pour attiser le conflit confessionnel dans ce pays.

La vitesse avec laquelle les dirigeants spirituels chrétiens ont dénoncé ce film a eu un effet décisif pour torpiller cet objectif.

Les séquences de ce film n’ont pas encore fini d’être diffusées et les producteurs menacent de les diffuser entièrement. Il faut confirmer cette prise de conscience pour empêcher la zizanie dans ce monde. Ceux qui devraient être jugés, punis, et sanctionnés sont ceux les auteurs de ce film et ceux qui les défendent à leur tête bien entendu les Etats-Unis et Israël comme il en a été de la part des peuples musulmans ce qui est bon signe.

À cette occasion, je voudrais dire que lorsque des agressions similaires sont perpétrées contre les Chrétiens et attribuées aux musulmans, les chrétiens devraient faire de même, et le circonscrire à leurs auteurs et ravisseurs, car certains d’entre eux sont régis par des services de renseignements étrangers…

Il faut agir pour torpiller cette atteinte à la dignité des musulmans qui vise entre autre à déformer la pensée islamique, ceci aussi nécessite une confrontation sur une deuxième ligne pour empêcher l’agression. Je l’évoquerai plus tard…

 

Faux-prétexte américain: la liberté d’expression

Troisièmement : ce film a été produit aux USA, c’est là-bas que se trouvent les auteurs de sa production, sa réalisation et sa diffusion, les musulmans qui ont été offensés ont demandé au gouvernement américain de faire cesser sa diffusion et de juger ses auteurs. Mais ce gouvernement n’en a rien fait. L’administration américaine argue qu’elle ne peut rien faire et certains dans le monde arabe répètent derrière elle la même chose.

Le monde islamique dont le prophète a été humilié, dont la dignité a été offensée, demande au gouvernement américain de faire cesser la diffusion de ces séquences, mais il ne veut rien entendre. Il dit qu’il n’a pas la possibilité de le faire. Le monde islamique exige que soient traduits en justice ceux qui ont porté atteinte a plus d’un milliard et demi de musulmans, mais le gouvernement dit qu’il ne veut rien en faire, avec pour prétexte comme d’habitude la liberté d’expression et autre

Ici les États-Unis ont donné une nouvelle fois une preuve irréfutable de leur perfidie, leur mensonge et leur double-poids et double mesure… dans le traitement qu’ils réservent aux affaires dans le monde.

La liberté d’expression sélective

Ces questions ont été abordées ces derniers jours qu’il n’en est rien de cette liberté. D’innombrables occasions et évènements ont montré qu’un nombre infini de personnalités, d’associations, de medias, télévisions et sites, que des personnalités publiques et privées, que des États, des forum…, ont été punis, harcelés, bannis en raison de leurs tendances intellectuelles, de leurs choix politiques, de leur positions hostiles au mouvement sioniste, ou celles qui doutent de l’holocauste, ou qui dénoncent les exactions israéliennes…

Il arrive même aux Américains de lier leur soutien à certaines sociétés privées à la position sur l’antisémitisme

En 2004, Georges Bush a promulgué une loi qui incrimine tout ce qui a trait à l’antisémitisme dans le monde entier, et non seulement aux États-Unis, qui châtie toute position, toute production,…, qui puisse porter atteinte aux juifs voire même au sionisme et à Israël… Les Américains ont de surcroit créé une instance exécutive pour surveiller tout ce qui se passe dans le monde, puis rédiger un rapport annuel, en fonction duquel sont punis tous ceux qui sont considérés comme ayant violé cette loi .

Les musulmans estimés à plus d’un milliard 400 milles ne méritent-ils pas une loi semblable ou alors cette liberté d’expression est permise pour les uns et interdite pour les autres ?!

C’est la preuve de la perfidie, de l’hypocrisie et du double poids et mesure des USA sur des thèmes liés au sacro-saints des nations entières. Ceci devrait éveiller toutes les consciences de tous les peuples

Les manifestations ne suffisent pas

Quatrièmement : il faut agir pour empêcher la répétition de ce genre d’agression dans le futur. Les manifestations et les contestations ne suffisent pas, ceci s’est passé dans le passé et n’a pas empêché une récidive.
Dans le passé, avec le livre « Versets sataniques », des mouvements de protestations beaucoup plus importants avaient éclaté et l’imam Khomeiny a alors décrété sa célèbre fatwa qui a été soutenue par la plupart des ulémas du monde arabe : le livre a été assiégé, son auteur aussi, les librairies qui le vendaient de même…
Alors que maintenant ceci reprend de nouveau, la nation islamique est devant une responsabilité historique, les Chrétiens aussi.

Une loi contre l’outrage aux religions

C’est l’occasion plus que jamais de réclamer la promulgation d’une résolution internationale dans toutes les instances qui incriminent les atteintes et outrages portées aux religions céleste ou au moins aux plus grand prophètes, comme Ibrahim, Moussa, Issa et Mohammad (s). De sorte qu’elle soit contraignante et au-dessus des lois nationales…

Le Congrès américain qui a décrété une loi qui incrimine toute atteinte aux juifs peut faire de même avec l’islam ou le prophète de l’Islam, et dans ce contexte, il incombe aux communautés islamiques vivant aux USA une très grande responsabilité. Les communautés juives sionistes ne sont plus nombreuses, mais ont plus d’hégémonie. Cette affaire n’est pas l’apanage d’une confession islamique sans les autres, mais concernent tous les musulmans. Les communautés islamiques peuvent jouer un rôle de pression au niveau des élections présidentielles américaines qui sont aux portes. Ceux qui sont les amis des USA dans le monde arabe aussi peuvent aussi faire pression. Et le monde libre aussi.

Ceci na n’a pas seulement trait à la dignité mais peut aussi menacer la sécurité dans le monde, nous ne pouvons à tous les coups maitriser la colère de ces millions de Musulmans…
Certains parlements européens ont décrété des lois pareilles pour ceux renient tel ou telle chose et peuvent faire de même…

Que les gouvernements arabes et islamiques assument leurs responsabilités

Dans le mécanisme de suivi, la CPI peut très bien en être chargée. Comme l’incendie de la mosquée d’AlAqsa a été derrière sa formation, ce qui se passe mérite une session extraordinaire car c’est bien plus dangereux et plus énorme de ce qui se passe en Syrie.
Je suis sûr que si ce film avait traité d’un quelconque roi musulman ou émir ou autre, comme il la fait avec notre prophète Mohammad (s), la colère de ces dirigeants aurait été différente que celle qu’ils manifestent maintenant.

Une réunion extraordinaire devrait être convoquée par la CPI, au moins au niveau des ministres des affaires étrangères pour rédiger cette loi et exiger aux instances internationales de le généraliser.
Nous sommes une nation qui possède des capacités énormes, pourquoi sommes-nous incapables de de défendre notre prophète et notre religion.
Il ne suffit pas d’exprimer notre colère contre l’ambassade américaine. Il faut demander aux gouvernements arabes et islamiques de faire respecter notre prophète, notre religion et notre dignité
Il faut marcher dans cette direction et le monde devrait comprendre que la nation ne peut rester indifférente face à cet outrage.

le Liban de la cohabitation inter-religieuse peut faire quelque chose

Concernant le Liban, durant ces deux derniers jours, le Liban a exprimé une grande immunité contre ce genre d’agression. Il a fait preuve d’une exemplarité sans faille sur la cohabitation entre musulmans et chrétiens et le respect bilatéral entre ses différentes communautés religieuses, ce que nous avons surtout vu durant la visite de sa béatitude le pape Benedictus au Liban et au cours de laquelle ont participé des membres de toutes les communautés libanaises.

Le Liban de la cohabitation peut jouer un rôle important dans cette confrontation. Car ce qui se passe est une atteinte au prophète de l’Islam et sa religion…
J’adresse mon discours au président de la république Michel Sleimane, au Premier ministre Najib Mikati, au chef du parlement Nabih Berri, aux différents courants politiques, aux chrétiens et musulmans, et dis que durant cette étape peut jouer le rôle du message au niveau mondial.
Le Liban est membre de la Ligue arabe, il est le président du Conseil des ministères des affaires étrangères, et membre du Conseil de sécurité…

Il peut en appeler à une réunion extraordinaire de la ligue arabe, au niveau des ministres des affaires étrangères, au moins, et peut le demander à l’Irak, moi aussi je le lui demande, il peut convoquer une réunion de la conférence islamique pour rédiger une loi qui châtie et incrimine ces atteintes aux livres célestes. les dirigeants spirituels peuvent faire beaucoup, le gouvernement libanais peut prendre une position tranchante, le chef du parlement peut faire quelque chose au niveau des parlements comme il a l’habitude de le faire..

Les musulmans dans le monde et surtout en Occident peuvent faire beaucoup…
Le Liban a toujours eu un rôle plus grand que sa superficie, en civilisation, en culture, en cohabitation inter religieuse…

Prudence des Arabes amis des Américains

Au niveau populaire, les protestations devraient se poursuivre, pour empêcher sa diffusion et empêcher la diffusion de sa totalité et exiger de punir ses auteurs à travers des mouvements de protestation dans le monde entier, à travers les medias, les forces partisanes, en formant des cadres dans chaque pays, avec pour mission de poursuivre ces gens-là et cette affaire, et de mettre à exécution la rédaction de cette loi et sa promulgation dans les instances internationales.
Je voudrais mettre en garde les peuples que les arabes amis des USA dans le monde arabe s’attelleront pour faire refroidir cette affaire, la faire oublier, et ce à la demande de l’administration américaine.
Nous devons à cet égard être prudents.
Une responsabilité considérable en incombe aujourd’hui aux responsables et aux jeunes générations aussi, sinon, cette offense se perpétuera sans cesse, à tous les coups…

Plusieurs manifestations au Liban à partir de Lundi

Au niveau libanais nous aurions dû en appeler à un mouvement de protestation bien avant, mais comme vous le savez, nous étions en pleines cérémonies d’accueil de sa béatitude le pape Benedictus qui a quitté le Liban ce dimanche… et nous craignions qu’une manifestation durant ces jours ne soit interprétée d’une autre façon…

C’est pour cela nous avons choisi comme date le lundi pour manifester, et qui n’est que le début d’un mouvement qui se poursuivra partout. Il ne faut pas se contenter de quelques manifestions dans quelques villes. Toutes les régions devraient exprimer leur courroux à tous les moments, pour que les gouvernements et parlements du monde entier et devraient comprendre que leurs intérêts sont liés au respect pour notre religion…

La manifestation qui aura lieu dans la banlieue-sud est consacrée aux habitants de Beyrouth, et les autres régions devaient avoir leurs mouvements aussi : il y aura une manifestation à Tyr le jeudi, une autre le vendredi à Baalbek, le samedi à Bint Jbeil, …

Un mot aux manifestants

A la fin de cette allocation, je voudrais adresser un mot à ceux qui vont participer aux manifestations et dont nous attendons la présence.

Gens honorables, vous avez toujours été présents sur toutes les scènes pour défendre la dignité et l’honneur, et avez toujours acquiescé lorsqu’il a fallu verser du sang, sacrifier vos âmes et vos prochains les plus chers, et offrir votre argent.

Vous n’avez point été avares. Vous n’avez jamais été en retard.

Gens honorables, chaque année, le jour d’Achoura, vous emplissez les scènes, par millions, pour répondre à l’appel de l’imam Hussein, « n’y a-t-il point un partisan pour me soutenir ? ».

Celui qui vous appelle aujourd’hui est le grand-père d’Hussein, celui dont l’honneur et les épouses ont été offensés.
Il est le plus grand personnage de l’existence.

Répondez à l’appel de votre prophète et messager, le monde entier doit vous voir partout où vous vous trouvez, dans la banlieue-sud, dans toutes les villes du Liban, monde arabe et islamique, voire du monde entier.

Que le monde sache que le prophète Mohammad (s) a des adeptes qui ne se tairont jamais face à son outrage.

A tes ordres, messager de Dieu
Labbayka ya Rassoul Al-lah

Assalamou Alaykom

Aïcha la Mère des Croyants mariée à l’âge de 6 ans : vérité ou mythe antique ?

Introduction

j’ai retrouvé un article en anglais « Was Ayesha A Six-Year-Old Bride? The Ancient Myth Exposed »  de Shanavas qui est est un médecin d’origine indienne installé dans le Michigan – Professeur à l’université de Massachusetts. L’ article original a été publié  dans « Le Minaret de Mars 1999″  sur le site  http://www.ilaam.net/Articles/Ayesha.html

Je l’ai traduit après avoir lu un article en langue arabe présentant un jeune qui a plagié  en 2008  Shanavas en publiant la traduction arabe  dans un journal saoudien et en disant voici les failles que les savants musulmans sortis des grandes universités islamiques n’ont pas vus. J’ai jugé nécessaire de suivre le travail original et de le publier pour ne pas laisser les jeunes musulmans francophones dépourvus d’arguments devant les critiques des orientalistes et des évangélistes qui croient avoir trouvé la flèche empoisonnée pour faire douter le jeune musulman en lui présentant le Noble Prophète de « pédophile ». Sobhane Allah!

Dans la quête des sources j’ai vu que ce travail de traduction et de vérification des sources a déjà été entrepris par Ahmed Amine qui cite les sources arabes. Le docteur Shavana auteur de ce travail a été occulté. Je me suis promis de le faire porter à la connaissance du public malgré l’actualité politique et les Fatwas meurtrières  qui ne nous ont pas donné le temps de revenir aux problèmes de l’Islam, de ses détracteurs et de ses infantiles.


Problématique

Un ami chrétien m’a demandé une fois, «Consentez-vous à donner en mariage votre fille de sep ans à un homme de cinquante ans? ». Devant mon silence, il a poursuivi : « «Si, tu ne consens pas ce mariage pour ta fille comment donc pouvez-vous approuver le mariage d’une innocente fillette de sept ans, Aïcha, avec votre Prophète? » Je lui ai dit, tout simplement, que je n’avais pas de réponse à ses questions en ce moment là. Il m’a sourit et m’a quitté en me laissant avec une épine dans le cœur qui bouleversa ma foi. (Shanavas)

La plupart des Musulmans s’imaginent que de tels mariages étaient tolérés par la coutume de l’époque sinon les gens se seraient opposés, au mariage du Prophète avec Aïcha car une telle pratique aurait contredit l’usage et les convenances en vigueur. Toutefois une telle exp1ication ne serait crédible que pour ceux qui sont assez naïfs de croire que c’était l’usage et la coutume des Arabes de faire épouser un homme de cinquante ans une fille de six ou neuf ans. Mais je ne fais pas partie des naïfs pour me contenter d’une réponse aussi farfelue et je me trouvais donc très insatisfait des réponses « traditionnelles ».

 Le Prophète était un homme exemplaire, tous ses actes et ses comportements représentaient l’excellence de la vertu. Il était le modèle à suivre qui doit inspirer la vie et le comportement de tous les Musulmans qui doivent trouver facilité et sérénité à l’imiter.

 Cependant la plupart des gens de notre « Centre islamique de Tolède », moi y compris, avions du mal à envisager l’hypothèse des fiançailles de l’une de nos filles de sept ans à un homme de cinquante-deux ans. Dans l’éventualité où un père serait consentant à un tel mariage nous sommes arrivés à la conclusion que la communauté musulmane exprimerait sa désapprobation et montrerait son désaccord en affichant publiquement son mépris tant pour le vieux fiancé que pour le père de la fillette future épousée.

 En 1923, les greffiers du mariage en Égypte ont reçu l’ordre de ne pas enregistrer ni de délivrer des certificats officiels du mariage pour les épouses de moins de seize ans et époux de moins de dix-huit ans. Huit ans plus tard, la loi de l’Organisation et de la procédure des tribunaux de la Charia islamique de 1931 consolidés de la disposition ci-dessus en ne reconnaissant pas le mariage dans les cas litigieux impliquant des épouses de moins de seize ans et époux de moins de dix-huit ans., John Esposito – dans Femmes, droit de la famille musulmane 1982 – montre que dans les pays à majorité musulmane telle que l’Égypte les mariages d’enfants sont juridiquement nuls et invalides et socialement inacceptables.

 Donc, je suis restais persuadé, eu égard aux plans logique, historique et sociologique, sans preuves solides autres que ma révérence à mon Prophète, que les récits sur son mariage à 50 ans avec Aïcha âgée 7 ans, ne sont que des mythes ou des fabulations. Cependant, ma conviction m’a amené à effectuer une longue quête à la recherche de la vérité sur cette question épineuse et troublante. Cette recherche menée à son terme a confirmé la justesse de mon intuition et l’exactitude de l’image belle que je me faisais de ce noble Prophète. Mon prophète était un gentleman et il ne pouvait ni raisonnablement ni religieusement ni moralement épouser une jeune fille innocente âgée seulement de sept ou de neuf ans.

 L’âge d’Aïcha a été indiqué par erreur dans le hadith rapporté sur son mariage. En outre, j’ai l’intime conviction que les commentaires rapportés sur cet événement sont très peu fiables. Certains des hadiths (traditions du Prophète) concernant l’âge d’Aïcha au moment de son mariage avec le Prophète sont effectivement problématiques quand on les passe à l’analyse scientifique. Je présente ici les preuves démentant et réfutant l’histoire fictive rapportée par Urwah ibn Hisham et j’affiche par là mon ambition et mon intention : effacer l’idée fausse et réparer la fabulation mensongère sur mon Prophète présenté outrageusement comme un homme irresponsable et un vieux impudique s’attaquant à une petite fille innocente.

 

 TÉMOIGNAGES 1: la fiabilité de la source


 La plupart des récits imprimés dans les livres de hadiths sur le mariage de Aïcha ne sont signalés que par ibn Hisham `Urwah dans le contexte singulier qu’il rapportait non pas des commentaires sur le mariage de Aïcha mais des commentaires sur l’autorité de son père. Tout d’abord, plus de personnes que seulement un, deux ou trois devrait logiquement avoir signalé un tel événement si important tant dans la vie du Prophète que dans celui de la communauté musulmane ! Il est étrange que personne de Médine, où Hisham ibn `Urwah vécu les 71 premières années de sa vie, n’ait raconté l’événement, malgré le fait que parmi les érudits de Médine se trouvent le très respectable et bien respecté l’illustre Malik ibn Anas. Les sources de la transmission des récits sur cet événement sont les gens de l’Irak, où Hisham se serait installé au tard de sa vie après avoir vécu à Médine pour la plupart de sa longue vie.

 Tehzibu’l-Tehzib, l’un des livres les plus connus sur la vie et la fiabilité des narrateurs des traditions du Prophète, rapporte que selon Ibn Yaqub Shaibah: « Il [Hisham] est très fiable, ses récits sont acceptables, à l’exception de ce qu’il a relaté après avoir déménagé plus tard en Irak » » (Tehzi’bu’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar al-Ihya Turath al-Islami, du 15ème siècle. Vol 11, p. 50). Il précise en outre que Malik ibn Anas fit objection sur les récits de Hisham qui ont été rapportés par des gens en Irak: « On m’a dit que Malik s’est opposé à ces récits de Hisham qui ont été signalés par les gens de l’Irak » (Tehzi’b u’l- tehzi’b, Ibn Hajar Al-`asqala’ni, Dar al-Ihya Turath al-Islami, Vol.11, p. 50).

 Mizanu’l-ai`tidal, un autre livre sur la vie des chroniqueurs et des narrateurs des traditions du Prophète rapporte:« Quand il devint vieux, la mémoire Hisham avait beaucoup souffert » (Mizanu’l-ai`tidal, Al-Zahbi, Al-Maktabatu’l-athriyyah, Sheikhupura, Pakistan, Vol. 4, p. 301).

 CONCLUSION 1 : Sur la base de ces références qui font autorité, la mémoire de Hicham a été défaillante et ses récits à un âge sénile rapporté sans discernement par des sources irakiennes ne sont pas scientifiquement fiables. Ainsi, son récit tant sur le mariage de Aïcha que sur l’âge de son mariage ne sont pas fiables et ne peuvent donc constituer une source digne de confiance sur la biographie de notre Prophète.


 REPÈRES CHRONOLOGIQUES:

 Il est également essentiel de garder à l’esprit certaines dates clé dans l’histoire de l’Islam pour situer la biographie du Prophète et son mariage avec Aïcha et poursuivre notre recherche avec objectivité et esprit scientifique impartial et rigoureux :

 · 610 AP-JC : Jahiliya (âge pré islamique) avant la Révélation.

· 610 AP-JC : Date de la première Révélation.

· 610 AP-JC : Abu Bakr se convertit à l’Islam

· 613 AP-JC : Le prophète (saws) commence à prêcher publiquement.

· 615 AP-JC : Émigration en Abyssinie

· 616 AP-JC : Omar ibn Al Khattab se convertit à l’Islam.

· 620 AP-JC : Les fiançailles généralement admises d’Aïcha avec le prophète (saws).

· 622 AP-JC : Hijrah (émigration à Yathrib, plus tard rebaptisée Médine).

· 623/624 AP-JC : Année généralement admise où Aïcha vivait comme épouse du Prophète (saws).

 

TÉMOIGNAGES 2: Les Fiançailles

Selon Tabari (selon Urwah ibn Hisham, Ibn Humbal et Ibn Sad), Aïcha a été fiancée à sept ans et a commencé à cohabiter avec le Prophète à l’âge de neuf ans.

 Toutefois, dans un autre ouvrage, Al-Tabari dit: « Tous les quatre de ses enfants [d’Abu Bakr] [sont nés de ses deux épouses au cours de la période anteislamique » (Tarikhu’l-Umam wa’l-mamlu’k, Al- Tabari (mort en 922), vol. 4, p. 50, l’arabe, Dara’l-Fikr, Beyrouth, 1979).

 Si Aïcha était fiancé à 620 AP-JC (à l’âge de sept ans) et commencé à vivre en qualité d’épouse avec le Prophète, en 624 AP-JC (à l’âge de neuf ans), alors elle serait née en 613 AP-JC. Par conséquent, sur la base d’un calcul prenant en référence Al-Tabari, les chiffres montrent que Aïcha devrait être avoir née en 613 AP-JC, donc trois ans après le début de la révélation (610 AP-JC). Hors le même Tabari déclare également qu’Aïcha est née à l’ère préislamique (en Jahiliya). Ainsi elle serait née avant l’an 610 de notre ère, et elle aurait été âgée d’au moins 14 ans quand elle a commencé à vivre avec le Prophète. Dans l’essentiel on voit que Tabari se contredit et semble ne pas se préoccuper s de l’exactitude qu’exige la vénération et le respect du Prophète.

 CONCLUSION 2 : Al-Tabari n’est pas fiable en matière de détermination de l’âge d’Aïcha.


 TÉMOIGNAGES 3: L’Age de Aïcha en comparaison de l’âge de Fatima la fille du Prophète

Selon Ibn Hajar « Fatima est née au moment où la Ka` bah a été reconstruite, quand le Prophète avait 35 ans … » ( Al-isabah fi tamyizi’l-sahabah , Ibn Hajar al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh al-haditha, al-Riyadh, 1978). « Elle avait cinq ans de plus que Aïcha » (Al-isabah fi tamyizi’l-Sahaba, Ibn Hajar al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh al-Haditha, al-Riyadh, 1978).

 Si la déclaration Ibn Hajar est vraie, alors Aïcha est née quand le Prophète avait 40 ans. Si Aïcha était mariée au Prophète quand il avait 52 ans, l’âge du mariage d’Aïcha avec le Prophète serait donc de 12 ans.

 CONCLUSION: Ibn Hajar, Tabari, Ibn Hisham et Ibn Humbal se contredisent. Par conséquent le mariage d’Aïcha à sept ans est un mythe.

 

TÉMOIGNAGES 4: l’âge d’Aïcha par rapport à l’âge d’Asma

 

Selon Abda’l-Rahman ibn abi zanna’d: « Asma était de 10 ans plus âgée que Aïcha » (Siyar A` la’ma’l-nubala », Al-Zahabi, vol Mu. 2, p. 289, en arabe, » assasatu’l-Risalah, Beyrouth, 1992).

 Selon Ibn Kathir: « Elle [Asma] a été à sa sœur aînée [ de Aïcha] de 10 ans» (-Bidayah wa Al-Nihayah, Ibn Kathir, vol ». 8, p. 371 Dar al-Fikr al- Arabi, Al-Gizeh, 1933).

 Selon Ibn Kathir: « Elle [Asma] a vu le meurtre de son fils au cours de cette année [73 AH], comme nous l’avons déjà mentionné, et cinq jours plus tard, elle se meurt. Selon d’autres récits, elle n’est pas morte au bout de cinq jours, mais 10 ou 20, ou quelques jours plus de 20 ou 100 jours plus tard. » ( Al-Bidayah wa’l-nihayah , Ibn Kathir, Vol. 8, p. 372, Dar al-fikr al-`arabi, Al-jizah, 1933) Au moment de sa mort, elle était de 100 ans. « (-Bidayah wa Al-Nihayah, Ibn Kathir, vol. 8, p. 372, Dar al-Fikr al-` Arabi, Al-Gizeh, 1933)

 Selon Ibn Hajar Al-Asqalani : « Elle [Asma] a vécu 100 ans et est décédée en 73 ou 74 OH.” (Taqribe el-tehzib, Ibn Hajar Al-Asqalani, p. 654, arabe, Bab fi’l-nisa ’, harfu’l al-alif ).

 Selon la majorité des historiens, Asma, la sœur aînée d’Aïcha avait 10 ans plus qu’elle. Si Asma avait 100 ans en 73 OH, elle devait avoir 27 ou 28 ans au moment de la Hijrah. Si Asma avait 27 ans ou 28 ans au moment de la Hijrah, Aïcha, elle devait donc avoir 17 ou 18 ans. Par conséquent elle ne pouvait entamer sa vie conjugale avec le Prophète qu’à l’âge de 19 ou 20 ans.

 CONCLUSION 4: En se basant sur Hajar, Ibn Katir, et ibn abi Abda’l-Rahman zanna’d, l’âge d’Aïcha au moment où elle a commencé à vivre avec le Prophète aurait été 19 ou 20 ans. Dans Témoignage n ° 3, Ibn Hajar suggère qu’Aïcha avait 12 ans et dans Témoignage n ° 4, il se contredit en lui accordant 17 ou 18 ans. Quel est l’âge exact d’Aïcha épousant le Prophète : douze ou dix-huit?

 Ibn Hajar est une source non fiable sur l’âge d’Aïcha.

 

 TÉMOIGNAGES 5: Les batailles de Badr et de Uhud


 Un récit concernant la participation d’Aïcha dans la bataille de Badr est mentionné dans le chapitre des hadiths sur le Jihad et le refus de l’alliance des musulmans avec les mécréants, (Kitabu’l-jihad wa’l-siyar, Bab karahiyati’l-isti `ANAH fi’l-ghazwi bikafir). Aïcha, tout en racontant le voyage de Badr et l’un des événements importants qui ont eu lieu dans ce voyage, dit: « quand nous avons atteint Shajarah ». De toute évidence, Aïcha a été avec le groupe en expédition vers Badr.

 El Bukhari mentionne la participation d’Aïcha dans la Bataille d’Uhud dans le chapitre du Jihad et de la participation des femmes au combat à côté des hommes ( Kitabu’l-jihad wa’l-siyar, Bab Ghazwi’l-nisa ’ wa qitalihinna ma ` a’lrijal – Hadith 2880) : « Anas annonce que le jour d’Uhud, les gens honteux se cachaient pour ne pas tomber sous le regard du Prophète. [Ce jour-là], j’ai vu Aïcha et Oumm-i-Soulaim, Elles avaient tiré leurs robes en haut de leurs pieds [pour éviter n’importe quelle entrave dans leur mouvement]. » De nouveau, cela indique qu’Aïcha était présente à la Bataille d’Uhud.

 Al Bukhari rapporte dans la bataille du tranché (Kitabu’l-Maghazi, Bab hiya’l wa Ghazwati’l-Khandaq-ahza’b): «Ibn` Umar raconte : le Prophète ne m’a pas permis de participer à Uhud, comme à cette époque, J’avais 14 ans. Mais le jour de Khandaq, quand j’avais 15 ans, le Prophète permis ma participation. »

 En se basant sur ces récits on peut conclure que :

(a) les enfants au-dessous de 15 ans ont été envoyés en arrière et n’ont pas eu le droit de participer à la Bataille.

(b) Aïcha avait participé aux Batailles de Badr et d’Uhud, et par conséquent elle aurait eu l’âge d’au moins 15 ans à ce moment là.

 CONCLUSION 5 : la participation d’Aïcha dans les batailles de Badr et d’Uhud indique clairement qu’elle n’était pas âgée de neuf ans, mais au moins de 15 ans. Nous savons que les femmes musulmanes ont accompagné les hommes aux champs de bataille pour les aider et le cas échéant participer au combat et non pas pour être un fardeau pour les combattants. Ce mode de calcul de l’âge d’Aïcha confirme une fois de plus la contradiction flagrante concernant l’âge d’Aïcha au moment de son mariage avec le Prophète.

 

TÉMOIGNAGES 6 : La naissance de Aicha et l’Hégire

Selon la tradition généralement reconnus, Aïcha est née environ huit ans avant l’Hégire. Mais selon un autre récit dans Bukhari, Aïcha est censée avoir dit: «J’étais une jeune fille (jariyah en arabe) » quand la sourate Al-Qamar a été révélé (Sahih Bukhari, kitabu’l-tafsir, Bab Qaulihi Bal al-sa`atu Maw`iduhum wa’l-sa`atu adha’ wa amarr).

 Le Chapitre 54 du Coran a été révélé huit ans avant l’Hégire (Le Coran Généreux, MM Khatib, 1985), indiquant qu’il a été révélé en 614 CE. Si Aïcha a commencé à vivre avec le Prophète à l’âge de neuf en 623 AP-JC ou 624 AP-JC, elle était une enfant voire un nourrisson (sibyah en arabe) au moment où la sourate Al-Qamar (la Lune) a été révélée. Selon la tradition ci-dessus, Aïcha était en fait une jeune fille, pas une enfant dans l’année de la révélation d’Al-Qamar. Jariyah signifie jeune fille espiègle (Lane arabe anglais Lexicon). Ainsi, Aïcha, étant une jariyah (jeune fille) entre 14 et 21 ans mais pas une sibyah (petite enfant) entre 6 et 13 ans à l’époque de la révélation d’Al-Qamar. Quand elle épousa le Prophète elle était jeune fille épousable sur le plan physique, physiologique, affectif et intellectuel.

 CONCLUSION 6 : Ce témoignage contredit également le mariage d’Aïcha à l’âge de neuf ans.


  TÉMOIGNAGES 7 : Terminologie arabe

 Selon un récit rapporté par Ahmad ibn Hanbal : après la mort de Khadija la première épouse du Prophète, Khaulah vint voir le Prophète pour lui conseiller de se marier à nouveau, le Prophète lui demanda ce qui concerne les choix qu’elle avait à l’esprit. Khaulah dit: «Vous pouvez épouser une vierge (bikr) ou une femme qui a déjà été marié (thayyib) ». Quand le Prophète a demandé l’identité de la bikr (vierge), Khaulah mentionna le nom d’Aïcha.

 Tous ceux qui connaissent un tant soit peu la langue arabe savent que le mot bikr dans la langue arabe n’est pas utilisé pour désigner une fillette de neuf ans ou une fille encore immature. Le mot correct pour une jeune fille enjouée, comme indiqué précédemment, est jariyah. Bikr d’autre part, est utilisé pour une dame célibataire sans expérience conjugale avant le mariage, que nous comprenons par le mot «vierge» en anglais. Par conséquent, de toute évidence sémantique une fillette de neuf n’est pas une «demoiselle : jeune dame vierge» (bikr). (Mousnad Ahmad ibn Hanbal, Vol. 6, p. 0.210, en arabe, Dar al-Ihya Turath al-`Arabi, Beyrouth)

 CONCLUSION 7 : Le sens littéral du mot, bikr (vierge), dans le hadith ci-dessus est «une femme sans expérience sexuelle avant le mariage. La langue arabe très précise vise par Bikr une Adulte vierge. Par conséquent, Aïcha était une jeune fille adulte au moment de son mariage.

 

TÉMOIGNAGES 8. Le texte coranique

Tous les musulmans sont unanimes sur le Coran en sa qualité de Livre véridique chargé, entre autres, de l’Orientation et de la Guidance de la vie individuelle et sociale du musulman. Donc, nous avons besoin de solliciter l’avis du Coran pour effacer le brouillard créé par des hommes, fussent-ils éminents, qui ont manqué de rigueur et ont introduit la confusion dans la période classique de l’islam autour des contradictions entretenues sur l’âge d’Aïcha au moment de son mariage avec le Prophète.

 Le Coran, source suprême, autorise-t-il ou interdit-il le mariage d’un(e) enfant immature de sept ans?

 Il n’y a aucun verset qui autorise explicitement ou implicitement un tel mariage. Cependant Il y a un verset, qui exhorte les Musulmans à accomplir leur devoir d’élever un enfant resté orphelin. Les conseils du Coran sur ce sujet sont aussi valables pour nos propres enfants.

 Dans le traitement social, matériel et affectif des enfants qui ont perdu un parent, tout musulman est ordonné de (a) les nourrir, (b) les habiller, (c) les éduquer, et (d) tester leur maturité « jusqu’à l’âge du mariage» avant de leur confier la gestion autonome de leur patrimoine légué par leurs parents décédés.

 {Restituez aux orphelins leurs biens. Ne remplacez pas le bon par le vilain. Ne vous emparez point de leurs biens en les ajoutant à vos biens. Ce serait un énorme délit.} An Nissa 2

{Ne confiez pas aux prodigues (immatures) vos biens qu’Allah vous A Donnés pour votre existence. Et octroyez-leur de ces subsistances, vêtez-les, et dites leur des paroles convenables. Éprouvez les orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge du mariage. Si vous constatez chez eux quelque maturité, alors remettez-leur leurs biens. Ne les dissipez point par prodigalité ou pour précipiter leur majorité.} An Nissa 5

 {Et lorsque vous leur remettrez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Qu’il suffise d’Allah Compensateur.} An Nissa 7

 On remarque comment les versets coraniques exigent des preuves méticuleuses et des garanties magistrales de maturité intellectuelle et physique par des résultats probants après des tests objectifs sur la cognition et le comportement affectif et moral avant l’âge du mariage afin de leur confier leurs biens sous leur totale propriété et à leur libre disposition.

 A la lumière des versets suscités qui ne prêtent à aucune confusion, aucun Musulman responsable ne confierait la gestion d’un patrimoine à un ayant droit alors qu’il est immature tel qu’un enfant de sept ans ou à une fille de neuf ans. Si nous ne devons pas faire confiance en une personne de sept ans pour la laisser gérer seule des questions financières, nous sommes tenus à plus d’exigence en matière de mariage qui engage l’avenir d’une vie.

 Nous ne pouvons donc demeurer sans vigilance quand on rapporte cette culture de la responsabilité et du sens du devoir coranique au Hadith d’Ahmad Ibn Hambal (Musnad, vol.6, p. 33 et 99) qui déclare qu’Aïcha à l’âge de neuf ans a été plus attirée par le jeu que par les tâches d’une femme responsable. Il est difficile de croire, donc, qu’Abou Bakr, un grand partisan parmi les Musulmans, fiancerait sa fille immature de sept ans à un homme de 50 ans même si ce fiancé est le Prophète lui même. Il est également plus difficile d’imaginer que le prophète puisse accepte la proposition d’Abu Bakr de le fiancer à sa fille immature alors qu’il est le récipiendaire de la Révélation qui lui demande d’instruire les Musulmans à bien traiter les femmes, les orphelins et les faibles, d’être juste équitable et d’être le modèle à suivre.

 Abu Bakr était un homme plus judicieux que chacun d’entre nous. Donc, il aurait certainement jugé que Aïcha (même si physiquement elle était épanouie comme on tente de l’expliquer maladroitement) qu’elle était encore une enfant dans son cœur et ne répond pas de manière satisfaisante aux normes du mariage exigés par le Coran. Tel que le relate le Hadith d’Ahmad Ibn Hambal nul homme sensé ne l’aurait épousée alors qu’elle était enfant immature. Dans l’éventualité de recevoir une proposition d’épouser l’enfant qui a besoin d’être encore éduquée et instruite le Prophète aurait rejetée la proposition comme étant insensée. Jamais au grand jamais le Prophète ni Abu Bakr ne violeraient une clause (verset) dans le Coran.

 CONCLUSION 8: Le mariage d’Aïcha à l’âge de sept ans violerait la clause de maturité et autres exigences du Coran. Par conséquent, l’histoire du mariage d’Aïcha immature à l’âge de sept ans est un mythe en contradiction avec l’esprit et la lettre coranique.


 TÉMOIGNAGES 9: le consentement au mariage

 En Islam une femme doit être consultée pour son mariage. Son consentement est exigé pour la validation du mariage (Mishakat al Masabiah, traduction par James Robson, vol. I, p. 665). Islamiquement, l’autorisation préalable et crédible des femmes est une condition préalable pour qu’un mariage soit valide.

 Quelque soit l’effort d’imagination que nous pouvons invoquer pour justifier l’injustifiable le fait est devant nos yeux : l’autorisation donnée par une jeune fille immature de sept ans ne peut pas être une autorisation valable pour le mariage islamique.

 Il est inconcevable que nous puissions imaginer Abu Bakr, un homme d’une grande intelligence, d’une grande sensibilité et d’une probité exemplaire, prendre au sérieux l’autorisation d’une fillette de sept ans à épouser un homme de 50 ans.

 Il est davantage plus inconcevable d’imaginer le Prophète accordant crédit à l’autorisation donnée par une jeune fille qui, selon un hadith accepté tel que par les musulmans, a pris ses jouets avec elle quand elle est allée vivre avec le Prophète comme épouse.

 CONCLUSION 9 : Le Prophète n’a pas pu épouser une fillette de sept ans, Aïcha parce qu’il aurait manqué à l’obligation de la clause d’autorisation qui rend valide le contrat islamique de mariage. Par conséquent, le Prophète a épousé Aïcha alors qu’elle jouissait de toutes ses facultés intellectuelles et physiques faisant d’elle une jeune demoiselle d’âge mûr incontestable.

 

Synthèse :

Ce n’était ni une tradition arabe à donner leurs filles en mariage à un âge aussi jeune que sept ou neuf ans, ni une morale ou une intelligence du Prophète de se marier avec Aïcha à un si jeune âge. Le peuple (musulman et non musulman) de l’Arabie ne s’est pas opposé à ce mariage car il ne s’est jamais produit de la manière qu’il a été fabuleusement rapporté.

 Évidemment, le récit du mariage à neuf ans de Aïcha par Hisham ibn `Urwah ne peut être tenu vrai quand il est contredit par de nombreux autres récits rapportés. En outre, il n’y a absolument aucune raison d’accepter le récit de Hisham ibn `Urwah alors que des sommités musulmanes telles que Malik ibn Anas, mettent en doute tout ses récits durant la dernière période irakienne de sa vie où il semble avoir été défaillent. Les citations de Tabari, Boukhari et Mouslim montrent des divergences et des contradictions qui témoignent que la version « officielle » sur l’âge du mariage d’Aïcha est non crédible. En outre, bon nombre de ces savants se contredisent dans leurs propres dossiers. Ainsi, les récits sur l’âge d’Aïcha au moment du mariage ne sont pas fiables en raison des contradictions flagrantes que chacun peut trouver dans les travaux des savants de l’Islam classique.

 Par conséquent, il n’y a absolument aucune raison de considérer l’information sur l’âge d’Aïcha comme une vérité sacrée quand il ya des motifs suffisants pour le rejeter en tant que mythe. Nous avons vu que le Coran refuse de marier des filles et des garçons immatures comme il refuse que leur soit confier des responsabilités y compris celles de la gestion de leur propres biens.

 A Shanavas


Traduction et commentaire de Omar Mazri en mars 2010

Dans la même quête j’ai vu la crainte de certains musulmans plus préoccupés des convenances et de la rente religieuse que de la vérité qui redoutent de voir ce genre de travail porter atteinte au patrimoine musulman. Pris dans l’engrenage des habitudes ils ne semblent pas préoccupés de la sacralité du Prophète qui est plus importante que celle des Savants qui restent des hommes qui ont leurs limites. Ces limites n’effacent pas leur génie de l’époque. Chercher, compiler, vérifier l’Isnad (la chaine de transmission et la validité des transmetteurs) est un travail scientifique à l’honneur de nos savants classiques. Il appartient à l’Ijtihad de garder ses portes ouvertes pour donner au hadith le contexte et lui enlever les quelques contradictions dues à une époque reposant sur l’oralité et la transmission fidèle (naql) qui a délaisé le ‘Aql (raison).

Dans ce parcours de recherche je tombe sur un site arabe qui traite des « conséquences » et des attendus intellectuels de ces recherches

http://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=146848

Il nous informe que le Nom Aïcha (عائشة) est d’origine CANANÉEN ( كنعاني ) signifiant Femme d’où sont dérivés les noms Eve et Mère. Pour les historiens et archéologues arabes Canaan est une contrée arabe de Palestine remontant à Abraham voire à Noé. Il ne serait donc pas surprenant que Ayshé ((ءيشه soit le féminin répondant à Ahmed annoncé dans les Écritures et confirmant la portée du Hadith de Aicha عنها الله رضي qui dit que Son Mariage avec le Prophète a été décidé dans les Cieux par Allah lui-même ainsi que la dimension de ses titres symboliques de « mère des Croyants » et de bien aimée du Prophète qui avait toutes les qualités morales, physiques, affectives et spirituelles pour conquérir son cœur, mériter sa confiance et continuer après la mort du noble Prophète de transmettre ses paroles, ses comportements et ses actes incarnant le premier savoir académique de l’Islam classique. Mère des Croyant elle serait donc le cœur des Hadiths authentiques (Oum al Hadith) dont elle reste la principale narratrice. Je n’ai pas trouvé le temps de chercher dans ses propres hadiths ce qui vient confirmer ou infirmer le travail de Shavanas qui semble digne de foi et digne d’intérêt.

Pour la bonne foi de l’enquête sur ce sujet il faut avouer à mes lecteurs que le jeune qui a repris à son compte le travail de Shavana et qui est appuyé par Jamal al Banna le frère de Hassan al Banna s’appelle Islam Bahri et son texte en arabe se trouve sur le site :

http://www.youm7.com/News.asp?NewsID=35691

La transparence exige de moi de dire que l’article de Islam Bahri et son défenseur Khaled Mountasir qui reproche aux savants d’al azhar et aux salafistes leur laxisme et leur sacralisation du Naql font l’objet d’attaques virulentes sur ce site par exemple :

http://www.elaph.com/Web/ElaphWriter/2008/8/361613.htm

Mohamed al Ghazali de son vivant n’a jamais pu faire admettre à la jeunesse et aux dignitaires musulmans que l’intelligence humaine, la parole divine et la création du monde ne peuvent entrer en contradiction car elles sont présidées par le même Dieu Créateur. S’il y a contradiction elle est soit dans notre perception, dans notre façon de raisonner ou dans l’art de la transmission des données du passé (naql) et qu’en aucun cas Allah ni Son Prophète ne sont responsables de nos défaillances et de nos incompétences.

Ce que nous devons tous savoir au-delà de l’âge de notre mère Aïcha c’est que celui qui apporte un mensonge délibéré sur le Prophète a construit sa place en Enfer. Qu’Allah nous en préserve. Amine !

Voici une Fatwa sur Islaweb qui contredit la raison, la physiologie féminine, la fécondité de la femme qui ne peut ovuler qu’éprès sa maturité sexuelle, les coutumes humaines et le droit musulman. L’Islam est malade de ses infantiles littéralistes et de ses sots qui font des Fatwas contre le bon sens. Ce même site a publié une Fatwa d’un illustre inconnu autorisant al Istinja ( se torcher le cul) avec les pages des Ecritures des Gens du Livre. Daniel Pipes le sioniste en a fait un tapage médiatique internationale. Ce site de médiocres n’a pas eu le courage de répondre au sioniste et il a préféré battre en retraite et retirer sa Fatwa mais Daniel Pipes a gardé copie d’Ecran qu’il montre à chaque occasion. Je lui ai répondu dans mon livre « Islamophobie : Deus Machina » et j’ai répondu aux insensés qui ternissent l’Islam et le rendent repulsifs aux jeunes musulmans qui ne croient plus aux mythologies. Il faudrait avoir le courage de se poser la question : pour qui ces gens travaillent ?

فما ذكره أحد المحاضرين صحيح؛ إذ قد ثبتت مشروعية الزواج المبكر بالقرآن الكريم والسنة النبوية والإجماع وعمل الصحابة، ثم عمل المسلمين من بعدهم، وتدل عليه مصالح الشريعة:

فالدليل من القرآن الكريم:

1- قوله تعالى: وَالْلآئِي يَئَسْنَ مِنَ الْمَحِيضِ مِنْ نِسَائِكُمْ إِنِ ارْتَبْتُمْ فَعِدَّتِهِنَّ ثَلاَثَةُ أَشْهُرٍ وَالْلآئِي لِمْ يَحِضْنَ[الطلاق:].

فجعل سبحانه للآئي لم يحضن – وهنَّ الصغيرات – زواجاً وطلاقًا وعدة؛ إذ العدة لا تكون إلا بعد فراق، والفراق لا يكون إلا بعد زواج.

2- ويقول الله تعالى: وَإِنْ خِفْتُمْ أَلاَّ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَاب لَكُمْ مِنْ الْنِّسَاءَ مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ[النساء:3]. قالت أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها في تفسير هذه الآية عندما سألها عنها ابن أختها عروة بن الزبير : يا ابن أختي هي اليتيمة تكون في حجر وليها، تشاركه في ماله، فيعجبه مالها وجمالها، فيريد أن يتزوجها بغير أن يقسط في صداقها، فيعطيها مثل ما يعطيها غيره، فنهوا أن ينكحوهنَّ إلا أن يقسطوا لهنَّ، ويبلغوا بهنَّ أعلى سنتهنَّ في الصداق. متفق عليه.

فقولها رضي الله عنها: فيريد أن يتزوجها..فنهوا أن ينكحوهن إلا أن يقسطوا يدل على مشروعية زواج الصغيرة التي لم تبلغ، إذ لا يتم بعد البلوغ، وإنما اليتم ما كان قبل البلوغ.

3- ويقول الله تعالى: وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللهُ يُفْتِيكُمْ فِيهِنَّ وَمَا يُتْلَى عَلَيْكُمْ فِي الْكِتَابِ فِي يَتَامَى النِّسَاء الْلآتِي لاَ تُؤْتُونَهُنَّ مَا كُتِبَ لَهُنَّ وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ [النساء:].

قالت أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها: هي اليتيمة تكون في حجر الرجل قد شركته في ماله فيرغب عنها أن يتزوجها ويكره أن يزوجها غيره، فيدخل عليه في ماله فيحبسها، فنهاهم الله عن ذلك. متفق عليه.

وأما الدليل من السنة: فما ذكره المحاضر من زواج النبي صلى الله عليه وسلم من عائشة رضي الله عنها، وهي بنت ست سنين، وبناؤه بها وهي بنت تسع سنين، ففي الصحيحين عن عائشة رضي الله عنها قالت: تزوجني النبي صلى الله عليه وسلم وأنا ابنة ست، وبنى بي وأنا ابنة تسع.

وأما الإجماع: فقد انعقد على جواز تزويج الصغيرة البالغة، وأن الذي يتولى تزويجها أبوها، وزاد الشافعي وآخرون الجد من جهة الأب أيضًا.

قال ابن قدامة في “المغني”: أما البكر الصغيرة فلا خلاف فيها، قال ابن المنذر: أجمع كل من يحفظ عنه من أهل العلم أن نكاح الأب ابنته البكر الصغيرة جائز إذا زوجها من كفءٍ، ويجوز له تزويجها مع كراهيتها وامتناعها.

وقال البغوي كما في “فتح الباري”: أجمع العلماء أنه يجوز للآباء تزويج الصغار من بناتهم،وإن كُنَّ في المهد، إلا أنه لا يجوز لأزواجهن البناء بهنَّ إلا إذا صلحن للوطء واحتملن الرجال.

وأما أعمال الصحابة: فالآثار الدالة على اشتهار الزواج المبكر بينهم من غير نكير كثيرة، فلم يكن ذلك خاصًا بالنبي صلى الله عليه وسلم كما يتوهمه بعض الناس، بل هو عام له ولأمته، نذكر طرفًا منها:

1- زوج علي بن أبي طالب رضي الله عنه ابنته أم كلثوم من عمر بن الخطاب رضي الله عنه، وقد ولدت له قبل موت النبي صلى الله عليه وسلم، وتزوجها عمر رضي الله عنهوهي صغيرة لم تبلغ بعد. رواه عبد الرزاق في المصنف، و ابن سعد في “الطبقات”.

2- عن عروة بن الزبير : أن الزبير رضي الله عنه زوج ابنة له صغيرة حين ولدت رواه سعيد بن منصور في سننه، وابن أبي شيبة في المصنف بإسناد صحيح.

وقال الشافعي في “كتاب الأم”: وزوج غير واحد من أصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم ابنته صغيرة.

ثم إن التأخير في تزويج البنات في كثير من بلاد المسلمين إنما هو حادث ومخالف لما درج عليه عمل المسلمين لقرون طويلة، بسبب التغريب، ودخول القوانين الوضعية عليهم، مما أدى إلى تغير في المفاهيم والأعراف لدى شريحة كبيرة من الناس، ولا يصح مطلقًا أن نجعل الأعراف والتقاليد في بلدٍ ما هي المقياس فنقيس بها، ونعطل ما قد ثبت بالأدلة القاطعة، بل لقد تأخر تزويج البنات بعد سن البلوغ كثيراً في بعض بلاد المسلمين، مما نتج عنه انتشار السفور والفواحش، وظهور الانحراف في الخلق والدين بين الشباب، وعدم الاستقرار النفسي لديهم، لفقدهم السكن والمودة والعفة والإحصان، كما أن في التأخير تقليلاً لنسل الأمة، وهو مخالف لأمره صلى الله عليه وسلم، ومعارض لمكاثرته بأمته الأمم والأنبياء.

والله أعلم.

http://www.islamweb.net/ver2/Fatwa/ShowFatwa.php?lang=A&Id=34483&Option=FatwaId

Si ce sinistre et anonyme personnage, maitre insensé de la Fatwa, était du temps de Omar, ce dernier lui aurait interdit de prononcer une parole sur l’Islam. En effet Omar avait posé une question sur l’explication d’un verset et ceux qui étaient face à lui ont donné des réponses contradictoires ajoutant l’expression chère والله أعلم Allah est plus Savant. Il s’est mis en colère en leur disant ne cachez pas votre ignorance derrière l’évidence qu’Allah est plus Savant, ou bien vous savez et dites la vérité ou bien vous êtes ignorant et alors soit taisez-vous soit allez apprendre car le Prophète a dit que le Musulman est soit savant soit apprenant il n’y a pas de place à la confusion.

 voici une analyse du docteur Al ‘Ajami

http://oumma.com/Fatwa-satanique-ou-la-pedophilie

Critique textuelle.

Ainsi, le Prophète SBSL
aurait consommé le mariage alors que Aïcha aurait eu 9 ans. On trouve en effet
le hadîth suivant dans les nombreuses traductions en français du Sahîh de Al
Bukhârî, les données litigieuses sont soulignées :

« Le
Prophète écrivit le contrat de mariage de Aïcha alors qu’elle avait six
ans. Il consomma le mariage alors qu’elle en avait neuf. Elle demeura
auprès de lui durant neuf années »

Il s’agit là d’une erreur de traduction manifeste, nous allons le démontrer. En effet, tel quel, ce « hadîth » n’existe pas. En voici le texte original, il rapporte indirectement des propos de Aïcha. C’est-à-dire qu’alors même que la chaîne de transmission se termine par : « d’après Aïcha » (’an ’âïcha) le propos est en mode narratif indirect. Il s’agit d’une anomalie qui techniquement en fait un équivalent de hadîth mursal. Du point de vue de la scrupuleuse science du hadîth cela suffirait à invalider la classification du dit hadîth. Passons outre, en voici le texte arabe :

عن عائشة
رضي الله عنها أن النبي صلى الله عليه وسلم تزوجها وهي بنت ست سنين وأدخلت عليه وهي بنت تسع ومكثت عنده
تسعا
.

La traduction exacte en est la suivante : D’après Aïcha : « Le Prophète* l’épousa alors qu’elle avait six ans. Elle habita chez lui alors qu’elle avait neuf ans. Elle demeura auprès de lui durant neuf années.

1 Avant que d’étudier la signification exacte de termes clefs de ce propos, considérons le thème en sa généralité. Le locuteur est étrangement précis, 3.6.9 la combinaison est mathématique. Nous ne pouvons déterminer à trois années près l’âge du Prophète, l’année où débuta sa mission, ou la date fondant le calendrier de l’Hégire pour ne citer que ces éléments essentiels Mais voila que l’acte de naissance d’une fillette d’alors est d’une extrême exactitude alors même que peu de gens en ces temps là, si ce n’est aucun, connaissaient
leur date de naissance. Pour 80% de la population des pays d’obédience musulmane il en est encore ainsi.

-2 On nous dit par ailleurs que le Prophète SBSL aurait épousé Aïcha à l’âge de 6 ans et que ceci n’aurait pas posé en soi de problème au regard des coutumes de l’époque. Il s’agissait en quelque sorte de fiançailles ayant pour effet de réserver la promise. Selon les conceptions arabes le mariage servait à consolider et matérialiser l’union entre deux familles ou deux personnes et Abou Bakr fut à la fois le premier et le plus fidèle disciple de l’envoyé de Dieu. Par ailleurs la précocité supposée de Aïcha à partir de ces données faiblement étayées n’aurait rien de scandaleux ni d’étonnant, il en était de même en occident, c’est vrai. Malgré tout, que l’on ne sache pas quel âge ait eu réellement Aïcha à ce moment là reste l’hypothèse principale. Rappelons que ce n’est pas elle qui parle en ce propos, mais un contemporain qui ne donne au fond que son avis personnel. Pour valider à contrario l’affaire, les historiens nous disent qu’elle avait déjà été demandée en mariage ce qui se voudrait confirmer la précocité et les us de l’époque en la matière. Pour nous cette information tendrait plutôt à montrer une erreur quant à l’âge de l’intéressée. Ces mêmes historiens rapportent aussi qu’elle n’aurait point eu 9 ans mais 8 ou 7 ou 6 ou 12…L’ensemble de ces données est aussi invérifiable qu’invérifiée et appelle à la plus prudente des réserves. Une historienne saoudienne a d’ailleurs critiqué ces affirmations « historiques », effort de recherche ayant provoqué un tollé de la part des autorités religieuses !

-3 Pour ce qui est du texte, première remarque sur laquelle nous ne attarderons pas : Par quel tour de passe-passe remplace-t-on le verbe épousertazawwaja– par « écrire un contrat » ? Il faudra le demander à nos « légistes » et à nos traducteurs ! Cela démontre pour le moins l’influence permanente de la pensée juridique dans l’approche du Hadîth.
Le Droit, comme toute spécialité spéculative, déshumanise obligatoirement son propos.

-4 Essentiel, on aura noté la différence fondamentale entre il consomma le mariage et elle habita chez lui. Le texte original emploi le verbe adkhala. Selon le Lisân al ’arab, la référence lexicographique, cette dérivée de forme IV de dakhala (entrer) signifie « faire entrer « , au passif et suivi de ’alayhi il signifie » être introduit chez lui » et ne peut se comprendre qu’ainsi. Seule la forme I dakhala suivie de la préposition ilâ peut signifier avoir des rapports sexuels, ce n’est indubitablement pas le cas en ce propos. Donc, étymologiquement, grammaticalement et selon l’usage de la langue arabe on ne peut que le comprendre ainsi : « elle quitta le domicile de son père Abû Bakr pour celui du Prophète« . Comprendre ou traduire cela par le fait qu’ils consommèrent le mariage à ce moment là est une lecture totalement impropre.

-5 Le préjugé est cependant tenace, on peut le constater à la lecture de la deuxième version donnée par Al Bukhârî. Lors de la transmission du hadîth un des rapporteurs à remplacé le verbe adkhala par le verbe banâ qui, suivi de la préposition bi, signifie habiter chez mais aussi, par euphémisme métonymique, peut vouloir dire « consommer le mariage ». Il n’y a pas là de hasard mais une nette intention (consciente ou inconsciente je n’en jugerais pas) d’influencer le sens du hadîth par une telle permutation de termes. Le même phénomène se retrouve dans une des deux versions rapportées par Muslim. Dans la première, outre l’âge de 7 ans au lieu de 6, on retrouve le verbe banâ. En la seconde variante, on note l’emploi du verbe zaffa en lieu et place de adkhala. Zaffa signifie conduire la marié à la maison de son époux et nullement consommer le mariage. Au total , quand bien même
l’on prendrait en compte la conjonction de ces trois verbes, en réalité ces variantes démontrent l’imprécision de notre « hadîth », l’on ne pourrait en conclure que le mariage fut consommé au moment où Aïcha intégra le domicile de son époux. Cependant, à bien comprendre l’analyse, il faut au contraire en déduire que l’information a été, par touches successives, influencée dans le sens d’une opinion préconçue. Nous ne pouvons logiquement valider ces affirmations dénuées de fondements réels à la lecture même de ce texte pourtant réputé être le référence incontournable de tout jugement sur la question.

-6 Dans la deuxième version de Muslim on note une précision supplémentaire : « elles jouaient avec elles ». On sait par ailleurs qu’il s’agissait de jeunes servantes qui jouaient avec Aïcha à la poupée. Comment imaginer une telle scène sans y voir toute la perversité qu’elle reflèterait si Aïcha avait eu des rapports sexuels avec son noble époux ! Bien au contraire cette remarque indique que rien n’avait changé dans les habitudes de Aïcha après qu’elle eut intégré le domicile du Prophète !

-7 Au final, on constate avec étonnement que les textes authentifiés de références ne stipulent nullement que le mariage fût consommé à l’age de neuf ans ! Il s’agit dune affirmation sans support textuel ni preuves historiques. En admettant que Aïcha ait intégré le domicile de son mari à l’âge de neuf ans rien n’indique littéralement qu’il y ait eu acte à ce moment là. En réalité, nous ne possédons aucun élément nous permettant de savoir ce que fut l’intimité de ce couple. Quelle impudeur, quelles préoccupations malsaines, quelles volontés, ont pu pousser les doctes à déformer les textes, les ignorants sont pardonnés. Les tenants conscients de cette interprétation aussi erronée que tendancieuse prendraient-ils leurs
fantasmes pour des réalités. Une telle appréciation de leur part confine à l’accusation calomnieuse à l’égard de la mémoire du Prophète. Curieusement on pourrait y percevoir comme une persistance des calomnies ayant visé les mœurs de Aïcha en une autre affaire, crime sévèrement réprimandé selon les strictes mises en garde coraniques en la matière.

La recherche ne vaut que par l’intention. Le croyant doit engager la raison au service de sa foi et non asservir la raison à ses croyances. Le Prophète SBSL au sujet du licite et de
l’illicite, et plus globalement du bien et du mal, nous a enseigné la sagesse suivante : « …Il y a dans le corps un morceau de chair qui lorsqu’il est sain l’assainit en son entier mais, lorsqu’il est corrompu, corrompt le corps en son entier…c’est le cœur ! «  Rapporté par Muslim.

Ainsi, ceux qui soutiennent la lecture faussée de ce hadîth relatif au mariage du Prophète et d’Aïcha le font parfois par ignorance, auquel cas la contradiction évidente entre l’humanisme de l’Islam et de celui de son Prophète devrait les inciter à plus de retenue. D’aucuns forment leur jugement en se référant à un suivisme aveugle, leur cœur et leur esprit sont alors morts. D’autres admettent volontairement cette version officialisée puisqu’elle va dans le sens de leurs vils instincts. Qui plus est, ils se légitiment des propos de leurs prédécesseurs puisque ces derniers avaient eux aussi majoritairement pratiqué cette lecture « inconsciemment » influencés par leur contexte socioculturel ; et ceci est la constatation la plus clémente que l’on puisse faire…car Dieu seul jugera leurs intentions et leurs actes.

 

Contre la grammaire des civilisations la dislocation ethnique

Contre la grammaire des civilisations c’est à dire l’harmonie des accords et la concorde des continuités des mentalités collectives, des histoires communes, des espaces partagées et des économies socialisées le nouvel ordre mondial mène une guerre impériale comme celle de Rome, de Cesars et des Pro Consuls romain contre les colonie : diviser pour mieux régner. Contre l’harmonie et la paix l’Empire propose la regression féconde par la dislocation des territoires sur des critères ethniques, linguistiques ou purement utilitariste dans le cadre de la vision géopolitique du 8 ème commandement des Dix Commandements américains.
Après la partition de l’Irak entre kurdes, sunnites et chiites, après celle de la Libye où ont voit déja la coalition disparate tunisienne s’empresser d’aller vers une fusion pour inscrire la partition de la Libye dans l’imaginaire des Arabes et de leurs appétits revisités par la post-modernité (pas de centre, pas de totalité mais des isolats et des ilotismes qui se reconfigure au gré des situations) c’est bientôt le tour de la Syrie et de l’Algérie comme le montre la carte 1 et la carte 2. Le projet du Grand Moyen-Orient est presque ficelé : voir carte 3
Le projet brittanique, qui a partitionné l’Inde pour donner le Pakistan et partionner celui-ci pour donner le Bengladesh et couper les populations qui ont des milliers d’années de vie commun et un potentiel de résistance spirituel contre le matérialisme, est héritée par la force brutale américaine qui a le projet de le réaliser dans le monde entier comme sur cette carte au Nigéria déchiré par une guerre civile fomentée par le Vatican pour des raisons d’évangélisation et par la CIA pour le contrôle des ressources du sous-sol : voir carte 4
Le Soudan après le Darfour va entrer dans de nouvelles partitions voir carte 5. Le cas du Soudan est le plus lamentable quand on sait que 600 millions de dollars auraient permis d’exploiter les ressources hydrauliques pour mettre fin à la crise « religieuse » et « ethnique » entre les différentes tribus. Grande responsabilité historique de Omar Al Bachir et des Arabes.
Pendant ce temps les Africains, y compris l’Algérie, n’imaginent aucun scénario de résistance sinon de se mettre tous, comme inspirés par le même Satan, à revoir le découpage administratif de leur territoire. Notre brillant Belkhadem lance encore ses fanfaronnades :  » le FLN dispose de suffisament de cadres pour 15 pays ». Oui si l’Algérie est partitionné en 15 pays sans le pétrole.
L’Europe sera regionalisee dans le cadre de la gestion décentralisée des territoires : L’Europe des Etats-Nations sera remplacée par le vieux projet germanique auquel adhère les Américains : l’Europe des Régions. Ceci se fera sur le dos des musulmans qui subiront les diversions et les exacerbations en leur qualité de minorité en Europe. Ceci se fera sur le dos des Musulmans qui seront la périphérie qui apporte dans sa forme disloquée à la fois les ressources, le tout sécuritaire pour bloquer l’emmigration et la garantie d’être toujours des minorités sans influence sur les Régions européennes ni sur la nouvelle géopolitique du monde au main des oligarques. Le malthusianisme économique et géopolitique à la mode Brezinski.
Pour l’instant les peuples poussés au consumérisme et les élites serviles dorment alors que leurs maitres travaillent à leur ambition illégitime, cynique et injuste.
Omar Mazri

L’islamophobie percée à la conférence de Nanterre

L’écrivain, ingénieur et pamphlétaire marseillais, Omar Mazri animait avec la modératrice et femme de lettres nanterroise, auteur de « Méditations musulmanes », – préfacées par le même Mazri -, Faouzia Zebdi-Ghorab présidant la Maison de la Fraternité créée par elle pour consolider l’existence morale de la communauté française musulmane, une conférence annoncée par lui-même sur le site de l’IRIB.

Ces « Méditations intimes, Cœur à Cœur » [1] relèvent de l’intellectualité mystique, et sont stylistiquement dans la tradition française dévote, ce qui anticipe déjà notre propos que l’effort du laïcisme actuel, ou des arrière-loges, est bien de continuer l’œuvre de déracinement de l’esprit religieux français défendu aujourd’hui par l’esprit français musulman.

Il s’agissait dimanche 13 mai, d’une table ronde suivie par la salle, essentiellement féminine, car la discrimination autoritaire touche les femmes en premier, essentiellement comme éducatrices : cela va de l’école « sans Dieu » – selon une expression du radicalisme laïque du tournant du 20ème siècle, à la vie professionnelle.

M. Mazri, entre autres études – dont celle sur « Révolutions Arabes, Mystique ou mystification ? [2], de « La République et le Voile » [3], a publié une « Islamophobia : Deus ex machina », ce dernier terme étant l’équivalent de « miracle soudain », comme dans ces dénouements où une machine théâtrale, à renfort de poulies et de cordes, fait descendre un dieu sur scène pour résoudre une situation délicate : l’on se rapportera à la conférence de Durban de l’été 2001 conduisant à une condamnation de l’entité sioniste et soudainement, le Deus ex machina du 11 septembre est venu sauver par l’islamophobie ainsi édifiée ceux qui étaient accusés d’une terreur réelle envers les Palestiniens.

Et cette campagne du voile, relève M. Mazri n’a-t-elle pas permis d’éloigner des Françaises de l’immigration, instruites des événements du Proche-Orient, du contact de leurs camarades dont les parents sont plus familiarisés avec les déclarations de BHL plutôt qu’avec celles des Evangélistes ?

La question a été soulevée par un homme d’expérience ; la jeunesse musulmane arabe française, en l’occurrence, est moins indépendante du contexte antireligieux actuel, que la génération d’Omar Mazri. Elle prend, comme nous l’avons constaté, pour planche de salut, ce qui est une piège glissant : ainsi en est-il de l’idée qu’une religion est créatrice d’une civilisation, et qu’il y aurait une civilisation chrétienne, musulmane, bouddhique, en rivalité mutuelle, expliquant ainsi la crainte de l’islam. Vraiment le Japon craint l’islam ? Japon qui comprend aujourd’hui plusieurs érudits musulmans !

Cela semble évident et pourtant l’islam, tout comme le christianisme épouse des formes culturelles, mais ne les crée pas, car il est universel et vient d’en haut ; sinon l’on confondrait la lune avec l’eau qui subit son attraction, s’il est permis d’offrir cette image.

M. Mazri n’a pas illustré les choses comme cela, mais il a insisté, en se reposant sur la vérité, sur l’universalité de la religion, en quoi il a parlé de la vérité en philosophe contre les sectaires, dont en premier ceux de la franc-maçonnerie ambiante inspiratrice de cette persécution ou terreur antiislamique, pour laquelle seul l’athéisme est universel, et la croyance ou la manifestation d’une révélation divine, facteur de discorde : un tel propos, malgré une occupation d’un demi-siècle par les armées communistes ou « alliées » de l’Allemagne, de la Hongrie etc. est encore incompréhensible par la majorité des peuples d’Europe centrale et orientale, et de la Russie restée orthodoxe, mais acceptée par une France affaiblie et endoctrinée depuis deux siècles de subversion antireligieuse.

Il a été relevé que l’accusation de communautarisme frappe la communauté musulmane, et que la seule initiative de venir au secours de ses coreligionnaires, pour leur assurer un emploi, en fondant des coopératives, est défendue par des inquisitions administratives, imposant un quotum de non musulmans !

La liberté n’est comprise que par une égalité qui soit celle de membres de la fraternité sectaire qui gouverne le pays et a secoué l’Europe et le monde, tout comme l’a fait la fille de la révolution française qu’aura été la révolution russe.

Mais il y a une différence : la foi a défait la seconde révolution athée matérialiste, mais non pas la première, car celle-ci impose un modèle d’homme abstrait, d’homme sans-Dieu Tout ceci est bien connu, dira-t-on, comme devrait l’être le fait que nous rappelâmes, que Jules Ferry (lequel parlait du devoir des races supérieures pour justifier la colonisation), devant la statue duquel, le Président Hollande, venait de s’incliner, la veille, à Paris, qui était entré le 8 juillet 1875 à la loge de « la Clémente Amitié », dépendant du Grand Orient, avait forgé le concept d’ « éducation nationale » pour exclure de la nouvelle éthique nationaliste, toute idée religieuse, en quoi nous nous opposions à toute l’Europe civilisée.

Cette Europe avait un niveau d’instruction – en matière technique en particulier, non seulement plus élevé (comme en Autriche et en Saxe), mais d’une qualité souvent dispensée, conjointement avec des laïques, par un clergé dévoué.

On prétend par le mot d’islamophobie, indique perspicacement un jeune intervenant, suggérer (car tout est dans la suggestion, puisque nous avons affaire au fleuron de la culture américanisée, qu’est la psychologie détrônant la réflexion philosophique appuyée sur la démonstration) que l’islam est menaçant, qu’on le craint comme on déteste l’homosexualité ; et effectivement, l’agitation des cerveaux sur l’homophobie précéda celle sur l’islamophobie.

De tels rapprochements découvrent l’entreprise d’intimidation des Musulmans. L’erreur serait – tel est le résultat de cette réflexion, qui était celle d’un collège islamico-chrétien avec la participation active et éloquente, spirituelle, intrépide, bref libanaise, ou afro-libanaise de M. René Naba – de prendre l’islamophobie comme on nous la présente ; elle n’est pas naturelle, mais artificielle, elle n’a – selon nous – rien à voir avec de la xénophobie ou toute autre réaction d’incompatibilité d’humeur : les « Roms » sont mal aimés, et cependant sont chrétiens, avec ostentation même comme le démontre leur pèlerinage, et leur conversion au protestantisme n’y fait rien non plus.

L’islamophobie est un thème de discorde, un brûlot entre les mains des revanchards de la guerre d’Algérie, ou des nostalgiques de l’Algérie française, comme M. Aliot dont une partie de la famille non chrétienne – ceci dit anecdotiquement – est de Bab-el-Oued, comme nous l’apprend Wikipedia !

Leur rêve est d’avoir une guerre d’Algérie intestine dans leur nouveau pays ; ce qui est plus facile que de garder le triple A ! Remarquer que cette tache antislamique s’étend dans des administrations qui ne sont pas nationalistes, ou populistes droitières, mais de gauche conservative ou ex communiste : tout aussi férocement déracineuses de la foi juvénile, et donc persécutrices.

« L’administration, c’est la révolution » écrivait en ce sens Gobineau, défenseur de l’islam, au XIXème siècle, dans une correspondance française avec l’orientaliste autrichien et diplomate, Prokesch-Osten.

Le résultat de cette réunion a été d’encourager d’abord le public qui a constaté que le mal dont il souffre est reconnu, diagnostiqué et dénoncé par Amnesty Innternational dans son dernier rapport sur les discriminations administratives et privées. Il a été relevé dans cette conférence, le caractère absurde et odieux de cette loi « antinounou » qui oblige les instituts privés de prévoir une clause d’expulsion d’aides soignantes ou de gardiennes d’enfants qui montreraient un signe distinctif de foi musulmane.

Faudra-t-il aussi effacer la couleur noire pour obtenir un emploi, précise un candidat originaire du Mali, aux élections législatives ?

Au profit de qui joue cette terreur antislamique ? Poser la question est déjà voir germer la réponse, et la conférence de Nanterre a été cet effort d’intelligence dont la présidente de la maison de la Fraternité, la soeur nanterroise, citoyenne de la Cité de Dieu, Faouzia peut être fière !

Pierre Dortiguier

Notes

[1] 73pp. 2011, Nanterre

[2] Edition & Conseils, Marseille, juin 20111, 25pp

[3] 400pp, 2010, Fagr Center

Source : http://www.dortiguier.fr/L-islamophobie-percee-a-la.html

Table ronde à Nanterre sur l’Islamophobie

 Islamophobie : définition, rétrospective et perspectives de luttes citoyennes

Comme annoncé avant le premier tour des élections présidentielles nous entamons une table ronde sur l’islamophobie ce dimanche 13 mai 2012 dans un haut lieu historique et social de l’émigration algérienne, de ses souffrances et de ses stigmatisations qui perdurent 60 ans après la fin des « hostilités ». Ouverte au public cette table ronde devrait aboutir à la création de groupes de réflexions ad hoc non partisans et hors des arrangements classiques d’appareils. Il s’agit de réfléchir à la possibilité réelle et à la promotion authentique d’un un vivre ensemble apaisé, responsable dans lequel la communauté musulmane exerce ses devoirs et revendique ses droits sans complexe, ni vassalisation, ni repli identitaire, ni bouc émissaire, ni concession au sionisme et à l’impérialisme, ni négation ou abandon des fondamentaux de l’Islam. Bien avant le lancement de la campagne présidentielle nous avons pris acte des enjeux, des clivages, des manipulations et symboliquement nous prenons l’initiative de reposer la question de l’intégration, du rapport à l’Islam ou à l’étranger loin des appareils et des officiels car vivre ensemble ne se décrète pas ni ne s’impose par des lois ni ne se dessine par un jeu de bougnouls en quête de reconnaissance ou par un jeu de pervers en quête de victimes. Le droit à la différence est partie indivisible du droit à l’égalité, à la justice et à la dignité. Ce droit se vit au quotidien, dans les cités, le travail, l’université, l’espace publique et l’esprit de la Res publica (chose publique) où les gens mettent en commun, en unité, à l’unisson, en communauté, en ensemble cohérent ce qui les unit et les renforce sans gommer la loi universelle de la pluralité et de la diversité.

Au-delà du bavardage traditionnel sur l’intégration, la laïcité et sur l’Islam nous avons la conviction qu’ il y a une dynamique idéologique, sociale, politique à mettre en œuvre pour affronter les maux au delà de l’enfermement des mots et des syllogismes fallacieux : musulmans français, français musulmans, musulmans de France, Musulmans en France, Islam et démocratie, Islam dans la démocratie, allogènes et indigènes, et autres dérives ou oppositions sémantiques falsificatrices, réductrices et négatrices qui ouvrent la porte aux impostures et aux imposteurs de tous bords qui participent à la fabrication de l’Islamophobie.

L’islamophobie n’est pas une pathologie psychosociale, une phobie de psychopathe qui se sent étouffé par la proximité de Musulmans conquérants ou agressifs, mais c’est une véritable guerre idéologique, médiatique, psychologique, culturelle s’ajoutant au droit d’ingérence humanitaire, au droit de guerre préventive pour assoir la domination et l’exploitation du sionisme et de l’impérialisme au détriment des Musulmans et des Hommes rebelles au nouvel ordre impérial. Le Français doit prendre conscience que derrière les attaques visant l’autre on cultive en lui la peur et la soumission à un ordre qui le prive de ses libertés comme il prive les autres peuples de leurs richesses et de leur droit au développement et à la dignité. L’Islamophobie – s’appuyant sur les préjugés historiques, les contentieux de la colonisation , les stéréotypes, la stratégie du choc émotionnel, les replis identitaires en période de crise économique ou politique qui provoquent la répulsion des cultures et le rejet de l’autre – est l’art satanique de fabriquer de la méfiance des non musulmans envers les Musulmans et de la défiance entre les Musulmans en jouant sur les facteurs endogènes, en l’occurrence les facteurs qui ont mené le monde musulman à être colonisable par le Wahn (faiblesse et insignifiance) qu’il a hérité de la décadence musulmane, et en jouant sur les facteurs exogènes, en l’occurrence les facteurs de prédation du colonialisme qui ne laissent aucun espace de liberté au Musulman pour se libérer et se reconstruire et ainsi ils le maintiennent dans l’état d’esprit du colonisé, dans la posture de l’auxiliaire de la colonisation, dans la reproduction de la colonialité et dans le maintien des comportements qui poussent à la fragmentation et à la marginalisation hors de l’histoire du monde et de la conscience de l’universel.

Ce n’est pas la posture victimaire contre l’islamophobie qui va libérer le musulman ou lui donner sa place honorable dans le monde en attendant de jouer son véritable rôle de libérateur civilisateur, mais l’identification et l’éradication des facteurs endogènes et exogènes qui ont prise sur la formation de sa personnalité, la configuration de ses actions et la trajectoire de son devenir. Ce n’est pas la posture d’indignation ou de dénonciation de l’islamophobie qui va donner du sens au non musulman écœuré par la manipulation du musulman dans le processus de destruction des libertés individuelles et publiques de tout le monde, ici et ailleurs. Sans une voie d’effort sur lui-même l’humain va se porter préjudice et handicaper le devenir des nouvelles générations en les confinant dans une schizophrénie culturelle ou dans un autisme religieux : ils doivent s’ouvrir les uns aux autres et s’impliquer dans un partenariat avec les femmes et les hommes d’autres confessions, d’autres convictions et qui souffrent de la même exclusion, de la même marginalisation, de la même impuissance. Au-delà du changement proclamé par les officiels le véritable changement se pratique à la base là où les gens se côtoient pour partager un morceau de pain ou débattre d’une idée. Il y a urgence à travailler de concert pour un changement salutaire pour tous selon la formule partenariale qui refuse l’exclusive et l’exclusion : « aidez-moi à vous aider ».

Après le crédo du monothéisme les fondamentaux de l’Islam sont le réalisme, la dynamique et la globalité. Ces fondamentaux, bien compris, doivent nous donner une nouvelle grille de lecture du monde et de la France plus adapté mais aussi plus complexe. Les jugements de valeur, les polémiques, les apologies sont suicidaires en ces temps de crise où les irresponsables, les revanchards et les haineux poussent à la confrontation au lieu de trouver des solutions sur le plan éducatif, social, économique, foncier pour créer et partager les richesses d’une manière transparente et équitable sinon donner à chacun la liberté d’entreprendre sans le contraindre à vivre dans l’assistanat dans une posture qui n’inspire pas dans le regard de l’autre de la compassion et du respect et qui n’inspire pas dans son propre regard autre que l’envie du frustré ou la haine et le désespoir de l’abandonné.

En quelques heures de rencontre nous n’avons ni le temps ni la compétence de détricoter et de trouver tous les fils pour tricoter de nouveau l’histoire et le tissus social, politique et économique. Nous avons par contre le devoir d’exprimer une conscience lucide et saine et une compétence à faire un appel aux bonnes volontés à se questionner sur les ratages mais aussi sur les possibilités non explorées même si la crise dans sa dimension comptable semble exclure toute solution crédible.

Musulman j’ai la culture de l’espérance et de la bonne augure et je me réjouis à l’avance eu égard à la qualité et la à diversité des intervenants qui ont confirmé leur désir de participer à la table ronde sur l’Islamophobie. Leur niveau intellectuel, leur engagement politique, leur qualité d’écriture et de réflexion témoignent de la complexité des facteurs et des enjeux ainsi que de la volonté plurielle à travailler ensemble sur des dénominateurs communs mais aussi à trouver un clivage idéologique plus humaniste qu’hélas les pseudos partisans de l’Islam comme les partisans de la laïcité, ici ou ailleurs ont oublié. La réalité du monde nous démontre pourtant que ce clivage est réel, car on assiste un peu partout dans le monde des majorités se former comme alliance de fait au sionisme et à l’impérialisme dans lesquelles on trouve des islamistes, des libéraux, des progressistes, des nationalistes, des conservateurs. Le même réalisme nous fait voir des minorités qui ont la même diversité de sensibilité idéologique et religieuse mais avec la même perception des ennemis de l’humanité. Leur faiblesse est dans leur incapacité à trouver la ligne de clivage pour créer un front de résistance.

Le fort potentiel du présentiel qui sera à Nanterre aura une valeur symbolique mais aussi pédagogique même si le grand nombre d’intervenants pénalise le temps de parole à des femmes et des hommes d’expérience qui ont sans doute de grandes propositions et de grandes interrogations. Qu’Allah bénisse nos efforts et les mette au service de Ses créatures :

{Agissez! Allah verra vos œuvres ainsi que Son Prophète et les Croyants}.

Omar Mazri